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Rapport d'activité 2011: opérations majeures

25-06-2012 Rapport d'activité

Présentation des opérations majeures par Pierre Krähenbühl, directeur des opérations.

Situations de conflit armé et défis pour l'action humanitaire

Une analyse en profondeur des caractéristiques premières des conflits armés et autres situations de violence dans lesquelles le CICR a opéré en 2011 révèle un certain nombre de particularités importantes.

Premièrement, il y a eu les conséquences multiples des crises majeures qui ont marqué l’année 2011, en particulier celles qui ont éclaté dans le contexte de ce que l’on a appelé par la suite le « printemps arabe » et la « catastrophe de Fukushima ». Ces événements ont mis en évidence le fait que, malgré tous les efforts fournis pour analyser ces situations, élaborer des plans et se préparer à faire face à de telles crises, les difficultés liées à la gestion de l’imprévu continueront de jouer un rôle essentiel dans la gestion des crises, notamment pour ce qui est de la fourniture d’une assistance humanitaire.

Bien que présentant des caractéristiques semblables, les événements qui se sont produits dans plusieurs pays d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient se distinguaient clairement à certains égards. La situation en Libye, par exemple, constituait un conflit armé à part entière, avec des dimensions internationales et non internationales. Plusieurs autres situations de violence ont donné lieu à une forte répression de la part des services de sécurité étatiques face aux soulèvements populaires ou aux troubles civils.

Il est trop tôt pour prédire les effets à moyen et à long terme de ces événements. Certains pays semblaient bien partis pour redéfinir pacifiquement un avenir constitutionnel, politique et social différent pour leur peuple. D’autres risquaient au contraire de connaître des phases plus longues d’instabilité, de troubles et de conflit.

Deuxièmement, dix ans après les attaques du 11 septembre 2001, la nature de la « lutte contre Al-Qaïda et ses alliés » a continué d’évoluer, les plus grands déploiements de forces conventionnelles effectués par les États-Unis d’Amérique et l’OTAN en Afghanistan ou en Irak laissant progressivement la place à de nouvelles stratégies, ayant recours aux drones et à des opérations militaires directes plus légères.

Troisièmement, le monde a continué de connaître un nombre important de conflits armés qui se prolongeaient. Peu de conflits étaient nourris par des causes idéologiques clairement exprimées. La plupart étaient des conflits internes qui avaient éclaté pour des motifs économiques, souvent absolument criminels. La prolongation de ces confrontations – dépassant souvent 20, 30 ou 40 ans – avait conduit à la généralisation du non-respect des lois. Des régions entières non seulement n’étaient plus sous le contrôle des services de sécurité étatiques mais elles n’étaient plus non plus servies par les institutions publiques d’aide sociale et de santé. Dans ces régions se trouvaient des groupes sans foi ni loi, extrêmement divers et fragmentés, parmi lesquels des groupes armés officiels et non officiels, des groupes soutenus par l’État mais fréquemment non étatiques. Poursuivant des intérêts économiques illicites plutôt que des objectifs idéologiques ou politiques, ils se sont mis à contrôler le territoire et sa population avec une brutalité et une violence extrêmes.

Les situations dans lesquelles de larges pans du tissu institutionnel du pays avaient été absorbés par des économies de guerre structurées ont été extrêmement difficiles à gérer sur le plan politique ou en termes de médiation. Lorsque nombre d’acteurs concernés n’avaient que peu d’intérêt à abandonner leurs perspectives commerciales liées au conflit, au profit d’un futur poste ministériel ou parlementaire, la logique de la prédation l’a emporté sur celle de la conscience sociale et de la vision politique.

Dans certains contextes, les conséquences de la criminalité transnationale organisée ont commencé à être considérées comme une véritable menace stratégique, au vu du niveau d’organisation des groupes impliqués et de leur capacité d’infiltrer les institutions publiques, afin d’obtenir le contrôle sur des bandes de territoire national, et d’agir au-delà des frontières nationales. La confrontation entre les forces de sécurité étatiques, d’un côté, et les groupes criminels et les cartels, de l’autre, a exposé à la fois les populations locales et les migrants à des actes effrayants de mauvais traitement et de brutalité, avec les conséquences dévastatrices qui en résultent sur le plan humanitaire.

