• Envoyer
  • Imprimer

Entre insurrection et gouvernement : l'action du Comité international de la Croix-Rouge durant la guerre d’Algérie (1954-1962)

30-09-2011 Article, Revue internationale de la Croix-Rouge, No. 883, de Françoise Perret et François Bugnion

Mettant aux prises durant plus de sept ans un mouvement insurrectionnel armé et le gouvernement français, la guerre d’Algérie allait devenir l’archétype des guerres de libération nationale. Ce conflit a porté à leur paroxysme les nouvelles conditions de lutte de la guerre révolutionnaire, caractérisées par le recours aux attentats terroristes, la répression et la guerre de l’ombre.

Introduction

Mettant aux prises durant plus de sept ans un mouvement insurrectionnel armé – le Front de libération nationale (FLN) – et le gouvernement français, la guerre d’Algérie allait devenir l’archétype des guerres de libération nationale. Ce conflit allait porter à leur paroxysme les nouvelles conditions de lutte de la guerre révolutionnaire, caractérisées par le recours aux attentats terroristes, la répression et la guerre de l’ombre. Sur le plan humanitaire, il allait poser, plus crument qu’aucun conflit antérieur, le défi d’assurer le respect des règles humanitaires dans une guerre asymétrique. Le CICR allait devoir affronter le triple défi de proposer ses services à un gouvernement confronté à une insurrection armée qu’il prétend résorber par des moyens policiers, de prendre contact avec un mouvement de libération et de conduire une action humanitaire dans l’environnement d’une guerre insurrectionnelle.

Biographie

Françoise Perret, licenciée en Droit, a travaillé plus de trente ans au Comité international de la Croix-Rouge (CICR) en qualité de déléguée, notamment en Pologne et en Afrique, puis comme rédactrice et chargée de recherches historiques.
François Bugnion, docteur ès Sciences politiques, a été délégué du CICR en Israël et dans les territoires occupés, au Bangladesh, en Turquie et à Chypre, puis chef de délégation au Tchad, au Vietnam et au Cambodge. De 2000 à 2006, il était directeur du Droit international et de la Coopération au CICR. Depuis mai 2010, il est membre de l’Assemblée du CICR.


Pages associées