![]() Document imprimé depuis le site web du CICR URL : http://www.icrc.org/Web/fre/sitefre0.nsf/html/5WFHW6 Comité international de la Croix-Rouge 21-01-2004 Prévention de l’utilisation des sciences de la vie à des fins hostiles : responsabilités des acteurs Le message que le CICR souhaite adresser aux acteurs dans le domaine des sciences de la vie peut être résumé de la manière suivante : ![]() ©CDC/James Gathany
Dans son appel sur la biotechnologie, les armes et l’humanité, le CICR demande aux gouvernements, aux scientifiques et à tous ceux qui emploient des scientifiques, d’assumer les responsabilités qui leur incombent à titre individuel ou collectif, et de veiller à ce que les nouvelles réalisations enregistrées dans les sciences de la vie soient uniquement utilisées pour le bien de l’humanité. Toutes les parties prenantes dans le secteur de la biotechnologie devraient œuvrer ensemble afin de prévenir, par le biais de mesures de sensibilisation et de prévention renforcées, l’utilisation des sciences de la vie à des fins hostiles. Le CICR s’efforce avec les États de sensibiliser le public et d’intensifier l’action politique engagée contre l’empoisonnement et la propagation délibérée de maladies dans le cadre d’instruments juridiques tels que le Protocole de Genève de 1925 et la Convention de 1972 sur les armes biologiques. Cependant, les mesures juridiques ne constituent que l’un des aspects de la prévention. Il existe toute une gamme de mesures préventive extra-juridiques relevant de la responsabilité des scientifiques et de ceux qui les emploient. Toutes les mesures possibles – tant juridiques qu’extra-juridiques – constituent ce que le CICR nomme le « réseau de la prévention ». Le « réseau de la prévention » … La mise en place de ce réseau vise expressément à favoriser une synergie entre les actions menées par toutes les personnes qui sont en mesure de limiter les risques d’empoisonnement et de propagation délibérée de maladies. L’idée est la suivante : chacun des acteurs dans le domaine des sciences de la vie prendra de meilleures décisions s’il est correctement informé des risques et des règles ainsi que des responsabilités qui lui incombent. Des mesures doivent être prises afin de réduire au minimum les risques d’empoisonnement et de propagation délibérée de maladies dus aux progrès des sciences de la vie ; cependant, ces mesures ne seront véritablement efficaces que si elles sont le fruit d’une réflexion commune, menée à travers l’ensemble des secteurs concernés, à savoir les gouvernements, la communauté scientifique et les industries de la biotechnologie et de la pharmacie. Un tel engagement exige successivement trois principaux types d’action, visant à : 1) reconnaître que la réduction des risques liés à l’utilisation des progrès des sciences de la vie à des fins hostiles relève de leur compétence et entre dans le cadre de leurs responsabilités ; 2) identifier et mettre en œuvre, dans leur propre sphère d’influence, les mesures nécessaires qui contribueront à réduire les risques et viendront compléter l’action menée dans d’autres secteurs ; et 3) faire en sorte que leurs propres actions soient connues des acteurs appartenant à d’autres secteurs concernés, et qu’elles les complètent. . . . comme la prévention contre les incendies Une analogie permettra de mieux comprendre le concept de « réseau de la prévention » dans les sciences de la vie : il s’agit de la prévention contre les incendies. L’usage du feu est un élément essentiel de nombreux aspects de notre vie quotidienne, même si nous n’en sommes pas conscients ; en même temps, le feu est potentiellement dangereux s’il est utilisé de manière abusive (dans le cas d’un incendie criminel, par exemple). Les pompiers et leurs camions arrivant sur les lieux d’un incendie sont des aspects spectaculaires des efforts engagés par la société pour réduire au minimum le risque et les effets nocifs du feu. La plupart du temps, cependant, un mélange de mesures banales et largement ignorées (détecteurs de fumée, règles de construction des bâtiments, signalisation appropriée des issues de secours, exercices d’évacuation, extincteurs ou sprinklers) contribuent à réduire nettement les dangers d’incendie. La plupart des mesures de prévention contre les incendies n’ont rien de spectaculaire, et il est rare qu’elles aient une incidence sur notre vie quotidienne. Par contre, elles existent. Un bâtiment bien conçu prévoira des mesures de protection contre le feu. Exercices d’évacuation et contrôles de ses systèmes de détection, de ses extincteurs et de ses sprinklers se poursuivront aussi longtemps que le bâtiment existera. De même, des inspections auront lieu de temps en temps pour vérifier que les issues de secours ne sont pas obstruées, et qu’il n’existe aucun danger flagrant d’incendie. Personne ne dit que le feu devrait être interdit ! Par contre, il existe pratiquement partout dans le monde une conscience des risques d’incendie, et de la nécessité de mesures d’ordre pratique pour réduire au minimum les risques d’utilisation abusive. De telles mesures évitent que des incendies se déclarent et, lorsqu’ils se produisent, peuvent en atténuer les conséquences. Il devrait en être de même pour l’utilisation de la biotechnologie dans le contexte du « réseau de la prévention ». Mesures d’ordre pratique ![]() ©CDC/James Gathany Voici, à titre d’exemples, des mesures d’ordre pratique que, par le biais de son appel sur la biotechnologie, les armes et l’humanité, le CICR propose aux acteurs dans le domaine des sciences de la vie :
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