Le monde a en outre subi les effets combinés des crises économique et financière. Les indices des prix appliqués aux produits alimentaires au niveau international ont atteint un pic au début de l’année 2011, ce qui a aggravé la situation d’innombrables personnes souffrant déjà d’un conflit armé, de l’exclusion sociale, du manque d’emploi et d’autres pressions. La diminution des envois de fonds de l’étranger a, dans certains pays, affaibli les capacités de résilience des populations dépendant largement de ces revenus. Ces tendances, provoquées par une demande alimentaire accrue dans plusieurs parties du monde et par les conséquences de la sécheresse et des inondations, ont continué d’attiser les troubles et les conflits, sans qu’on ne voie de fin prochaine.

les opérations : bilan, approche et problèmes relevés dans différents domaines

En 2011, le CICR a été en mesure de répondre efficacement à plusieurs crises qui se sont produites, dont un certain nombre de conflits imprévus. En Côte d’Ivoire, ses relations de longue date avec toutes les parties et sa présence dans les régions sensibles lui ont permis d’adapter rapidement ses activités au conflit postélectoral qu'il avait prévu. En Libye, l’institution a d’abord dû établir une présence et forger des relations pour obtenir l’accès aux populations touchées, en premier dans l’est, en travaillant depuis Benghazi, puis peu après, aussi depuis Tripoli. Elle a également réussi à mener des activités en réponse aux événements en Égypte, en République arabe syrienne, en Tunisie et au Yémen.

Le CICR a pu s’adapter aux crises qui ont éclaté soudainement, grâce aux améliorations qu’il avait apportées récemment à ses systèmes de déploiement rapide, à son engagement à répondre aux situations d’urgence et à ses partenariats avec les Sociétés nationales. Parmi les autres facteurs qui lui ont permis d’agir dans les conflits armés et autres situations de violence qui se prolongeaient, il faut noter sa présence étendue, sa proximité avec les populations, ainsi que sa neutralité, son indépendance et son impartialité.

Le CICR a fait en sorte d’assumer ses responsabilités et ses devoirs eu égard à un solide budget initial pour ses opérations sur le terrain (CHF 1 047 millions), à des rallonges budgétaires s’élevant au total à CHF 159 millions pour les crises en Côte d’Ivoire (et ses conséquences au Libéria), en Libye et en Somalie, et à diverses autres opérations exigeantes dans des pays comme l’Afghanistan, la Colombie, l’Irak, Israël et les territoires occupés, le Pakistan, les Philippines, la République démocratique du Congo (RDC), le Soudan et le Soudan du Sud. Au début de l’année 2011, en raison d’estimations pour le budget initial trop basses, le CICR a réduit les activités qu’il avait prévues sur le terrain à CHF 79 millions1, ce qui s’est répercuté sur les programmes menés dans certains pays.

Tout au long de 2011, les collaborateurs du CICR sur le terrain et le personnel des Sociétés nationales se sont employés à faire face aux multiples vulnérabilités et souffrances des hommes, des femmes et des enfants dans les zones de conflit armé à travers le monde.

Indépendamment du contexte, la priorité a toujours été de réduire les risques et de couvrir les besoins des personnes et des communautés en fonction des circonstances particulières qui étaient les leurs, en prenant notamment en compte les questions liées au sexe. En répondant aux besoins que ce soit dans les crises aiguës ou prolongées, le CICR a cherché à diversifier ses activités selon les vulnérabilités propres aux personnes et à renforcer leur résilience en les associant activement au processus, le but étant de les aider à faire face à leur situation, à l’améliorer ou à la transformer.

Les activités menées en vue d’atténuer les vulnérabilités dans les crises aiguës comme en Côte d’Ivoire et en Libye visaient en premier lieu les personnes directement touchées par les combats : les blessés par arme, les civils en danger, les personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays, fuyant les zones de combat, et les détenus susceptibles d’être victimes de mauvais traitements ou de disparition.

Il y avait aussi les effets indirects résultant : des restrictions imposées durablement à la circulation ; des diverses formes d’humiliation ; de la détérioration progressive de l’état de santé et des conditions sanitaires de l’ensemble de la population vivant dans les zones de conflit et autour ; du manque d’accès à l’eau potable, aux terres arables, aux services essentiels ou à l’assistance humanitaire ; et même des décès dus à des maladies que l’on aurait pu largement éviter. Ces dernières années, le CICR s’est attaché à mieux comprendre ces effets indirects et il a adapté sa réponse en conséquence.

Dans des pays comme l’Afghanistan, l’Irak ou la RDC, il fallait accorder une attention particulière à la fois aux effets directs et indirects. Par exemple, à Kandahar (Afghanistan), le CICR a soutenu tant la chirurgie de guerre que les services de gynécologie et d’obstétrique de l’hôpital.

