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26-06-2009  Communiqué de presse 135/09 
Mines terrestres et restes explosifs de guerre : honorer les promesses faites aux victimes
Genève/Oslo (CICR) – Des experts du monde entier provenant de pays touchés par les mines et les restes explosifs de guerre se sont réunis à Oslo, Norvège, du 23 au 25 juin, pour examiner les moyens d’améliorer la qualité de vie des victimes de mines terrestres, d’armes à sous-munitions et autres explosifs de guerre dans leurs pays respectifs.

Organisée par le CICR et accueillie par la Croix-Rouge de Norvège, la réunion a rassemblé des professionnels chargés de la réadaptation médicale et physique et du soutien socio-économique aux victimes d’armes, des représentants d’organisations internationales prenant part à l’élaboration de normes dans ces domaines et des survivants d’incidents impliquant de telles armes.

« Il est inacceptable qu’une décennie après l’entrée en vigueur de la Convention sur l’interdiction de l’emploi, du stockage, de la production et du transfert des mines antipersonnel et sur leur destruction (Convention sur l’interdiction des mines), un si grand nombre de survivants de mines terrestres ne soient toujours pas en mesure de subvenir aux besoins de leurs familles ou de contribuer pleinement à la vie et au développement dans leurs communautés », a déclaré Claude Tardif, chef des programmes de réadaptation physique du CICR.

La Convention sur l’interdiction des mines a été le premier traité multilatéral à engager les États à venir en aide aux victimes d’une catégorie particulière d’armes. Depuis son entrée en vigueur il y a dix ans, la Convention a accompli des réalisations impressionnantes s’agissant de la fin de l’emploi des mines antipersonnel, de la destruction des stocks existants et du nettoyage des zones minées. Et pourtant, les promesses faites aux victimes et aux survivants en matière de soins adéquats, d’une réadaptation et d’une réintégration socio-économique sont loin d’être honorées. Lorsque les États parties se rencontreront à la Deuxième Conférence d’examen de la Convention sur l’interdiction de l’emploi, du stockage, de la production et du transfert des mines antipersonnel et sur leur destruction à la fin de 2009, le renforcement des efforts visant à venir en aide aux victimes sera un thème clé de l’ordre du jour. Depuis l’adoption de la Convention sur l’interdiction des mines, les États ont pris des engagements supplémentaires visant à venir en aide aux victimes d’armes à sous-munitions et autres restes explosifs de guerre dans les traités relatifs à ces armes adoptés en 2003 et 2008.

La réunion, tenue à Oslo, a déterminé la meilleure façon de traduire ces engagements dans la pratique. Elle a lancé un appel aux États parties à la Convention sur l’interdiction des mines et élaboré des recommandations concrètes à l’intention des États et des organisations pertinentes pour améliorer réellement la vie des survivants de ces armes, de leurs familles et communautés dans les années à venir. La réunion a souligné que ce travail n’établirait pas de discrimination entre les victimes des armes et les autres blessés ou handicapés, et que les droits et besoins de toutes les personnes ayant un handicap devaient être respectés. Les participants ont convenu que l’amélioration de la vie des survivants d’accidents impliquant des armes et autres personnes handicapées exigera des États qu’ils accordent une priorité beaucoup plus élevée à l’assistance aux victimes d’armes et aux personnes handicapées. Les engagements des États doivent s’inscrire dans le cadre de plans nationaux de développement et inclure la mobilisation de ressources adéquates pour améliorer les services sanitaires et sociaux et assurer un accès égal à l’éducation et à l’emploi.

L’appel adopté par les participants a été remis à un représentant du ministère norvégien des Affaires étrangères à la fin de la conférence. La Norvège présidera la Deuxième Conférence d’examen de la Convention sur l’interdiction des mines, qui doit se tenir à Cartagena, Colombie, en novembre 2009.

Informations complémentaires :
Camilla Waszink, CICR Unité Armes, tél. :++41 76 344 8021
Simon Schorno, CICR Genève, tél. :++41 79 251 9302

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26-06-2009