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Aidez les victimes de la guerre : faites un don au CICR aujourd'hui
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7-08-2009  Images pour les TV  
TV News Footage - Conventions de Genève : Géorgie/Ossétie du Sud et RDC
Au moment où les Conventions de Genève fêtent leur 60e anniversaire, les civils sont-ils les principales victimes des conflits ?

TV News footage transmis :

Eurovision ENS
10th August, 08.15 – 08.30 GMT

Associated Press Global Video Wire (AP/GVW)
10 Août, 08h15 – 08h30 GMT
11 Août, 07h00 – 07h15 GMT

For information on footage:
Jan Powell, ICRC, Geneva,
tel: +41 22 730 25 11 or +41 79 251 93 14


Cette semaine (le 12 août), le monde célèbre le 60e anniversaire des Conventions de Genève.

Les Conventions imposent des restrictions aux parties en guerre, limitant les méthodes et moyens de guerre et cherchant à garantir que les civils sont protégés. Les Conventions ne visent pas à arrêter les guerres, mais ont pour but de limiter la barbarie des conflits armés. Les 194 États sont parties aux Conventions de Genève, ce qui les rend universelles.

Une recherche mandatée par le CICR montre qu’après 60 ans, les Conventions sont encore considérées pertinentes et applicables. Cependant, la transposition des dispositions juridiques des Conventions sur le terrain reste un défi majeur. Dominique Liengme, chef de la délégation du CICR à Tbilissi, capitale de la Géorgie, déclare : « Ce qui est déjà écrit devrait être respecté et c’est là le problème… le respect des lois en vigueur ».

Le CICR a demandé la recherche dans le cadre de sa campagne « Notre monde. À vous d’agir. » dans huit pays différents connaissant actuellement ou ayant récemment connu un conflit armé, notamment la Géorgie et la République démocratique du Congo. Le but du projet était de mieux comprendre les besoins et les attentes des personnes, de rassembler des vues et des opinions, et de donner la parole à ceux qui ont souffert des conflits armés.

Géorgie/Ossétie du Sud
Contexte

Un an après que les hostilités ont éclaté entre la Géorgie et la Russie, en août 2008, des milliers de civils en subissent encore les effets. Nombre de ceux qui ont fui les combats sont rentrés chez eux, mais d’autres ont dû partir pour d’autres régions, et des centaines de personnes vivent encore dans des centres collectifs.

Les personnes qui vivent dans les villages le long de la frontière administrative de facto entre l’Ossétie du Sud et la Géorgie ont été particulièrement lésées. Comme il n’est plus possible de traverser librement la frontière, le commerce et les échanges locaux ont cessé, les contacts entre vieux amis et membres d’une même famille de part et d’autre de la frontière sont difficiles, voire impossibles, et la fourniture de services essentiels est fortement entravée.

Le sondage du CICR demandait spécifiquement aux personnes interrogées si elles pensaient que les civils devraient être épargnés dans les conflits armés. Une écrasante majorité a répondu oui. Il y a dix ans, près de 40% des personnes interrogées pensaient qu’il était « acceptable » d’attaquer des combattants ennemis dans des villes ou des villages habités, sachant que de nombreux civils seraient tués, alors qu’elles ne sont aujourd’hui qu’environ 12%.


Récit de la vidéo
Géorgie/Ossétie du Sud

Dans le village de Satskheneti, en Ossétie du Sud, plus de 50 maisons ont été brûlées et détruites dans les combats d’août 2008 et la majorité des habitants a fui. Seuls cinq des plus vieux habitants du village y vivent encore, dans des conditions précaires, dépendant du CICR pour les vivres et les soins médicaux.

Volodya a 73 ans et vit avec sa femme Natella. Leur seul revenu provient de la vente de noix cultivées sur leur petite ferme. Ils ne voient plus ni leurs enfants, ni leurs petits-enfants, car ils sont séparés de leur famille vivant de l’autre côté de la frontière administrative. Volodya ne comprend pas ce qu’il s’est passé. « Nous nous respections. Nous nous aimions. Nous nous saluions. Nous nous embrassions, et maintenant, que s’est-il passé ? »

Joyce Hood, déléguée santé du CICR, est le seul contact régulier de ces personnes avec le monde extérieur. Elle vient au village chaque semaine pour soigner Volodya, qui souffre d’un ulcère des jambes, et dispense des soins palliatifs à une autre personne âgée atteinte d’un cancer. Les appels téléphoniques hebdomadaires effectués à l’aide du téléphone du CICR sont le seul lien de Volodya et Natella avec leur fille qui vit de l’autre côté de la frontière administrative.

