27-05-2009 Communiqué de presse 09/109 Rapport annuel : le montant record des dépenses reflète à la fois la vulnérabilité accrue des personnes touchées par un conflit armé et l’amélioration de l’accès à ces dernières Genève (CICR) – L’effet cumulé de la guerre, des catastrophes naturelles et de la flambée des prix des produits alimentaires fragilise des millions de personnes touchées par un conflit armé, a déclaré aujourd’hui le Comité international de la Croix-Rouge (CICR). Présentant le rapport annuel 2008 du CICR, le président de l’institution, Jakob Kellenberger, a dit que « l’Afghanistan, la Somalie et le Pakistan sont trois exemples où les catastrophes naturelles et les prix élevés des denrées alimentaires ont aggravé les conditions de vie des pauvres qui luttent déjà pour faire face aux effets de la guerre. » Le rapport indique que les dépenses du CICR ont atteint le niveau le plus haut jamais enregistré en 2008, s’élevant à plus d’un milliard de francs suisses. L’Afrique représente 47% des dépenses de terrain, alors que 20% concernent le Moyen-Orient. Cette augmentation s’explique par une détérioration de la situation humanitaire dans de nombreux pays, comme Sri Lanka, la République démocratique du Congo et le Pakistan, mais elle reflète aussi l’amélioration de l’accès du CICR aux personnes touchées par des guerres. « L’année 2008 a clairement montré que l’action humanitaire neutre et indépendante apporte d’importants bénéfices aux victimes de conflits armés », a relevé M. Kellenberger. « Cela permet au CICR d’accéder à des personnes qui se trouvent dans des endroits que d’autres ne peuvent souvent pas atteindre et de venir en aide à ces personnes. Au nombre des exemples notables figurent l’Irak, la région du Sahel, la Somalie et la Géorgie. » Informations complémentaires : Anna Schaaf, CICR Genève, tél. : +41 22 730 22 71 ou +41 79 217 32 17 |