Au cours des dernières années, des efforts plus importants ont été déployés pour répondre aux besoins des familles des personnes portées disparues et des victimes d’actes de violence sexuelle. En 2011, le CICR s’est employé à mieux prendre en compte les problèmes de santé mentale dans ses activités en faveur des détenus et des civils traumatisés par les comportements particulièrement brutaux de certains groupes armés.  

Étant donné que les conflits armés touchent les personnes différemment selon leur sexe et leur âge, le CICR a sensiblement affiné son analyse des besoins spécifiques des femmes et des filles, ainsi que la réponse qu’il leur a apportée.

En 2011, l’institution a établi de nombreux partenariats opérationnels efficaces avec les Sociétés nationales. Dans des contextes comme l’Afghanistan, la Colombie, la Côte d’Ivoire, Israël et les territoires occupés, la Libye, le Nigeria, la République arabe syrienne, la Somalie, et le Yémen, ces partenariats l’ont grandement aidée à étendre le champ de son action et à renforcer les effets de ses activités, notamment en ce qui concerne les programmes d’assistance et le rétablissement des liens familiaux.

Les équipes du CICR ont continué de participer activement à divers mécanismes de coordination sur le terrain, que ce soient des réunions de groupes ou autres, en cherchant à déterminer les besoins qui n’étaient pas couverts et à éviter les chevauchements d’activités.

Les tendances et les besoins indiqués plus haut ont posé des défis majeurs à la communauté humanitaire. Les crises en Côte d’Ivoire et en Libye ont confirmé que certains acteurs humanitaires essentiels avaient perdu leur capacité d’intervenir durant les phases d’urgence des conflits armés. Cela pouvait être en partie dû à des préoccupations en matière de sécurité et à des contraintes imposées aux organismes d’aide humanitaire de l’ONU lors des interventions militaires autorisées par les Nations Unies. Chose plus inquiétante, certaines ONG internationales parmi les plus grandes n’ont pas réalisé d’activités significatives dans aucun des deux pays.

Si les nouvelles formes de rejet et d’instrumentalisation de l’action humanitaire à la suite des événements du 11 septembre 2001 sont bien connues, les contraintes que se sont imposées eux-mêmes des organismes d’aide humanitaire étaient parfois sous-estimées. Une fois encore, en 2011, certains organismes ont appelé, dans plusieurs contextes, des contingents militaires étrangers afin de les protéger lors de l’accès à certaines régions, alors que d’autres y travaillaient sans escorte. Ces approches et ces normes contradictoires ont contribué à brouiller les perceptions que le public avait de la communauté humanitaire au sens large.

La diversité de plus en plus grande du secteur humanitaire était un autre facteur important, avec des changements profonds résultant de la présence et de l’assurance croissantes des organismes et des associations venant d’Afrique, d’Amérique latine, d’Asie et du Moyen-Orient. En Somalie et en Libye, deux communautés humanitaires distinctes travaillaient côte à côte sans interagir.

L’Afrique

Outre les opérations d’urgence en Côte d’Ivoire et en Libye, le CICR a poursuivi ses activités dans plusieurs autres pays africains. Son opération en Somalie s’est avérée être sa plus grosse opération à travers le monde, après une rallonge budgétaire importante qui visait à atténuer les conséquences de la sécheresse et à porter secours à environ un million de personnes souffrant de malnutrition grave dans les régions du centre et du sud du pays.

Si le CICR a continué d’être bien perçu par les différents acteurs sur le terrain, il a dû relever des défis majeurs dans le contexte somalien très risqué, tenant tant à l’insécurité qu’au fait de devoir rendre des comptes au sujet de ses distributions de secours. Bien que des dizaines de milliers d’enfants, de mères allaitantes et autres personnes particulièrement vulnérables aient reçu une assistance du Croissant-Rouge de Somalie et du CICR, les distributions de vivres ont été plus lentes que prévu et se sont donc poursuivies en 2012.

L’Afrique de l’est a connu un grand changement à la suite de l’indépendance du Soudan du Sud. Fort de sa longue présence dans le pays, le CICR a installé toute une délégation dans la nouvelle République du Soudan du Sud. Il a également continué d’opérer au Soudan, et a notamment mené des activités importantes au Darfour (destinées à soutenir les moyens d’existence). L’institution n’a pas pu avoir accès au Kordofan Sud et n’a eu qu’un accès limité dans l’État du Nil bleu.

Le CICR a cherché à étendre le champ de ses activités dans des régions du Nigeria touchées par les violences intercommunautaires, en travaillant en étroit partenariat avec la Croix-Rouge du Nigeria. Il a maintenu une vaste opération en RDC, et a réglé divers problèmes liés à l’assistance et à la protection, en particulier dans l’est du pays.

