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22-12-2009  Collection de Photos  
Gaza : les perspectives d’avenir demeurent sombres
Douze mois après l’offensive israélienne de trois semaines dans la bande de Gaza, ces images montrent combien il est encore difficile pour le million et demi d'habitants que compte le territoire de reconstruire une économie déjà passablement fragile avant l'opération militaire.

©CICR / il-e-01842
Près d'une année après la fin de l'offensive, les habitants de la bande de Gaza luttent toujours pour vivre au quotidien. Les enfants en particulier continuent d’être traumatisés par les épreuves qu'ils ont vécues.
Le bouclage strict de Gaza par Israël après la prise de contrôle du territoire par le Hamas en 2007 a suscité un sentiment d'isolement intense. En outre, les matériaux nécessaires pour reconstruire Gaza ou juste pour entretenir les services publics encore existants ne rentrent qu'au compte-gouttes.


©CICR / il-e-01849
Un patient souffrant d’une affection rénale est pris en charge à l'hôpital Abou Yousef al-Najar de Rafah. En raison de l’embargo qui frappe Gaza, les hôpitaux peinent à réparer ou à entretenir les équipements médicaux indispensables pour soigner les personnes atteintes de maladies graves. Le CICR se charge parfois de faire réparer ces équipements à l'extérieur, car il est quasiment impossible de faire venir des techniciens à Gaza. De telles réparations sont cependant longues et compliquées, et peuvent parfois prendre jusqu’à une année.


©CICR / il-e-01846
Toutes sortes de biens sont difficiles ou trop chers à se procurer au quotidien. Hamed Abou Eleinein, qui habite Rafah, n’a pas les moyens d’acheter du gaz de cuisine. Aussi se rend-il chaque jour à la boulangerie du quartier afin de faire chauffer un repas pour les siens.


©CICR / il-e-01845
Les ambulanciers, comme ceux de cette équipe du Croissant-Rouge palestinien, ont notamment pour mission de venir au secours des personnes blessées à Gaza. L'année dernière, le CICR a tenté en vain d'obtenir l'autorisation d'Israël d'importer des équipements radio pour permettre aux ambulanciers de communiquer entre eux et avec les services d'urgence des hôpitaux.


©CICR / il-e-01843
Munad Rajab El-Hesi est pêcheur à Gaza depuis 45 ans. Il ne se souvient pas avoir connu de telles difficultés pendant toutes ces années. Il y a quelques années, la pêche était autorisée jusqu'à 12 milles nautiques. Aujourd'hui, il leur est interdit de dépasser 3 milles au large des côtes de Gaza. Les prises sont par conséquent très réduites. En outre, les filets ne se trouvent qu'au marché noir, et à des prix très élevés. Quant aux pièces de rechange pour les moteurs des embarcations, elles sont presque introuvables.

©CICR / A.S. Bonefeld / il-e-01844
De nombreuses familles rencontrent de grandes difficultés à reconstruire leur maison. Certains matériaux de construction sont tout simplement impossibles à se procurer, tandis que d’autres, comme le verre et le ciment, sont trop coûteux pour la plupart des gens.
Après la destruction de sa maison par les bombardements, Said Abou Sharkh, un habitant de la ville de Gaza, n’a pu en reconstruire qu’une pièce. Les fenêtres n’ont pas de vitres, et lorsqu’il pleut, le toit fuit. Avec sa famille, il doit alors s'abriter sous une tente installée dans la cour. L'humidité et le froid qui y règnent nuisent à la santé de ses filles et de sa femme asthmatique.


©CICR / il-e-01848
Deux frères rentrent de l’école à pied dans leurs chaussures d’été. Nombre de parents n’ont pas les moyens d’acheter des souliers d’hiver à leurs enfants : c’est devenu une marchandise de luxe à Gaza. Le chômage et le manque d’activités économiques qu’a entraînés l’embargo imposé par Israël ont plongé une majorité de Gazaouis dans la pauvreté.


©CICR / il-e-01847
Pour la plupart des Gazaouis, faire réparer leurs appareils électroménagers est aujourd'hui une chimère. Oumm Ahmed, 63 ans, revient au camp avec son frigidaire sans être parvenue à se procurer les pièces nécessaires pour le remettre en état.


©CICR / il-e-01841
Inondations après un orage dans les rues du camp de réfugiés de Shati (camp de la Plage), qui abrite 82 000 personnes. En hiver particulièrement, les Gazaouis souffrent des effets du délabrement des infrastructures d’approvisionnement en eau et d’assainissement.
En raison de l’embargo, les organisations comme le CICR ont des difficultés à importer des conduites et d’autre matériel nécessaire pour entretenir ou réparer les systèmes d’approvisionnement en eau et d’assainissement.


©CICR / il-e-01840
Le projet de réfection de la route mené par le CICR à Beit Lahiya, au nord de la ville de Gaza, procure du travail à 400 hommes, qui ont ainsi une source de revenu. Avant le bouclage imposé par Israël, les Gazaouis trouvaient de l’emploi non seulement chez eux, mais également en Israël. Aujourd’hui, de telles opportunités n’existent quasiment plus et les projets « argent contre travail » sont la seule possibilité pour les soutiens de famille de gagner de l'argent et de mener une vie normale.
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22-12-2009