La situation reste très tendue
Au cours des derniers jours, des combats ont éclaté, à divers moments, dans tous les secteurs de la bande de Gaza. Dans la ville même de Gaza, les affrontements se poursuivaient dans certains endroits le 14 juin, en particulier autour de l’hôpital d’Al Quds, géré par le Croissant-Rouge palestinien. Dans les villes méridionales de Khan Younis et de Rafah, d’importants combats ont été signalés le 13 juin au soir, des militants occupant des positions à l’hôpital européen et à l’hôpital Nasser
« Au cours des derniers jours, il a été difficile voire impossible pour la population de sortir de chez elle pour s’approvisionner en produits essentiels, » dit Claudia Locher, chef adjoint de la sous-délégation du CICR à Gaza. « Et avec l’incessante reprise, puis la brusque interruption des combats, transporter les blessés à l'hôpital est très dangereux. » Il est également dangereux pour le personnel médical de se rendre de leur domicile à leur travail, ajoute-t-elle.
Selon les chiffres transmis par les hôpitaux et les services d’urgence le 13 juin, le CICR estime à plus de 550 le nombre de personnes blessées et à 60 celui des personnes tuées au cours des derniers jours.
Le CICR coordonne les évacuations médicales
Les expatriés et le personnel local du CICR continuent de travailler à Gaza, principalement depuis leurs bureaux. Lorsque cela a été possible, des collaborateurs recrutés sur le plan local ont effectué de brefs déplacements dans la ville de Gaza.
La plupart des efforts déployés ces derniers jours par le CICR visaient à coordonner des questions avec les autorités médicales, les services d’ambulance et les différentes factions pour permettre des évacuations médicales et autres évacuations humanitaires ainsi que l’acheminement des secours médicaux et le déplacement du personnel vers et depuis les installations médicales.
Les blessés ont été transportés à l’hôpital et les dépouilles mortelles ont été évacuées. Des transferts d’hôpital à hôpital ont également été organisés. Dans un des cas, huit patients dans un état critique ont été transférés dans cinq ambulances de l’hôpital Shifa à celui d’Al Quds dans la ville de Gaza. Le CICR a aussi facilité l’évacuation de familles bloquées dans les bâtiments attaqués.
De plus, le CICR aide actuellement le Croissant-Rouge palestinien à acheminer du sang de Ramallah à Gaza.
Les 12 et 13 juin, le CICR a également facilité le transport du pain fourni par le Programme alimentaire mondial aux hôpitaux de Gaza et dans le nord.
Les hôpitaux sont submergés
Un grand nombre d’hôpitaux travaillent au-delà de leur capacité. Dans l’hôpital de Shifa (ville de Gaza), par exemple, le personnel a travaillé sans relâche pendant les trois derniers jours faute de remplaçants. Le CICR a distribué des médicaments et du matériel médical dont des assortiments de pansements aux hôpitaux et autres services médicaux.
Toutes les factions ont reconnu le rôle humanitaire du CICR, en particulier pour faciliter les évacuations médicales.
Le CICR rappelle à toutes les parties, à la fois par des contacts directs et par les médias locaux, la nécessité de s’abstenir d’actes de violence à l’encontre des installations médicales, de leurs patients et de leur personnel. Il importe que les ambulances puissent passer pour atteindre les victimes et les transporter à l’hôpital. Les installations médicales ne doivent pas être utilisées à des fins belliqueuses.
Toute précaution doit être prise pour s’assurer que les civils ainsi que toute personne, ne prenant pas ou plus part aux hostilités, sont épargnés. En particulier, le CICR rappelle à toutes les parties que les exécutions extrajudiciaires sont interdites.
Informations complémentaires :
Dorothea Krimitsas, CICR Genève, tél. : +41 22 730 25 90 ou +41 79 251 93 18
Bernard Barrett, CICR Jérusalem, tél. : +972 2 582 88 45 ou +972 52 601 91 50
Bana Sayeh, CICR Jérusalem, tél. : +972 2 582 88 45 ou +972 52 601 91 48