L’Asie

L’Asie du Sud a été une fois de plus au centre des activités du CICR. L’opération en Afghanistan était axée sur les visites aux personnes détenues soit par les forces internationales, soit par les forces afghanes. La question du transfert progressif des responsabilités en matière de détention aux autorités afghanes a régulièrement fait l’objet de discussions. Le CICR a continué d’apporter à plusieurs hôpitaux et dispensaires un soutien de taille, comprenant aussi des sessions de formation. Les activités de réadaptation physique dont ont bénéficié des milliers de personnes handicapées en Afghanistan ont représenté une part non négligeable de l’opération, de même que la coopération avec le Croissant-Rouge afghan, un partenaire essentiel.

Dans son opération au Pakistan, le CICR a fait face à des difficultés et des contraintes multiples. Ses activités médicales, notamment dans le contexte de son hôpital à Peshawar et de son programme de chirurgie de guerre à Quetta, ont été efficaces et appréciées. Cependant, l’accès qu’il avait à certaines régions touchées par la violence a été considérablement limité, ce qui a réduit sa capacité de venir en aide à la population civile.

Ailleurs en Asie, le CICR a mené diverses activités en Inde, aux Philippines et en Thaïlande. Ses opérations au Bangladesh, au Népal et à Sri Lanka ont été de faible envergure ou ont été réduites. Au Myanmar, l’institution a repris son dialogue sur ses différentes activités.

Les délégations du CICR en Chine, aux Fidji, en Inde, en Indonésie, en Malaisie et en Thaïlande, ainsi que ses bureaux à Sydney (Australie) et à Tokyo (Japon), ont contribué de manière importante à renforcer le dialogue de l’institution avec des acteurs gouvernementaux de premier ordre et des représentants de grandes institutions publiques, au sujet de ses priorités sur le plan humanitaire et de ses approches.

L’Europe et les Amériques

Dans les Amériques, le principal théâtre d’opération du CICR est resté la Colombie, où il a poursuivi ses différentes activités en faveur des détenus, des otages, des civils touchés par la contamination par les armes, des femmes exposées à la violence sexuelle et des personnes déplacées à l’intérieur du pays. L’institution a continué d’adapter sa présence au conflit armé en constante évolution dans le pays. La coopération avec la Croix-Rouge colombienne s’est révélée être essentielle dans diverses situations.

Dans plusieurs régions d’Amérique centrale et d’Amérique du Sud, le CICR a aidé les Sociétés nationales à faire face aux conséquences de la violence armée organisée qui avait pris des formes extrêmes dans certains contextes urbains. Bien que ces situations ne constituent pas des conflits armés, des dizaines de milliers de victimes, des attaques dirigées contre le personnel de santé et les structures médicales, et d’autres problèmes tout aussi graves qui appellent une action humanitaire ont été enregistrés.

Le CICR a continué de visiter les personnes détenues par les États-Unis au camp d’internement américain sur la base navale de Guantanamo (Cuba).

Bien que rationalisant ses activités et sa structure dans l’ouest des Balkans, le CICR a continué de concentrer ses efforts sur la question des personnes portées disparues et de leurs familles.

En Asie centrale, l’institution a réduit sa présence au Kirghizistan, établie après les violences intercommunautaires de 2010. Elle a maintenu une présence active en Ouzbékistan et au Tadjikistan.

Les délégations à Bruxelles (Belgique) et à Moscou (Fédération de Russie) ont constitué un cadre essentiel pour le dialogue et l’établissement de relations avec des institutions de l’Union européenne, l’OTAN, l’Organisation du traité de sécurité collective et des institutions publiques russes, au sujet des crises majeures qui ont éclaté en 2011, notamment en Libye et dans la République arabe syrienne.

Le Moyen-Orient

Tandis que les événements du printemps arabe se déroulaient, le CICR a élargi le champ de son action dans des pays comme la République arabe syrienne et le Yémen. Dans le contexte syrien, il a notamment mené des activités nouvelles face à la flambée de violence (efforts déployés pour visiter les détenus ; soutien fourni aux hôpitaux et aux sections du Croissant-Rouge arabe syrien portant assistance aux civils touchés et aux blessés). Au Yémen, le CICR a renforcé ses activités dans les villes frappées par les troubles civils, tandis qu’il poursuivait son travail en lien avec le conflit armé (par exemple, visites aux détenus, aide aux personnes déplacées dans le nord et le sud du pays, soutien médical et réadaptation physique).

