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De nombreuses familles rencontrent de grandes difficultés à reconstruire leur maison. Certains matériaux de construction sont tout simplement impossibles à se procurer, tandis que d’autres, comme le verre et le ciment, sont trop coûteux pour la plupart des gens.
Après la destruction de sa maison par les bombardements, Said Abou Sharkh, un habitant de la ville de Gaza, n’a pu en reconstruire qu’une pièce. Les fenêtres n’ont pas de vitres, et lorsqu’il pleut, le toit fuit. Avec sa famille, il doit alors s'abriter sous une tente installée dans la cour. L'humidité et le froid qui y règnent nuisent à la santé de ses filles et de sa femme asthmatique.
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Deux frères rentrent de l’école à pied dans leurs chaussures d’été. Nombre de parents n’ont pas les moyens d’acheter des souliers d’hiver à leurs enfants : c’est devenu une marchandise de luxe à Gaza. Le chômage et le manque d’activités économiques qu’a entraînés l’embargo imposé par Israël ont plongé une majorité de Gazaouis dans la pauvreté.
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Pour la plupart des Gazaouis, faire réparer leurs appareils électroménagers est aujourd'hui une chimère. Oumm Ahmed, 63 ans, revient au camp avec son frigidaire sans être parvenue à se procurer les pièces nécessaires pour le remettre en état.
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Inondations après un orage dans les rues du camp de réfugiés de Shati (camp de la Plage), qui abrite 82 000 personnes. En hiver particulièrement, les Gazaouis souffrent des effets du délabrement des infrastructures d’approvisionnement en eau et d’assainissement.
En raison de l’embargo, les organisations comme le CICR ont des difficultés à importer des conduites et d’autre matériel nécessaire pour entretenir ou réparer les systèmes d’approvisionnement en eau et d’assainissement.
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Le projet de réfection de la route mené par le CICR à Beit Lahiya, au nord de la ville de Gaza, procure du travail à 400 hommes, qui ont ainsi une source de revenu. Avant le bouclage imposé par Israël, les Gazaouis trouvaient de l’emploi non seulement chez eux, mais également en Israël. Aujourd’hui, de telles opportunités n’existent quasiment plus et les projets « argent contre travail » sont la seule possibilité pour les soutiens de famille de gagner de l'argent et de mener une vie normale.