| 6-12-2003 Rapport Préparation aux changements climatiques, étude en vue d’évaluer l’incidence des bouleversements climatiques sur la fréquence et la gravité des catastrophes futures et leurs conséquences pour l’intervention et la préparation des organisations humanitaires Rapport préparé par la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge en coopération avec la Croix-Rouge néerlandaise, XXVIIIe Conférence internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, Genève, 2 au 6 décembre 2003
Résumé analytique
- Les catastrophes d’origine météorologique sont en augmentation : elles ont touché 2,5 milliards de personnes et provoqué plus de 400 milliards de dollars de dégâts au cours de la dernière décennie. Ces chiffres montrent que la vulnérabilité aux phénomènes météorologiques extrêmes augmente de façon alarmante.
- Les changements climatiques se font déjà sentir et sont inéluctables : la température moyenne à la surface du globe a très vraisemblablement augmenté d’environ 0,6°C au XXe siècle. Les années 90 ont été la décennie la plus chaude et 1998, l’année la plus chaude jamais enregistrée. Pendant ce siècle-ci, le réchauffement sera sans doute plus rapide qu’il ne l’a été pendant les 10 000 années de l’histoire de l’humanité.
- Les changements climatiques auront des effets très divers : ils provoqueront vraisemblablement une montée du niveau de la mer, se solderont par davantage de sécheresses, d’inondations, de vagues de chaleur, de pénuries d’eau et des menaces accrues à la santé humaine.
- Les changements climatiques toucheront davantage les plus pauvres : ils s’exerceront de façon disproportionnée sur les pays en développement et les populations déshéritées dans tous les pays.
- Leurs conséquences seront imprévisibles : un pays risque d’être frappé par la sécheresse une année et par les inondations l’année suivante. Chaque gouvernement et chaque Société nationale devraient évaluer l’éventail des risques et, de là, dresser des plans de réduction de la vulnérabilité.
- Principe de précaution : l’absence de certitude scientifique ne doit pas servir de prétexte à l’inaction, c’est là un élément clé de la Convention-cadre des Nations Unies de 1992 sur les changements climatiques.
- L’adaptation est essentielle : nous ne pouvons pas complètement prévenir les changements climatiques, aussi devons-nous nous y adapter. Cela signifie qu’il faut intégrer des stratégies de réduction des risques aux stratégies humanitaires et aux plans de développement.
- Sept étapes pour réduire les risques : pour s’adapter aux changements climatiques, il faut mettre l’accent sur la réduction des risques de catastrophe. Se préparer aux catastrophes ne suffit pas. Les sept étapes qui conduisent à une meilleure réduction des risques sont les suivantes : évaluer les risques climatologiques ; définir des priorités et prévoir un suivi ; accroître la sensibilisation ; établir et renforcer les partenariats ; insister sur la vulnérabilité auprès des autres acteurs ; consigner les expériences et les faire partager ; se mobiliser pour agir à l’échelle mondiale.
- Les Sociétés nationales ont une contribution importante à apporter à l’effort de la communauté : Les quatre domaines essentiels de la Stratégie 2010 – préparation aux catastrophes, intervention en cas de catastrophe, santé et assistance aux personnes, promotion des principes et valeurs humanitaires – constituent des éléments cruciaux de la riposte aux catastrophes d’origine météorologique ou climatique. La Fédération internationale dispose d’un réseau mondial de volontaires travaillant en première ligne auprès des communautés victimes de catastrophes, ce qui lui permet d’ajouter une dimension humanitaire à la politique mondiale de développement. Quant au mandat qui est le sien dans le domaine des secours, du développement et des soins de santé, il lui permet d’intégrer la réduction des risques de catastrophe dans de multiples secteurs.
- C’est maintenant qu’il faut agir – en partenariat avec ceux qui, dans le monde, sont les plus vulnérables pour qu’ils n’aient pas à pâtir des conséquences de notre inaction.
|