La sécheresse a causé d’importantes pénuries d’eau dans un grand nombre de régions. De l’eau contaminée a provoqué des cas graves de diarrhée, essentiellement dans le nord du pays. D'autres cas ont également été signalés à Fallouja, dans le gouvernorat d'Anbar, en raison de problèmes dans le système d’égouts.
Intervention médicale d’urgence
« Rien que pendant le mois d’août, nous avons distribué plus de sept tonnes de secours médicaux à sept hôpitaux pour les aider à faire face à l'afflux de personnes blessées lors d’attaques à la bombe dans les gouvernorats de Diyala, Babil et Bagdad », déclare Pascal Olle, coordonnateur santé du CICR. « Le personnel médical irakien continue à rencontrer d'énormes difficultés dans son travail quotidien, dans la plupart des régions du pays ».
Le CICR, en collaboration avec le ministère irakien de la Santé, soutient les établissements médicaux irakiens en leur fournissant des médicaments et du matériel dont ils ont besoin de toute urgence pour traiter les malades et les blessés. Treize hôpitaux des gouvernorats de Badgad, Basra, Dohouk, Erbil, Missan, Najaf, Sulaymaniyah et Thi-Qar ont reçu au total plus de 26 tonnes de secours médicaux.
Le centre de soins de santé primaires de Bartilla, dans le gouvernorat de Ninawa, a reçu plus de deux tonnes de médicaments et matériel médical pour satisfaire une demande croissante due au grand nombre de déplacés internes qui ont cherché refuge dans la zone des « Cinq forts », à quelque 15 km de Mossoul.
L'hôpital général de Fallouja a reçu du liquide pour perfusions et d’autres fournitures médicales pour traiter les patients souffrant de diarrhée aiguë.
Visites aux détenus
Les délégués du CICR visitent régulièrement les personnes qui ont été arrêtées par la coalition dirigée par les États-Unis, les autorités irakiennes et le gouvernement régional du Kurdistan. Ces visites ont pour but d’observer les conditions de détention des détenus et le traitement qui leur est réservé. Au cours du mois d’août, le CICR a fait cinq visites dans cinq lieux de détention différents.
Le CICR a organisé une série de séminaires à Erbil, Dohouk et Sulaymaniyah pour des personnes à qui revient la responsabilité de faire respecter les garanties judiciaires dont jouissent les personnes privées de liberté. Des juges, des procureurs, des avocats, des enquêteurs et des interrogateurs ont débattu des problèmes pratiques qu’ils rencontrent dans leur travail. Parmi ces garanties judiciaires figure le droit pour chaque détenu de voir un avocat et d’être informé des motifs de l’accusation portée contre lui.
Maintien du contact entre les détenus et leurs familles
Le CICR a continué à faciliter l’échange de nouvelles familiales entre les détenus et leurs proches. Les délégués ne transmettent pas seulement des messages Croix-Rouge écrits, ils téléphonent aussi aux familles pour transmettre des messages oralement ("salamat"). Au cours du mois d’août, quelque 20 000 messages Croix-Rouge et salamats ont été échangés.
Le CICR a continué à contribuer aux frais de voyage et de logement de familles irakiennes venant de tout le pays, et même de l’étranger, pour rendre visite à des proches détenus à Camp Bucca, près de Basra. Plus de 7 000 familles ont bénéficié de cette aide au cours du mois d’août.
Fourniture d’eau potable
En août, le CICR a terminé l’installation d’un dispensaire préfabriqué à Al-Waleed, à la frontière avec la Syrie, y compris de l’approvisionnement en eau, du système d'évacuation des eaux usées et du système électrique. Ce dispensaire desservira jusqu'à 1 600 personnes déplacées et 1 000 habitants de cette zone.
Le CICR a également fourni 385 000 litres d’eau potable, sous la forme de sacs d’eau, à des habitants de zones rurales souffrant de diarrhées aiguës saisonnières causées par de l'eau contaminée, ainsi qu'à des pèlerins participant à des processions .
Le CICR a fourni des réserves d’eau potable :
- à la direction de la Santé à Baquba (gouvernorat de Diyala) ;
- à l’hôpital général d’Abou Ghraib (gouvernorat d’Anbar) ;
- à la direction de la Santé et à la section du Croissant-Rouge de l’Irak de la ville de Kerbala (gouvernorat de Kerbala) ;
- aux réfugiés palestiniens du camp Al-Waleed, à la frontière syrienne
Soutien aux services médico-légaux
Le CICR aide les services médico-légaux irakiens à améliorer leur système de gestion des dépouilles, évitant ainsi une augmentation du nombre de corps non identifiés et/ou non réclamés.
Le CICR a réhabilité et rénové les systèmes d’approvisionnement en eau, d’assainissement et d’électricité du centre médico-légal de Baquba, dans le gouvernorat de Diyala, ainsi que le bâtiment lui-même. Actuellement, il installe cinq nouvelles chambres froides mortuaires d’une capacité totale de 60 corps au centre médico-légal de Bagdad.
Assistance aux handicapés physiques
Le CICR gère le centre de réadaptation physique d’Erbil et soutient huit autres centres à Bagdad, Tikrit, Hilla, Najaf et Basra, ainsi que le centre du Croissant-Rouge de l’Irak à Mossoul. Ensemble, ces centres traitent plus de 2 000 patients par mois.
Le CICR fournit régulièrement le matériel et l’équipement nécessaires à la fabrication de béquilles et de membres artificiels, et il forme également le personnel spécialisé.
Assurer les moyens de subsistance des personnes touchées par la guerre
L’élevage du bétail est une source de revenus importante pour la population vivant dans les zones contestées entre le centre et le nord de l’Irak.
Les maladies tuent beaucoup de bêtes, c’est pourquoi le CICR collabore avec le ministère de l’Agriculture du gouvernement régional du Kurdistan pour achever une campagne de vaccination du bétail commencée en mai et qui se termine à Makhmour, dans le gouvernorat d’Erbil. Le CICR a payé une partie des vaccins et des frais de transport des équipes de vaccination qui se sont rendues dans les centres locaux de la région de Makhmour.
« Près de 120 000 moutons et chèvres provenant de 176 villages ont été vaccinés contre la vaccine », déclare Barbara Hunziker, coordonnatrice du CICR chargée de la sécurité économique. « La campagne a atteint son objectif qui était de maintenir le bétail en bonne santé ; ainsi nous avons aidé quelque 800 familles touchées par la guerre - des agriculteurs et des personnes déplacées revenues chez elles – à sauvegarder leur source de revenus la plus importante. »