8-04-2004 Déclaration Personnes disparues 60ème session de la Commission des droits de l'homme de l'ONU
Point 14 (d) de l'ordre du jour – 8 avril 2004. Déclaration du Comité international de la Croix-Rouge Merci, Monsieur le président.
Par ailleurs, des mesures juridiques devraient également être prises. Sur le plan international par exemple, des normes juridiques plus complètes devraient être mises au point et respectées dans le cadre des conflits armés non internationaux. En outre, le CICR estime que le Groupe de travail intersessions à composition non limitée chargé d’élaborer un projet d’instrument normatif juridiquement contraignant pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées mène une action essentielle. Ce nouvel instrument devrait favoriser la mise en place de mesures très concrètes, destinées à prévenir les disparitions forcées, telles que la tenue de registres officiels des arrestations, des transferts et des libérations ainsi que la prise en charge appropriée des dépouilles et des restes humains. Malgré tous les efforts de prévention, des disparitions forcées pourraient encore se produire. Le nouvel instrument devrait donc répondre aux besoins des familles, qui souhaitent notamment connaître le sort de leurs proches disparus, aspirent à la reconnaissance des événements qui ont entraîné les disparitions, veulent que les auteurs de violations répondent de leurs actes et ont besoin d’un soutien matériel, financier, psychologique et juridique. Le droit national devrait garantir la mise en œuvre du droit international existant et, le cas échéant, être renforcé de façon à mieux prévenir les disparitions et à assurer un soutien accru aux familles. Les mesures de mise en œuvre devraient également couvrir des aspects tels que les moyens d’identification personnelle, les échanges de nouvelles familiales, les procédures d’arrestation et de détention, la prise en charge appropriée des dépouilles et des restes humains, la protection des données personnelles, le droit des familles de connaître le sort de leurs proches disparus, le statut juridique des disparus ainsi que les conséquences des disparitions pour les familles. Monsieur le président, le CICR encouragera tous les efforts concrets qui seront faits en la matière. Il demande le soutien de tous les gouvernements et des organisations intergouvernementales et non gouvernementales concernées. Il voudrait aussi pouvoir compter sur l’appui de la Commission des droits de l’homme ainsi que sur celui du haut commissaire aux droits de l’homme. Merci, Monsieur le président. Note 1. Les recommandations et meilleures pratiques sont disponibles dans le rapport du CICR : Les personnes portées disparues et leurs familles – Résumé des conclusions des événements préliminaires à la Conférence internationale d’experts gouvernementaux et non gouvernementaux (19 – 21 février 2003) (ICRC/The Missing/01.2003/FR/10). Le rapport est disponible sur demande. |