Page archivée (peut contenir des informations périmées) 19-03-2003 Le CICR et la crise de l'eau en Irak
Depuis une douzaine d'années, le CICR est impliqué dans la réhabilitation des infratructures d'eau potable et de traitement des eaux usées en Irak. Ce document illustre ce travail de longue haleine.
Le contexte irakien
En janvier 1991, la guerre du Golfe a gravement endommagé l'infrastructure irakienne. L'approvisionnement en électricité, et donc le fonctionnement des installations de pompage et de traitement de l'eau, ont été interrompus. L'accès à l'eau est très vite devenu un problème crucial. Le CICR a réagi rapidement en organisant l'importation de machines de traitement et d'ensachage de l'eau, capables de produire de l'eau potable au rythme d'un sac à la seconde. Ce n'était qu'une goutte d'eau dans un océan, en regard des besoins de toute une ville.
Douze ans après, l'infrastructure du pays est en ruine à cause des sanctions commerciales. La qualité de l'eau reste un risque majeur pour la santé publique. La quasi-totalité des maigres ressources disponibles est consacrée à l'approvisionnement en eau potable, tandis que le traitement de l'eau polluée et des eaux usées est négligé. Souvent, les déchets sont déversés directement dans les rivières et les ruisseaux, de sorte que l'eau distribuée est en grande partie contaminée ou d'une qualité inférieure aux normes acceptables.
Au fil des années, le programme de distribution d'eau et d'assainissement du CICR en Irak est devenu l'une des principales actions de l'institution en la matière dans le monde. Des dizaines d'ingénieurs du CICR ont conjugué leurs efforts à ceux de leurs homologues irakiens pour suivre la situation ainsi que pour identifier et définir des solutions techniques appropriées aux problèmes récurrents.