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27-05-2009  Rapport d'activité  
Rapport d’activité 2008 - Faits marquants sur le plan opérationnel
Extrait du rapport d'activité 2008 du CICR

Le contexte des conflits armés et les défis posés à l'action humanitaire

Dans les conflits armés et autres situations de violence, l’action humanitaire est centrée sur les personnes, les risques, les vulnérabilités et les souffrances auxquels elles sont exposées, ainsi que sur les mesures qui doivent être prises pour prévenir, atténuer ou faire cesser ces souffrances. Quoi que cela semble aller de soi, il était essentiel pour le CICR en 2008 de placer à nouveau le sort des individus et des communautés au cœur de son analyse et de son action.

Une telle démarche implique de comprendre les nombreux facteurs qui ont des incidences sur la sécurité et le bien-être des populations, ainsi que les séquelles physiques et psychologiques profondes dont souffrent les personnes qui ont survécu à la violence armée. Depuis toujours, l’objectif prioritaire de l’action humanitaire est de sauver la vie des personnes directement touchées par un conflit, telles que les blessés, les civils en danger, les personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays qui fuient les zones de combat et les détenus exposés aux risques de mauvais traitements ou de disparition. Toute action destinée à répondre aux besoins vitaux immédiats de personnes en danger doit viser ce même objectif.

Les conflits armés ont en outre des effets indirects, à savoir des restrictions de déplacement prolongées et diverses formes d’humiliation, la détérioration progressive des conditions sanitaires et d’hygiène dans les zones d’affrontement et les régions alentour, qui entraîne des décès dus à des maladies transmissibles pouvant en grande partie être évitées, ainsi que des difficultés d’accès à l’eau potable, aux terres arables, aux services de base ou à l’aide humanitaire.

Outre ces conséquences physiques directes et indirectes, les conflits armés ont un impact sur la santé mentale et la sécurité des populations. Là encore, la priorité, l’essence même de l’action humanitaire est de sauver des vies et d’avoir un effet réel en réduisant les souffrances humaines. Dans les efforts qu’il déploie pour prendre en compte les différents besoins des victimes des conflits, le CICR s'est rendu compte de l'énorme impact qu’un traumatisme persistant peut avoir sur les mécanismes de survie et d’adaptation des populations, que ce soit dans un contexte de crise chronique ou en du point de vue de leurs capacités à retrouver ou à rétablir leurs moyens de subsistance et à se tourner vers l’avenir une fois que le conflit a pris fin.

Il convient également de noter que, même si les populations rurales restent au centre de l’action humanitaire dans de nombreux contextes – par ex. dans l’est du Tchad, au Darfour (Soudan), aux Philippines et à Sri Lanka –, ailleurs, notamment à Bagdad, à Mogadiscio ou à Port-au-Prince, l’attention se concentre de plus en plus sur les besoins des populations touchées par des formes urbaines de conflit et de violence.

De nos jours, les conflits sont de plus en plus de nature économique et liés essentiellement à la concurrence qui s’exerce pour l’accès aux ressources énergétiques vitales, tendance qui s’est confirmée en 2008. Il arrive également qu’ils prennent une dimension tribale, ethnique ou religieuse et qu’ils se caractérisent par la coexistence d’acteurs politiques et non politiques, en particulier des groupes armés dont la raison d’être tend à passer du banditisme à des revendications en matière de propriété foncière et de redistribution des richesses nationales.

Les guerres opposant des États ont été peu nombreuses en 2008, à l’exception des conflits sur l’Ossétie du Sud et entre Djibouti et l’Érythrée. Par contre, le nombre de conflits armés non internationaux très complexes et faisant intervenir une multitude d’acteurs est resté élevé. Ce type de conflits prouve l’influence marquée de groupes armés, qui sont souvent instables et ont tendance à se fractionner en groupes dissidents pour se rassembler sous un nouveau commandement. En 2008, comme ces dernières années, plusieurs groupes armés étaient impliqués dans des affrontements avec des États à l’échelon mondial, essentiellement sous la forme d’actes de « terrorisme » ou de « contre-terrorisme ».

