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8-05-2008  Le point sur les activités  
Yémen : les activités du CICR de septembre 2007 à mars 2008
De nombreuses régions du gouvernorat de Saada (nord du Yémen) n’ont toujours pas récupéré de quatre années de conflit entre les forces armées yéménites et les Jeunes croyants. Plus de 100 000 personnes, qui subissent encore les conséquences de ce conflit, ont cruellement besoin d’assistance humanitaire. Le CICR maintient sa présence dans la région et continue à mener des activités dans les zones touchées par le conflit, en coopération avec le Croissant-Rouge du Yémen.

Les activités sont actuellement déployées à partir de la sous-délégation du CICR à Saada, où sont basés 11 expatriés et 30 collaborateurs locaux qui travaillent en étroite coopération avec le Croissant-Rouge du Yémen. Le CICR accroît progressivement ses activités dans la région de Saada, et renforce sa capacité d’intervention dans différents domaines, de façon à répondre aux besoins humanitaires considérables des personnes touchées par la violence : les déplacés, les personnes rentrées chez elles et les résidents locaux vulnérables qui accueillent les déplacés.

Aide d’urgence aux personnes vivant dans le nord du pays

De septembre 2007 à mars 2008, le CICR, en coopération avec la section de Saada du Croissant-Rouge du Yémen, a fourni une aide d’urgence à plus de 80 000 personnes, dont :

  • plus de 56 000 personnes retournées chez elles, dans le but de les aider à se réinstaller dans leur lieu d’origine ; elles ont ainsi reçu des articles ménagers de première nécessité (tentes, bâches, matelas, couvertures, jerrycans, réchauds et assortiments d’articles d’hygiène) ;
  • quelque 13 000 déplacés dans le district de Haydan et dans les régions environnantes, qui ont reçu des articles ménagers de première nécessité (tentes, bâches, matelas, couvertures, jerrycans, réchauds et assortiments d’articles d’hygiène) ;
  • plus de 10 000 déplacés hébergés dans des camps de la ville de Saada, dont un certain nombre ont regagné leur lieu d’origine par la suite.


Améliorer l’accès à l’eau et les conditions d’hygiène

De septembre 2007 à mars 2008, le CICR s’est attaché à répondre aux besoins en eau potable de la population touchée par la violence.
  • Dans les trois camps pour personnes déplacées de la ville de Saada, le CICR a, en coopération avec le Croissant-Rouge du Yémen, couvert quotidiennement les besoins en eau potable de quelque 5 000 personnes, en organisant des transports par camion, ou en assurant l’approvisionnement en carburant des pompes à eau. En outre, des douches et des toilettes ont été installées pour les habitants des camps.
  • Pour aider la population de la ville de Saada, vers laquelle ont afflué la majorité des personnes déplacées en 2007, un générateur a été donné au service des eaux de cette ville.
  • Des réservoirs d’eau ont été mis à disposition et remplis deux fois par jour afin de répondre aux besoins de 2 400 personnes retournées vivre dans les villages d’Al-Asaifi et Al-Aredah. En 2008, des pompes à eau ont été installées dans ces deux agglomérations pour remplacer les transports par camion.
  • Le service des eaux de Dahyan a bénéficié de l’aide du CICR, qui a pris en charge une partie des frais d’installation en urgence de réservoirs d’eau, jusqu’à ce que les réparations du réseau de distribution d’eau soient possibles.
  • Environ 400 filtres à eau ont été distribués aux personnes déplacées installées à Malahete.


Faire face aux besoins médicaux

Le CICR dispense des soins de santé primaires aux déplacés internes et aux résidents locaux vulnérables. Au cours de la période considérée :
  • plus de 13 000 consultations ont été données par les quatre unités mobiles de santé à l’œuvre dans les camps pour personnes déplacées, en coopération avec le Croissant-Rouge du Yémen ;
  • dans les camps d’Al-Anad et de Sam, deux ambulances prêtes à intervenir à tout moment transfèrent les cas urgents vers des établissements de soins adéquats de la ville de Saada ; les frais de traitement sont pris en charge par le CICR ;
  • une nouvelle unité mobile de santé a été mise en place en février 2008 dans le camp pour personnes déplacées de Bugalat, afin de répondre aux besoins de la population du camp ;
  • les établissements médicaux situés dans la région touchée par le conflit ont été évalués, et le centre de santé d’Al-Qataber, qui dessert 23 000 personnes, a été remis en état et équipé de matériel de première nécessité (table d’examen, matériel de diagnostic et médicaments de base).


Réadaptation physique

Au cours de la période considérée :
  • le CICR a continué de soutenir le perfectionnement professionnel de techniciens orthopédistes dans deux centres publics, en prenant en charge les frais de formation sur trois ans de six étudiants ;
  • plus de 2 600 patients de tout le Yémen ont été équipés soit de prothèses soit d’orthèses dans l’un des trois centres de réadaptation physique soutenus par le CICR à Sanaa, Mukallah et Aden.


Rétablissement et maintien des liens familiaux

Les services de recherches du CICR aident les requérants d’asile et les réfugiés, originaires pour la plupart de la Corne de l’Afrique, à retrouver des membres de leur famille se trouvant à l’étranger, et à rétablir le contact avec eux. Ils permettent également à des familles yéménites de rétablir et de maintenir des liens avec des proches internés dans des centres de détention gérés par les États-Unis, en Afghanistan, en Irak et à Guantanamo Bay, à Cuba. De septembre 2007 à mars 2008 :
  • 45 personnes ont été retrouvées et ont pu rétablir le contact avec leur famille ;
  • plus de 3 500 messages Croix-Rouge ont été échangés entre des réfugiés se trouvant au Yémen et leurs familles à l’étranger ;
  • près d’un millier de messages Croix-Rouge ont été échangés entre des personnes internées à Guantanamo Bay et leurs familles, sans compter les cartes de vœu transmises à l’occasion de la fête de l’Aïd ;
  • des personnes internées à Guantanamo Bay ont pu téléphoner à des membres de leur famille au Yémen ;
  • environ 400 messages Croix-Rouge ont été échangés entre des personnes détenues en Irak et en Afghanistan et leurs familles au Yémen.


Personnes privées de liberté

Au Yémen, le CICR cherche à pouvoir visiter les détenus conformément à ses procédures habituelles. Des pourparlers sont en cours avec les autorités yéménites concernant l’accès à tous les lieux de détention relevant du département de la Sécurité politique. Pendant la période considérée :
  • le programme de formation professionnelle destiné à des femmes détenues dans dix prisons centrales a été poursuivi en partenariat avec le Croissant-Rouge du Yémen. Ce projet vise à renforcer les capacités de lecture et d’écriture des détenues, ainsi que leurs aptitudes à la couture, au tissage et à divers travaux d’aiguille. En 2008, la prison centrale de Sanaa s’est associée à ce programme ;
  • un jardin d’enfants a été ouvert à la prison centrale de Hodeida, où un certain nombre d’enfants accompagnent leur mère détenue.


Centre de détention de l’Immigration à Sanaa

Pour aider les autorités d’immigration à faire face au nombre croissant de personnes entrées illégalement dans le pays, et qui attendent d’être expulsées, le CICR, en coopération avec le Croissant-Rouge du Yémen, fournit une aide alimentaire, des soins de santé de base et des articles d’hygiène aux personnes détenues au centre de détention de l’Immigration de Sanaa. Chaque mois, entre 50 et 650 personnes reçoivent une aide de ce type.


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8-05-2008