• Envoyer
  • Imprimer

Protection des journalistes et des médias en période de conflit armé

31-03-2004 Article, Revue internationale de la Croix-Rouge, 853, de Alexandre Balguy-Gallois

Les journalistes qui exercent leur métier dans les zones de conflit armé se trouvent confrontés à des conditions de travail toujours plus complexes, difficiles et dangereuses. Il est important de rappeler qu’ils jouissent d’une protection spéciale, accordée par le droit international humanitaire. L’auteur de cet article examine la protection qui est offerte aux journalistes et aux médias dans les situations de conflit armé, tant en vertu de la protection générale dont bénéficient les civils et les biens de caractère civil que des dispositions particulières relatives aux journalistes. (en français)

     

Alexandre Balguy-Gallois
est chargé d’enseignement à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne et à l’Institut catholique de Paris. Il est consultant juridique pour Reporters sans frontières. 
   
Résumé 
 

Le récent conflit en Irak illustre parfaitement la tendance générale à l’augmentation des risques du métier de journaliste dans les zones de conflit armé. Il est donc utile de rappeler que les attaques contre les journalistes et les équipements des médias sont illicites, parce que ceux-ci jouissent de la protection accordée par le droit international humanitaire, respectivement, aux personnes et biens civils, sauf s’ils apportent une contribution effective à l’action militaire. Les médias ne peuvent être considérés comme des cibles légitimes, même lorsqu’ils sont employés à des fins de propagande, à la condition toutefois qu’ils ne soient pas détournés pour inciter à commettre des violations graves du droit humanitaire. Sans que cela leur soit spécifique, les journalistes et les médias se voient accorder en outre le bénéfice de certaines mesures de précaution comme le principe de proportionnalité ou l’obligation d’avertissement. Il semble toutefois nécessaire aujourd’hui d’envisager l’adoption d’un nouvel instrument, d’une part pour réaffirmer le droit humanitaire applicable aux journalistes et aux médias et rétablir ainsi dans leur autorité certaines normes fondamentales souvent malmenées, et d’autre part pour améliorer le droit existant et répondre aux exigences de notre époque comme, par exemple, le phénomène des journalistes « embedded ». C’est la vocation de la « Déclaration sur la sécurité des journalistes et des médias en situation de conflit armé » élaborée en 2003 par Reporters sans frontières

 

       
        pdf file     Texte intégral      (153kb)    
  fichier PDF Aide 
 


Pages associées