Cette attaque brutale, survenue dans un quartier principalement résidentiel, n’a pas été revendiquée. Les victimes sont en grande majorité des civils.
Des médecins et des infirmiers de l’hôpital régional Mirwais – un établissement soutenu par une équipe médicale du CICR comprenant un chirurgien et un anesthésiste expatriés – ont travaillé toute la nuit pour soigner les blessés. L’équipe continue à opérer des patients aujourd’hui.
Plus de 40 morts et 60 blessés ont été transportés à l’hôpital au cours des premières heures qui ont suivi l'explosion.
Le bilan définitif risque de s’alourdir encore. « Nous n’avons connaissance que des victimes qui ont été admises à l’hôpital Mirwais », indique Karl Mattli, chef de la sous-délégation du CICR à Kandahar.
L’ingénieur hydraulicien du CICR, Abdul Wadood, 48 ans, était seul à la maison lorsque l’explosion s’est produite. Il a été tué par l’effondrement du plafond de la pièce dans laquelle il se trouvait. Sa femme et ses 10 enfants n’étaient pas à Kandahar à ce moment-là.
Profondément choqué par la mort de ce collègue très apprécié, le CICR adresse ses condoléances les plus sincères à la famille de M. Wadood.
Conformément au droit international humanitaire – et au nom des principes humanitaires de base –, tout doit être mis en œuvre pour épargner aux civils les effets des hostilités en temps de conflit ou dans d’autres situations de violence. Les femmes, les enfants, les personnes âgées et les handicapés sont particulièrement vulnérables et doivent être épargnés en tout temps. L’explosion d'hier soir montre une fois de plus les souffrances auxquelles les civils sont exposés partout en Afghanistan.
Informations complémentaires :
Jessica Barry, CICR Kaboul, tél. : + 93 700 282 719
Anna Schaaf, CICR Genève, tél. : +41 22 730 22 71 ou + 41 79 217 32 17