Opérations : bilan, approche et défis thématiques

En 2008, le CICR a continué de consolider la valeur ajoutée de son action humanitaire neutre et indépendante et l’importance du droit international humanitaire dans plusieurs contextes critiques. Il a ainsi amélioré son accès à certaines zones et étendu la portée de ses opérations en Afghanistan, en République démocratique du Congo (RDC), en Géorgie, en Irak, au Pakistan, aux Philippines, dans la région du Sahel et en Somalie, et poursuivi son action dans des conditions très difficiles, notamment en République centrafricaine, au Tchad, en Colombie, à Sri Lanka, au Soudan et au Yémen. Au cours des 12 derniers mois, il n’a trouvé aucune solution aux problèmes rencontrés en 2007 en Éthiopie et au Myanmar, en dépit du dialogue qu’il a maintenu en permanence avec les autorités concernées.

Fort de son engagement et de sa détermination, le CICR a pu faire face aux contraintes imposées simultanément par un budget initial de 933 millions de francs suisses pour le terrain, et par 14 rallonges budgétaires de 153 millions de francs allouées aux opérations en Afghanistan, en RDC, en Géorgie, au Kenya (délégation régionale de Nairobi), au Myanmar, au Pakistan, aux Philippines, dans la Fédération de Russie (délégation régionale de Moscou), dans la région du Sahel et en Casamance au Sénégal (délégation régionale de Dakar), en Somalie, au Soudan, au Yémen et au Zimbabwe (délégation régionale de Harare). Le CICR a ainsi prouvé tout au long de l’année sa capacité à maintenir un champ d’action étendu et approprié et à s’adapter à l’évolution des besoins.

En 2008, la stratégie de déploiement et d’intervention rapides adoptée en 2007 a été mise en œuvre avec succès au Kenya (en janvier), au Myanmar (en mai), en Géorgie et dans la Fédération de Russie (en août) et au Pakistan (en août), ainsi que lors de la dernière escalade de la violence armée à Gaza fin décembre. Plusieurs aspects de cette stratégie se sont avérés particulièrement efficaces et utiles, notamment la liste des ressources humaines pour des opérations d’urgence permettant de mobiliser rapidement du personnel expérimenté, le processus de prise de décision plus rapide de la phase d’évaluation initiale à l’appel préliminaire, la mise en œuvre d’opérations et l’apprentissage rapide des leçons tirées de l’expérience.

Les possibilités d’accès et l’impact des opérations demeurent étroitement liés à des paramètres de sécurité. Assurer la portée des opérations suppose souvent de s’exposer au quotidien à une multitude de risques dans un contexte mondial où les organisations et les travailleurs humanitaires sont de plus en plus pris pour cibles. En 2008, le CICR a dû faire face à de graves incidents de sécurité au Tchad, au Pakistan et au Soudan. En outre, une attention particulière a dû être accordée à la gestion et au suivi des conditions de sécurité en Afghanistan, en Colombie, en RDC, en Irak, aux Philippines, dans la région du Sahel, en Somalie, à Sri Lanka, au Yémen et dans plusieurs autres zones sensibles. Le CICR a entretenu un système décentralisé de gestion de la sécurité en s’appuyant sur son vaste réseau de collaborateurs nationaux et internationaux.

Le nombre de travailleurs humanitaires tués dans des zones de conflit, en particulier en Afghanistan, en Somalie et au Soudan, a été un des phénomènes les plus préoccupants de 2008. L’action humanitaire semble de plus en plus souvent rejetée par de nombreux groupes armés pour diverses raisons, allant de l’opportunisme politique à l’idée que le travail humanitaire s’inscrit dans un cadre politique et militaire plus général. Les attaques contre les travailleurs humanitaires sont devenues si nombreuses qu’elles font planer le spectre d’une crise profonde sur l’action humanitaire en général.

Les efforts individuels et collectifs déployés par le CICR pour constituer des réseaux en engageant un dialogue avec un large éventail d’États et d’autres acteurs se sont révélés particulièrement déterminants dans plusieurs contextes. Son dialogue permanent avec divers protagonistes dans le monde musulman s’est à nouveau avéré efficace. En outre, une plus grande attention a été accordée au dialogue avec des acteurs étatiques émergents et particulièrement importants qui occupent une position influente.