À quelques kilomètres de là se trouvent d’anciens voisins, amis et proches, aujourd’hui hors d’atteinte.

Natia Gelashvili vit dans le village de Tseronisi de l’autre côté de la frontière administrative. En tout juste quelques jours de combats, en août dernier, un tiers des maisons du village ont été détruites.

Natia et sa famille ont été contraintes de fuir en raison des combats. Natia et beaucoup d’autres ne peuvent plus accéder à leurs champs, leur source de revenus, qui se trouvent de l’autre côté d’une frontière désormais infranchissable. La maison de Natia a été incendiée et bombardée, et avec elle son petit magasin et son four à pain. Sa famille et beaucoup d’autres comme elle, dépendent toujours des distributions de pâtes, de farine, d’huile et de sucre du CICR. Elles vivent dans un abri d’une pièce sans eau courante ni électricité. L’économie locale ayant disparu, elles continueront probablement de dépendre pendant quelques temps des distributions de secours pour les produits quotidiens essentiels.

Natia n’a jamais entendu parler des Conventions de Genève, mais elle dit : « Les soldats n’ont pas le droit de détruire la propriété des personnes ordinaires. »

République démocratique du Congo
Contexte

Dans de nombreuses régions de la République démocratique du Congo, l’état de droit est un idéal. La population civile subit les assauts continus d’hommes armés qui cherchent à violer tant les femmes que les hommes dans le but de soumettre et de terroriser les habitants locaux. Les conséquences sont terribles.

Dans les zones de conflit de RDC, les civils ont terriblement souffert. Des millions d’entre eux sont morts en résultat direct ou indirect des combats et des millions d’autres ont été déplacés.

Lors du sondage du CICR, plus des trois-quarts des personnes interrogées en RDC ont cité les actions qu’elles estiment être inacceptables en temps de guerre, notamment « le meurtre de civils/enfants/innocents », « des types spécifiques de violence/d’oppression », « les attaques contre des bâtiments/zones spécifiques, notamment la mise à sac et les attaques des zones civiles » et « la violence sexuelle » (mentionnée par 43% des personnes interrogées en RDC).

Récit de la vidéo

Dans l’est de la RDC, au Nord-Kivu et au Sud-Kivu, il est toujours fait état de crimes contre la population civile, le viol des femmes comme des hommes étant apparemment en augmentation. Une culture généralisée de l’impunité facilite l’anarchie.

Les porteurs d’armes qui s’attaquent aux civils font de la conduite des tâches quotidiennes une loterie mortelle. Il est estimé que depuis mai, au Nord-Kivu et au Sud-Kivu, plus de 300 000 personnes ont été déplacées par la violence. Même dans les zones où les combats ont cessé, les porteurs d’armes écument la campagne en s’attaquant aux civils quand ils le veulent.

Gloria (nom d’emprunt), 17 ans, a été violée et grièvement blessée par des hommes armés. Elle est tombée enceinte et un petit garçon est né de ce viol. Elle a été attaquée alors qu’elle ramassait du bois pour le feu pour sa mère. Finalement, Gloria a trouvé l’aide dont elle avait besoin pour elle-même et son bébé dans une « maison d’écoute » soutenue par le CICR.

Les souffrances des victimes de violences sexuelles, hommes et femmes, sont souvent causées par la peur du rejet de leur famille et de leur communauté. Les services de santé et de conseil pour les victimes sont rares. Le CICR, reconnaissant ce besoin, soutient des « maisons d’écoute », où les victimes de violences sexuelles peuvent parler à des conseillères qualifiées, qui les aident à reconstruire leurs relations avec leur famille et les orientent vers des services médicaux. Le CICR soutient en outre des programmes de sensibilisation communautaires encourageant la tolérance et la compréhension à l’égard des victimes de violences sexuelles.

