10-10-2007 Le point sur les activités Yémen : Les activités du CICR de juin à août 2007 La plupart des personnes déplacées par les combats qui ont opposé cette année l'armée yéménite aux Jeunes croyants dans la région de Saada ont commencé à rentrer chez elles.
Toutefois, elles continueront à dépendre de l’aide humanitaire après leur retour, jusqu’à ce qu’elles soient capables de s’en sortir seules. Un abri et de l'eau potable sont les besoins les plus urgents. De nombreuses maisons ont été complètement ou partiellement détruites lors des combats. Le CICR, en partenariat avec le Croissant-Rouge du Yémen, poursuit ses activités dans le nord du pays afin de répondre aux besoins des personnes rentrées chez elles et de celles qui sont toujours déplacées et ne peuvent retrouver leur foyer.
Aide d’urgence
Entre juin et août 2007, le CICR et le Croissant-Rouge du Yémen ont apporté leur aide à quelque 16 500 déplacés internes dans le gouvernorat de Saada, leur fournissant notamment des tentes, des bâches, des matelas, des couvertures, des jerricans et du savon.
Soins de santé primaires pour les personnes déplacées et la population locale
En collaborant étroitement avec le Croissant-Rouge du Yémen, le CICR a installé cinq structures médicales mobiles à Saada pour satisfaire les besoins des personnes déracinées par les combats.
Les dispensaires de Al-Anad, Al-Sahn, Al-Matlouh et Al-Guzha ont fourni des soins de santé essentiels, notamment aux enfants de moins de cinq ans, en traitant des maladies courantes qui auraient pu, sinon, se répandre à grande échelle.
Les cinq structures médicales ont traité plus de 4 500 patients entre juin et août. Le CICR a envoyé les cas urgents à l’hôpital républicain de Saada et a pris en charge les frais de médicaments.
Depuis la mi-août, sept à dix patients par semaine ont été équipés de prothèses ou d’orthèses dans trois centres de réadaptation physique yéménites soutenus par le CICR.
Transport d’eau par camions
Pour satisfaire les besoins en eau potable, le CICR a installé des réservoirs et organisé le transport d'eau par camions à divers endroits.
Pendant la période considérée, les camps pour personnes déplacées de Al-Anad et de Sam ont été approvisionnés quotidiennement en eau potable.
Dans la zone de Al-Saifi, le CICR a installé huit réservoirs d’eau d’une capacité de 2 000 l chacun pour desservir 1 890 personnes rentrées dans leur foyer. Ces réservoirs sont remplis deux fois par jour par des camions.
À Dahyan, le CICR paie le diesel nécessaire au fonctionnement de pompes à eau qui desservent 14 000 personnes, à la suite des dégâts qu’a subi le réseau d’approvisionnement en eau.
Réadaptation physique
Le CICR a continué à soutenir deux centres de réadaptation physique administrés par l’État en assumant les frais de formation des techniciens orthopédiques.
Au cours de la période concernée, 400 patients ont reçu des prothèses ou des orthèses dans les trois centres soutenus par le CICR à Mukallah, Aden et Sana’a.
Rétablissement et maintien des liens familiaux
Les services de recherches du CICR aident les requérants d’asile et les réfugiés, originaires pour la plupart de la Corne de l’Afrique, à retrouver des membres de leur famille se trouvant à l’étranger et à rétablir le contact avec eux. Ils permettent également à des familles yéménites de rétablir et de maintenir des liens avec des proches internés dans des centres de détention gérés par les États-Unis, en Afghanistan et à Guantanamo Bay, à Cuba.
Activités durant la période considérée
Personnes privées de liberté
Au Yémen, le CICR souhaite visiter les détenus conformément à ses procédures habituelles, appliquées dans le monde entier. Il mène actuellement des pourparlers avec les autorités yéménites afin d’avoir accès à tous les lieux de détention.
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