1-11-2007 Déclaration Le CICR est prêt à reprendre ses visites de détenus au Myanmar Conformément à son mandat strictement humanitaire, le CICR a demandé officiellement au gouvernement du Myanmar d'avoir accès à tous les détenus et, en particulier, aux personnes arrêtées à la suite des événements d'août et de septembre. Bien que le gouvernement ait annoncé la libération de centaines de détenus au cours de ces dernières semaines, on sait très peu de choses sur le sort des personnes encore incarcérées à la suite des récents événements et sur l'endroit où elles se trouvent. Cette situation est source de grande inquiétude pour de nombreuses familles, qui sont des dizaines à avoir pris contact avec le CICR. Ces dernières semaines, l'institution a cherché un moyen de les aider à rétablir le contact avec leurs proches. Le CICR pense que les visites régulières de ses délégués dans les lieux de détention pourraient contribuer à apporter une réponse aux préoccupations des familles et à rétablir le contact entre elles et leurs proches encore détenus. Ces visites ont aussi pour but de faire en sorte, au moyen d'un dialogue constructif et confidentiel entre le CICR et les autorités, que le bien-être psychologique et physique des détenus soit respecté, comme l'exigent la législation nationale et le droit international. Pour atteindre cet objectif humanitaire, le CICR effectue toujours ses visites conformément à un ensemble de procédures standard. Par exemple, il doit pouvoir s'entretenir sans témoin avec les détenus et renouveler ses visites, afin d'assurer le suivi de ses recommandations. Il faut aussi que les autorités soient disposées à engager un dialogue sur les constatations et recommandations que le CICR leur adresse en toute confidentialité, le but étant que des mesures correctives soient prises si nécessaire [See : ICRC activities>Renforcer la protection et le respect des prisonniers et des détenus.] De 1999 à 2005, le CICR avait visité régulièrement toutes les prisons et tous les camps de travail qui étaient sous la responsabilité du ministère de l'Intérieur, dans tous les États et toutes les divisions du pays. Il avait conduit ces visites conformément aux modalités habituelles décrites ci-dessus. Ce suivi continu des conditions de détention et du traitement réservé aux personnes privées de liberté, et notamment des cas de centaines de détenus particulièrement vulnérables, ainsi que le dialogue établi entre le CICR et le gouvernement du Myanmar avaient contribué à améliorer notablement les conditions de détention. Le CICR reste préoccupé par la situation humanitaire dans le pays, en particulier par les conditions de vie des détenus et des civils dans les zones touchées par le conflit armé, comme il l'a déclaré publiquement le 29 juin. Il poursuit ses efforts pour entamer des discussions avec le gouvernement, en vue de répondre aux besoins humanitaires dans le pays. Le CICR est prêt à reprendre toutes ses activités à très brève échéance, à condition qu'il obtienne les garanties nécessaires pour pouvoir agir en tant qu'organisation humanitaire neutre et indépendante. |