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Aidez les victimes de la guerre : faites un don au CICR aujourd'hui
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5-12-2008  Éclairage  
Inde : la Croix-Rouge aide les victimes de la violence en Assam
Dans les États du nord-est de l'Inde, tensions et violence continuent à couver, entretenues par des frictions entre groupes ethniques ou tribaux ou par des mouvements politiques revendiquant l'autonomie. Les civils en paient le prix.

Dans les districts d'Udalguri et de Darrang, le long de la frontière qui sépare l'Inde du Bangladesh et du Bhoutan, les hostilités entre des membres de la tribu Bodo et des représentants de communautés musulmanes ont dégénéré en affrontements généralisés.

Des dizaines de personnes ont été tuées et des centaines ont été blessées. Pendant la première semaine d'octobre, plus de 100 000 personnes ont fui leurs villages pour échapper à la violence.

Le CICR a immédiatement offert son soutien à la section de l'État d'Assam de la Croix-Rouge de l'Inde. Une équipe composée d'un ingénieur hydraulicien, d'un délégué chargé de la recherche de personnes et d'un logisticien s'est envolée pour l'Assam afin d'aider à évaluer la situation humanitaire des victimes de la violence. « Il y avait des milliers de gens en haillons », se souvient Mme Renuka Devi Barkataki, secrétaire honoraire de la section de l'Assam de la Société nationale. « Ils étaient épuisés et terrifiés, et n'avaient rien à manger. Nous sommes tout près de l'Himalaya, alors inutile de vous dire quelle température il fait ici la nuit. »

Le CICR a fait don de kits de matériel de secours pour aider 20 000 familles à faire face à leurs besoins les plus urgents. Ce matériel, remis à la Croix-Rouge de l'Inde, comprenait des bâches, des couvertures, des vêtements, des articles d'hygiène, des ustensiles de cuisine et des jerrycans. C'était la première assistance de ce type que ces familles recevaient.

Pour les femmes, la vie reprend son cours

Parmi les dizaines de femmes attendant la distribution des kits se trouve Moni, mère de trois enfants, qui partage un abri en paille avec son mari, ses enfants et sa belle-mère âgée. Elle a hâte de voir ce qu'il y a dans les sacs, mais elle est trop timide pour demander. Comme les autres femmes, elle attend simplement les instructions du délégué du CICR en suivant des yeux chaque mouvement des volontaires de la Croix-Rouge.

À l'appel de son nom, Moni avance gauchement jusqu'aux tables. Tandis que le délégué du CICR lui explique ce qui se trouve dans les kits, elle joint les paumes de ses mains devant son front en signe de gratitude.

Elle commence à ouvrir les sacs à l'entrée de son abri, sans attendre, et un grand sourire illumine son visage quand elle en extrait la poêle à frire. « J'en avais vraiment besoin, s'exclame-t-elle. Maintenant, je peux de nouveau faire la cuisine pour la famille! Et bien sûr, on a grand besoin des couvertures ! »

Sur le site de la distribution, les sacs sont rapidement soulevés du sol pour se retrouver sur la tête des femmes. Les enfants aident comme ils peuvent, portant un jerrycan vide ou partageant le poids d'un sac.

En tendant son coupon pour recevoir ses sacs, une vieille femme pleure silencieusement. Elle ne peut pas cacher ni ses larmes ni sa souffrance. « Combien de personnes âgées ont perdu leur famille ? Combien de fois devrai-je encore m'installer dans des camps de transit ? » Telles sont probablement quelques-unes des questions qui lui tournent dans la tête.

Une autre femme vient vers elle et l'emmène par la main. Elles n'échangent pas un mot. Ce n'est pas nécessaire. En fait, personne n'a non plus demandé au petit garçon de porter les sacs de la vieille femme sur son vélo, ni de l'escorter en silence jusqu'à son abri.

Dans les camps pour longtemps

Selon Diganta Bujarbua, responsable de la gestion des catastrophes pour la section de l'Assam de la Croix-Rouge de l'Inde, les milliers de familles vivant dans les camps des districts d'Udalguri et Darrang vont, pour la plupart, rester longtemps dans ces camps. « Elles se sentent beaucoup plus en sécurité ici que dans leurs villages, et depuis la semaine dernière les enfants peuvent même aller à l'école. Le gouvernement a promis de reconstruire les maisons détruites, mais il faudra du temps pour réinstaller toutes ces familles, au moins deux ans. »

Jusqu'à présent, la situation humanitaire a été maîtrisée, mais les températures vont baisser au cours des prochaines semaines, et la mousson commence dans trois mois. Le CICR et la section de l'Assam de la Croix-Rouge continueront à surveiller la situation humanitaire des familles installées dans les camps et adapteront leur assistance selon l'évolution des besoins.

© CICR/Stephanie Bouaziz/V-P-IN-E-00039
Une femme parmi les plus de 10 000 personnes affectées par la violence éthnique en octobre 2008

© CICR/Stephanie Bouaziz/V-P-IN-E-00033
La section de l'État d'Assam de la Croix-Rouge de l'Inde et le CICR distribuent des secours dans les camps pour déplacés.

© CICR/Stephanie Bouaziz/V-P-IN-E-00038
Un camp pour personnes déplacées dans l'État d'Assam.

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5-12-2008