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30-09-2006 Fouilles corporelles en détention Les fouilles corporelles ne devraient être utilisées que lorsque tout autre moyen d’investigation à été tenté. Il peut y avoir des cas exceptionnels où, à la demande soit de l’autorité,soit du détenu, la participation d’un médecin se justifie. Le médecin joue alors un rôle d’expert qui ne devrait pas compromettre son rôle de soignant. Qu'elles soient effectuées pour des raisons de sécurité ou pour empêcher l’entrée (ou la sortie) clandestine d’objets ou de substances illicites, les fouilles sont – au même titre que les menottes ou les fenêtres à barreaux – intimement liées aux réalités de la vie en prison. Évidemment, des fouilles ont lieu dans bien d’autres endroits situés hors du contexte carcéral (aéroports, contrôles de sécurité lors de certaines manifestations, bâtiments spécifiques, etc.). Un élément important est toutefois commun à toutes les procédures de fouille : il s’agit d'une tâche relevant du personnel de sécurité ou de police, et non pas du personnel médical. L’exposé, ici, portera essentiellement sur les fouilles effectuées en milieu carcéral et non dans d’autres circonstances liées à la sécurité.
Plusieurs concepts sont tout d’abord à définir : • les circonstances qui justifient ces différentes fouilles ; • les différents types de fouilles effectués par le personnel pénitentiaire ; • la signification exacte de l’expression « participation du personnel médical » ; • les arguments pour et contre une telle participation ; • enfin, la relation « médecin – détenu » dans de telles situations.
Cet article a été publié dans l'ouvrage: "Médecine, santé et prison", Editions Médecine et Hygiène, Genève, septembre 2006. |