LISTE DES PRISES DE VUE



Géorgie/Ossétie du Sud
00.00 Prises de vue de maisons en ruines en Ossétie du Sud / région de Tskhinvali, filmées de la voiture
00.07 Bâtiment en ruine à l’université de Tskhinvali
00.15 Vieille femme poussant une charrette
00.21 Lent plan panoramique remontant d’une flaque d’eau à un immeuble en ruines
00.28 Détails des dommages d’un immeuble
00.31 Immeuble en ruines avec des conteneurs rouillés à l’extérieur
00.37 Enfants en train de jouer
00.41 Femme sur le balcon d’un immeuble endommagé
00.45 Impacts de balles dans un mur
00.49 Bâtiment endommagé avec des vêtements suspendus aux fenêtres
00.53 Plan de la campagne d’Ossétie du Sud portant au-delà de la frontière administrative vers la Géorgie
00.58 Joyce Hood, déléguée du CICR, arrive chez Volodya et Natella dans le village de Satskheneti en Ossétie du Sud
01.03 Joyce ouvre sa trousse médicale
01.08 Plan moyen : Volodya se prépare à faire soigner sa jambe
01.11 Plan rapproché : la jambe bandée de Volodya

01.16 Interview de Volodya (russe)
      Nous partagions nos joies, nos peines, nos mariages et toutes nos fêtes et tous nos événements familiaux. Nous étions avec eux et ils étaient avec nous. Et quand on voit ce qu’il se passe maintenant… Ne sommes-nous pas des gens éduqués ? Je ne comprends pas ce qu’ils veulent.
01.38 Joyce tend un téléphone portable à Volodya afin qu’il puisse appeler sa famille en Géorgie
01.46 Plan moyen : Natella
01.49 Volodya monte les escaliers avec le téléphone
01.54 Volodya parle au téléphone
01.57 Volodya donne le téléphone à Natella
02.07 Natella parle brièvement et se détourne en pleurant

2.22 Interview de Joyce (anglais)
      Le téléphone du CICR est leur seul lien avec leur famille. Quand je viens, ils utilisent mon téléphone pour parler avec leur famille. Quelques personnes viennent en voiture, je les ai vues quelques fois ici, d’un autre village. Elles leur apportent différentes choses et prennent les noix qu’ils cultivent, cassent et vendent pour acheter des articles vitaux essentiels. Comme ils ne touchent pas de retraite, ils n’ont aucun revenu.

02.51 Joyce dit au revoir
02.56 Le véhicule du CICR sur l’autoroute en Géorgie – région de Gori (autre côté de la frontière administrative)
03.01 Un délégué du CICR rend visite à Natia et Koba Gelashvili dans le village de Tseronisi, près de Gori, à moins d’un kilomètre de la frontière administrative
03.09 Plan panoramique lent d’un groupe dans une maison en ruines
03.16 Plan moyen de la fille, Mary
03.19 Plan moyen d’une vieille dame (grand-mère)
03.22 Maison endommagée
03.25 Maison endommagée
03.28 Maison endommagée, plan panoramique circulaire
03.32 Natia fait visiter la maison au délégué du CICR

03.47 Interview de Natia (géorgien)
      Nous avions très peur et nous avons quitté le village. Nous avons fui dans les champs et ceux qui avaient de grandes voitures transportaient les autres. Ils ont commencé à battre et à tuer les gens. (Pleurant) Puis nous avons regardé les flammes qui montaient.

04.35 Parenthèse

04.39 2e interview de Natia (géorgien)
      Les soldats n’ont pas le droit de détruire les biens des personnes ordinaires.
04.47 Extérieur de la maison
04.54 Natia et Mary marchent vers leurs champs auxquels elles ne peuvent plus accéder car ils se trouvent sur la frontière administrative
05.01 Plan en marche arrière de Natia et Mary marchant vers les champs
05.07 Natia et Mary
05.20 Plans de Tskhinvali clairement visible de l’autre côté de la frontière administrative

