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Naissance d’une idée : la fondation du Comité international de la Croix-Rouge et celle du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. De Solférino à la première Convention de Genève (1859-1864)

31-12-2012 Article, Revue internationale de la Croix-Rouge, No. 888, de François Bugnion

Résumé

Confronté à l’horreur d’un champ de bataille et témoin de l’abandon des blessés de guerre, Henry Dunant a su tirer de ce traumatisme deux idées de génie : la création de sociétés de secours volontaires permanentes et l’adoption d’un traité protégeant les militaires blessés et tous ceux qui s’efforcent de leur venir en aide. À l’initiative de Gustave Moynier, un Comité se forme à Genève pour mettre en oeuvre les propositions de Dunant. Ce Comité – qui prendra bientôt le nom de Comité international de la Croix-Rouge (CICR) – réunit deux conférences internationales, dont la première pose les bases des futures sociétés de secours et dont la seconde adopte la première Convention de Genève. Le présent article vise à retracer les circonstances qui ont conduit à la création du CICR, puis à celle du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, de Solférino à l’adoption de la Convention de Genève.

Biographie

François Bugnion est un consultant indépendant en droit et en action humanitaires. Il est entré au service du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) en mai 1970 et a servi l‟institution comme délégué en Israël et dans les territoires occupés, au Bengladesh, en Turquie et à Chypre, puis comme chef de mission au Tchad, au Viet Nam et au Cambodge. De 2000 à 2006, il était directeur du Droit international et de la Coopération au CICR. Il est membre du CICR depuis mai 2010. Il est l‟auteur de plus de 50 publications portant sur le droit international humanitaire et sur le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.


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