Le CICR a continué de s’employer, comme il se doit de le faire, à garantir un champ d’action très large et une capacité d’intervention multidisciplinaire. En plus de la priorité accordée aux opérations d’aide aux victimes de conflits armés et d’autres situations de violence, cela englobe les opérations dans les phases de relèvement initial et de transition, et lorsqu’une catastrophe naturelle frappe une région en proie à un conflit armé, ainsi que la volonté d’explorer les contours des contextes politico-criminels propres aux milieux urbains, en vue d’en tirer des enseignements pour l’avenir.

En 2008, le CICR a continué de développer ses activités combinées de protection et d’assistance. Par exemple, en Afghanistan, il a cherché à répondre aux besoins immédiats des personnes blessées durant le conflit en effectuant des démarches auprès des différentes parties concernées pour des questions liées à la conduite des hostilités. Il a en outre continué d’insister sur le renforcement de ses activités médicales. Le CICR a étendu ses activités visant à répondre aux besoins des femmes et des jeunes à des contextes qui ne bénéficient généralement pas d'une forte intensification des activités dans ce domaine – à savoir des pays comme la Colombie, la RDC, l’Irak et le Népal.

Partout dans le monde, les conflits armés ont continué de provoquer des déplacements importants de population. En 2008, le CICR a déployé de grands efforts pour améliorer les conditions de plus de quatre millions de déplacés internes dans des contextes comme l’Afghanistan, le Tchad, la Colombie, la RDC, la Géorgie, le Pakistan, les Philippines, la Somalie, Sri Lanka, le Soudan et le Yémen. Souvent, les familles déplacées ont été accueillies par des voisins ou des proches. C’est une des raisons pour lesquelles le CICR examine aussi la situation des familles locales et répond en même temps à leurs besoins. Ces familles sont elles aussi prises en compte dans les efforts entrepris pour éviter d’autres déplacements, comme au Darfour (Soudan).

L’Afrique

En 2008, l’Afrique de l’Est est restée l’une des régions les plus instables de la planète. Pour la cinquième année consécutive, le Soudan a représenté la plus grande opération du CICR. Dans l’ensemble, le CICR a pu mener ses activités dans des conditions de sécurité acceptables, bien que le niveau de banditisme y soit devenu très préoccupant, comme au Tchad voisin. Au Darfour, le CICR a continué de se concentrer sur l’assistance et la protection apportées à la population locale, la prévention des déplacements et l’assistance à 120 000 déplacés internes dans le camp de Gereida. Au Tchad, il a principalement travaillé dans les régions frontalières sensibles, aidant les déplacés internes et leurs familles d’accueil, fournissant un soutien médical et chirurgical fortement nécessaire, et réhabilitant les installations d’approvisionnement en eau et de santé.

En Somalie, la situation s’est à nouveau fortement détériorée, la population subissant les effets d’années de conflit et de calamités liées à des catastrophes naturelles. Le conflit opposant le gouvernement fédéral de transition et les forces éthiopiennes à divers groupes d’opposition s’est aggravé. Le CICR a fortement intensifié son intervention en faveur des nombreux blessés et déplacés internes, en étroit partenariat avec le Croissant-Rouge de Somalie.

La RDC a connu une reprise des combats intenses dans la région du Nord-Kivu, dans l’est du pays, qui a provoqué des déplacements de population généralisés, des attaques contre les civils – notamment des violences sexuelles –, et la dispersion de familles. En étroite coopération avec la Croix-Rouge de la République démocratique du Congo, le CICR a intensifié son action, en particulier dans les domaines des soins médicaux, de l’eau et de l’habitat, et de la sécurité économique.

Avec sa structure régionale à Dakar et ses bureaux au Mali et au Niger, le CICR a cherché à consolider ses activités dans la région du Sahel, en accordant une grande place dans ses opérations à l’assistance aux déplacés internes et aux migrants vulnérables, à l’aide et à la formation médicales et aux visites des détenus.