05.25 Interview de Dominique Liengme, chef de la délégation du CICR àhd Tbilissi
(anglais)
      Je crois que le droit en soi suffit s’il est respecté, mais dans tous les contextes, pas seulement dans les conflits armés, mais on peut constater que ce n’est pas le cas. C’est là le problème. Je ne crois pas qu’en soi les Conventions de Genève ou les Protocoles puissent continuellement être améliorés et il peut toujours y avoir une nouvelle convention, mais ce qui est déjà écrit devrait être respecté et c’est là le problème… c’est le problème… le respect des lois en vigueur.
06.11 Interview de Dominique Liengme, chef de la délégation du CICR à Tbilissi (français)
      Les gouvernements qui ont signé quand même ces conventions, les Conventions de Genève, et les Protocoles additionnels savent quelles sont leurs responsabilités. Maintenant finalement notre devoir c'est plutôt de faire respecter au maximum, les Conventions de Genève en tant que telles, et d’utiliser bien sûr des forums pour essayer, en tout cas, d'améliorer le respect de ces Conventions de Genève.ADD

République démocratique du Congo

06.45 Long plan d’un véhicule sur une route rurale avec une femme marchant au premier plan
06.50 Des garçons poussent une brouette de bois
07.06 Une femme traverse une route de terre entre deux champs
07.10 Très jeune fille portant de la canne à sucre

07.18 Interview de (Gloria), jeune fille de 17 ans, victime d’un viol multiple qui a ensuite accouché d’un bébé (kiswahili)
      J’ai continué de rassembler le bois pour le feu, mais mes jambes tremblaient déjà, je ne pouvais pas voir mes mains et j’ai commencé à transpirer. Quand j’ai levé la tête, j’ai vu un homme armé. Je me suis demandé si je devrais me lever et essayer de m’enfuir. Je ne savais pas quoi faire. Je me suis baissée. Il m’a dit : « Assieds-toi ». J’ai refusé. Ensuite il m’a attrapée par la nuque et je suis tombée. Ensuite ils m’ont violée. Après, j’étais étendue là comme morte.

08.06 Plan rapproché : bébé emmailloté dans une couverture

08.09 2e interview, Gloria, victime de viol (kiswahili)
      Je n’ai pas de problème avec le bébé. J’aime mon bébé. Un enfant est innocent.

08.16 La jeune fille de 17 ans et une conseillère marchent à l’extérieur avec le bébé
chez une conseillère, Katungo Kilauri
08.27 Plan rapproché : bébé
08.33 Intérieur de la maison de Katungo Kilauri
08.45 Petit garçon dans la maison de Katungo

08.48 Interview de Katungo Kilauri (kiswahili), conseillère dans une maison d’écoute
      C’est important car quand vous avez un problème et que vous n’avez personne à qui en parler, vous pouvez mourir à l’intérieur. Mais quand vous pouvez parler à quelqu’un, vous faites sortir ce que vous avez sur le cœur, et les sentiments négatifs s’atténuent.
09.04 Extérieur de la maison de Katungo, qui arrange du manioc
09.17 Extérieur de la maison d’écoute


Séquences historiques – signature des Conventions de Genève de 1949

09.28 Signature de la première Convention de Genève, en 1864 (Amélioration du sort des militaires blessés dans les armées en campagne)

09.32 First World War. Trenches. Cannons firing, tanks advancing

Poland 1921. Typhus epidemic

Constantinople 1921. Réfugiés russes

09.44 Seconde Guerre mondiale. Prisonniers de guerre

09.52 Cérémonie de signature des quatre Conventions de Genève révisées en 1949

09.59 Fin


Informations complémentaires :
Claire Kaplun, CICR Genève, tél. : +41 79 2446426 ou ckaplun.gva@icrc.org
Anna Nelson, CICR Genève, tél. : +41 79 217 3264 ou anelson.gva@icrc.org

Pour plus d’informations sur les bandes et l’accès aux News footage, adressez-vous à :
Jan Powell, CICR Genève, + 41 792519314 ou jpowell.gva@icrc.org
à partir du 18.08.09, écrivez à archives.gva@icrc.org

Pour en savoir plus sur les Conventions de Genève consulter :
http://www.icrc.org/web/eng/siteeng0.nsf/html/geneva-conventions-60-years-310809

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7-08-2009