Entre 600 et 650 prisonniers se trouvent actuellement dans ce lieu d’internement.
Avec du matériel fourni par les autorités militaires américaines, le CICR a installé un centre d'appels dans les locaux de sa délégation à Kaboul. Un centre semblable a été créé à Bagram pour les détenus. Durant les trois premiers jours de ce projet, ouvert à toutes les familles des détenus de Bagram, plus de 60 d’entre elles, de toutes les régions du pays, ont pu parler pendant 20 minutes à leurs proches. Chacun peut voir son interlocuteur sur un écran.
« C’est absolument fantastique de pouvoir parler à mon frère et de le voir », déclare Abdul Mohammad, venu à la délégation avec sa famille. « Je ne sais que dire, c’est très difficile de trouver des mots pour exprimer ce sentiment. C’est une bénédiction. Je n’oublierai jamais ce moment ! »
« C’est le premier système de ce genre », explique Reto Stocker, chef de la délégation du CICR à Kaboul. « Il a été mis en place essentiellement pour rassurer les détenus et leurs familles en leur permettant de se voir et de se parler ».
Le CICR est présent en Afghanistan depuis 1987. Il visite le centre de détention américain de Bagram depuis janvier 2002. Dans le cadre de sa mission humanitaire, le CICR aide les personnes détenues en liaison avec le conflit armé en cours à rétablir et à maintenir le contact avec leur famille. Pour ce faire, il a recours principalement aux messages Croix-Rouge, des messages écrits transmis aux proches que le conflit ne permet pas d’atteindre d’une autre façon.
Informations complémentaires :
Graziella Leite Piccolo, CICR Kaboul, tél. : +93 700 282 719
Carla Haddad, CICR Genève, tél. : +41 22 730 24 05 ou +41 79 217 32 26