Lors des violences qui ont suivi les élections au Kenya début 2008, le CICR a intensifié ses opérations en coopération avec la Croix-Rouge du Kenya. Une aide alimentaire, matérielle et médicale ainsi que des équipes médicales et chirurgicales ont immédiatement été envoyées dans les zones où des dizaines de milliers de personnes avaient trouvé refuge face à la violence, une action rapide essentielle pour prévenir une crise humanitaire plus grave.

Le CICR a mené des activités importantes dans d’autres pays d’Afrique, notamment au Burundi, en République centrafricaine, en Côte d’Ivoire, au Libéria et au Zimbabwe.

L’Asie

L’Asie du Sud a connu de multiples crises. La première d’entre elles concernait l’Afghanistan, où le conflit continu a gagné en intensité, un nombre croissant de civils étant touchés par diverses attaques et les conséquences des combats. Le CICR a considérablement intensifié ses activités médicales. Il a en outre amélioré son dialogue avec les différentes parties au conflit, notamment l’opposition armée, ce qui lui a permis d’effectuer des démarches spécifiques relatives au respect du droit humanitaire. Il a poursuivi ses visites des personnes détenues par les autorités afghanes, l'armée américaine et la Force internationale d’assistance à la sécurité. La coopération avec le Croissant-Rouge afghan est toujours excellente.

La situation au Pakistan est devenue plus critique, notamment en raison des affrontements armés dans les zones tribales sous administration fédérale, la Province de la frontière du Nord-Ouest et le Baloutchistan. Le CICR a renforcé ses activités médicales pour les personnes blessées dans les affrontements et mis sur pied une action importante, en étroite coopération avec le Croissant-Rouge du Pakistan, notamment en faveur des déplacés internes de la zone tribale de Bajaur. Il a effectué d’autres visites dans divers lieux de détention au Pakistan et coordonné l’action du Mouvement à la suite du séisme au Baloutchistan.

À Sri Lanka, la dynamique du conflit a considérablement évolué, en particulier dans la région du Vanni. Le CICR a pu conserver une équipe assez importante d’expatriés et de collaborateurs locaux dans le Vanni, qui a suivi les déplacés internes pour leur fournir une assistance. Il est toujours extrêmement préoccupé par la question des disparitions.

En Inde, le CICR a poursuivi ses activités dans le Jammu-et-Cachemire, visitant les personnes arrêtées et détenues dans le cadre de la situation qui règne dans cet État. Lors des événements dramatiques qui sont survenus à Mumbai fin novembre, provoquant la mort de près de 200 personnes, le CICR a mis ses services à la disposition de la Croix-Rouge de l’Inde et des institutions médicales de la ville, notamment ses compétences en matière de gestion des restes humains.

Dans le cadre d’une autre action majeure, le CICR a mené des activités d’assistance et de protection dans la région de Mindanao, aux Philippines, avec le concours de la Croix-Rouge philippine, assistant un grand nombre de personnes déplacées alors que le conflit s’intensifiait.

Le CICR a poursuivi son dialogue avec le gouvernement du Myanmar, notamment à l’échelon ministériel, dans une tentative visant à surmonter les difficultés qu’il rencontre depuis 2005 pour visiter les détenus et secourir les civils touchés par la violence dans les zones frontalières sensibles. Il a continué ses activités de réadaptation physique au Myanmar, ainsi que son soutien aux visites familiales aux détenus. Il a aussi appuyé l’action lancée par le Mouvement à la suite du cyclone Nargis en mai.

L’Europe et les Amériques

En Europe, l’année 2008 a été marquée par le conflit armé international dramatique qui a éclaté entre la Géorgie et la Fédération de Russie. Le CICR a pu rapidement intensifier ses activités, étant la seule organisation internationale à obtenir l’accès à l’Ossétie du Sud durant les premiers jours de la crise. Il s’est concentré sur les activités médicales, de protection et d’assistance en faveur des déplacés internes et des habitants.