L’Irak a continué d’être le théâtre d’une opération majeure. Des dizaines de milliers de personnes détenues sous la responsabilité des autorités irakiennes ont été visitées, ce qui reflète une tendance positive au cours des deux dernières années. Le CICR a réduit son soutien direct aux structures médicales, après que le gouvernement s’est engagé à assumer sa responsabilité de répondre à ces besoins. L’institution s’est alors concentrée sur des segments de la population rencontrant des difficultés particulières, tels que les femmes à la tête d’une famille. Elle a maintenu un éventail de services dans les régions les plus touchées par la violence, au nord de la capitale. Israël et les territoires palestiniens occupés ont connu des évolutions majeures, notamment à la suite de la libération d’un soldat israélien et de centaines de détenus palestiniens, et après que l’Autorité palestinienne a eu lancé diverses initiatives en vue d’être reconnue comme État membre de l’Organisation des Nations Unies à New York (États-Unis d’Amérique). Le CICR a continué d’axer ses activités sur le suivi des conditions de détention des personnes emprisonnées en Israël, en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, la préparation aux situations d’urgence avec la Société du Croissant-Rouge palestinien, le soutien apporté aux moyens d’existence et les projets d’approvisionnement en eau et d’assainissement, principalement dans la bande de Gaza.

 

Note
1. Bien que le CICR ait réduit le budget de beaucoup de ses opérations, il n’a pas procédé à une révision formelle de ses budgets initiaux. Les coupures ont été décidées à la suite d’un examen des plans d’action pour 2011, qui a permis à l’institution de déterminer les coûts directs et indirects qui pourraient être réduits ou complètement supprimés en raison d’un changement de situation ou de la possibilité de reporter une activité, ou encore, dans des cas exceptionnels, à la suite d’une décision de supprimer un objectif. Des plafonds de dépenses ont également été imposés aux délégations et au siège.


Photos

Pierre Krähenbühl 

Pierre Krähenbühl
© ICRC

Afghanistan, Kandahar, hôpital régional de Mirwais. Une membre du personnel soignant examine un enfant. 

Afghanistan, Kandahar, hôpital régional de Mirwais. Une membre du personnel soignant examine un enfant.
© CICR / S. Lenelle / v-p-af-e-01828

République centrafricaine, Bria. Le CICR et la Société de la Croix-Rouge centrafricaine distribuent des biens de première nécessité à un millier de familles dont les maisons ont été détruites ou très endommagées suite à des violences entre deux groupes armés. 

République centrafricaine, Bria. Le CICR et la Société de la Croix-Rouge centrafricaine distribuent des biens de première nécessité à un millier de familles dont les maisons ont été détruites ou très endommagées suite à des violences entre deux groupes armés.
© CICR / P. Proelleochs / v-p-cf-e-00679

République du Congo. Une femme du village de Owando reçoit du CICR des boutures de manioc, des outils agricoles et du matériel de pêche. 

République du Congo. Une femme du village de Owando reçoit du CICR des boutures de manioc, des outils agricoles et du matériel de pêche.
© CICR / J. Torgovnik / v-p-cg-e-00123

Côte d'Ivoire, département de Zouan-Hounien, Ligaleu. Une jeune fille est réunie avec sa famille. 

Côte d'Ivoire, département de Zouan-Hounien, Ligaleu. Une jeune fille est réunie avec sa famille.
© CICR / G. Van Hoever / v-p-ci-e-00252

Syrie, village d'Al-Hambushiyah. Distribution de nourriture par le CICR et le Croissant-Rouge arabe syrien. 

Syrie, village d'Al-Hambushiyah. Distribution de nourriture par le CICR et le Croissant-Rouge arabe syrien.
© CICR / I. Malla / v-p-sy-e-00082

Lybie, Ajdabya. Une déléguée du CICR et un volontaire du Croissant-Rouge libyen s'entretiennent avec des personnes originaires du Bangladesh, qui travaillaient pour une entreprise de nettoyage des routes en Libye lorsque les combats ont éclaté. 

Libye, Ajdabya. Une déléguée du CICR et un volontaire du Croissant-Rouge libyen s'entretiennent avec des personnes originaires du Bangladesh, qui travaillaient pour une entreprise de nettoyage des routes en Libye lorsque les combats ont éclaté.
© CICR / J. Björgvinsson / v-p-ly-e-00046

Colombie, village de Chuapal. Un employé du CICR discute avec la population locale dans une pépinière de cacaoyers installée par le CICR, un projet visant à développer des revenus alternatifs. 

Colombie, village de Chuapal. Un employé du CICR discute avec la population locale dans une pépinière de cacaoyers installée par le CICR, un projet visant à développer des revenus alternatifs.
© CICR / B. Heger / v-p-co-e-02114