En Colombie, la dynamique du conflit a connu une évolution sensible, car l’opposition armée s’est fragmentée en groupes toujours plus petits et de nouveaux groupes armés sont apparus. Le conflit a continué de peser lourdement sur la population civile ; il était caractérisé par diverses allégations de violations du droit international humanitaire, telles que disparitions forcées, exécutions sommaires, violences sexuelles et utilisation délibérée de mines terrestres. Le CICR a dû adapter plusieurs aspects de son opération à l’évolution du conflit et au nombre croissant de personnes en détresse.

En juillet 2008, les forces armées colombiennes ont mis sur pied une opération visant à libérer plusieurs otages détenus par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC). Dans le cadre de cette opération, elles ont utilisé illégalement l’emblème du CICR, une violation du droit humanitaire que le CICR a vivement déplorée. Les plus hauts responsables de l’État ont présenté leurs excuses pour cet incident. Il n’en reste pas moins que tout abus de cet ordre peut porter gravement atteinte au respect de l’emblème et de la neutralité du CICR, avec des répercussions qui vont bien au-delà d’un contexte spécifique.

Le CICR a renforcé son action dans les situations de violence urbaine, notamment au Brésil et en Haïti. En Haïti, il s’est concentré sur la réponse aux besoins d’ordre humanitaire dans les zones particulièrement violentes de la capitale, Port-au-Prince, soutenant les programmes d’évacuation médicale de la Société nationale de la Croix-Rouge haïtienne et assurant un accès sûr à l’eau pour la population. Il a aussi visité les lieux de détention de la capitale. À Rio de Janeiro, il a commencé à exercer des activités médicales et de premiers secours dans plusieurs favelas avec la Croix-Rouge brésilienne.

Le CICR a continué ses visites aux personnes détenues par les autorités américaines à la base navale de Guantanamo, à Cuba, ainsi qu’en Afghanistan et en Irak. Le dialogue entre le CICR et l’administration américaine est resté solide et constructif.

Le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord

En Irak, les conditions générales de sécurité se sont améliorées et le nombre de personnes tuées ou blessées dans des attentats ou des opérations militaires a été plus faible que les années précédentes. Cependant, les civils vivent toujours dans la crainte d’actes de violence et d’attentats, et les moyens de subsistance ne se sont stabilisés que progressivement. Une préoccupation majeure était le fait la population dans son ensemble soit privée de services essentiels. Le CICR a pu bénéficier d’un accès beaucoup plus étendu et a accru sa capacité à mettre en œuvre des programmes directement sur le terrain. Il s’agissait notamment d’aider les déplacés internes et les habitants en soutenant de nombreuses structures sanitaires, ainsi que des organismes et des stations d’approvisionnement en eau, et en visitant régulièrement les personnes détenues en Irak par les forces américaines et, de plus en plus, par les autorités irakiennes.

En Israël et dans les territoires autonomes et les territoires occupés, le CICR est resté très préoccupé par l’impact de l’occupation sur la population de Cisjordanie et de la bande de Gaza. Il est resté très actif, en particulier dans le domaine des soins médicaux, et dans celui de l’approvisionnement en eau et de l’habitat, notamment pour atténuer les effets du bouclage prolongé de la bande de Gaza. En étroite collaboration avec la Société du Croissant-Rouge palestinien et pour la soutenir, il a renforcé ses capacités vers la fin de l’année, quand Israël a effectué de nouvelles incursions militaires dans la bande de Gaza. Le CICR a en outre soutenu les activités du Magen David Adom, en particulier dans le sud d’Israël. Il a continué de visiter quelque 11 000 personnes détenues dans des lieux de détention israéliens et plusieurs centaines détenues par l’Autorité palestinienne. Le CICR a servi d’intermédiaire neutre durant l’été 2008, facilitant le transport de restes humains du Liban en Israël et le retour de détenus et de restes humains d’Israël au Liban.

Ailleurs au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, la situation en Algérie, en Mauritanie et au Yémen a bénéficié d’une attention particulière. Au Yémen, le CICR a notamment déployé des activités majeures d’assistance médicale/chirurgicale et d’aide aux déplacés internes, gérées conjointement avec le Croissant-Rouge du Yémen.

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27-05-2009