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Les villes pour cible : débats et silences autour des bombardements aériens de la Seconde Guerre mondiale

30-09-2005 Article, Revue internationale de la Croix-Rouge, 859, de Charles S. Maier

Cet article nous reporte aux premiers débats qui ont eu lieu sur la moralité des bombardements des villes avant et pendant la Seconde Guerre mondiale. Il tente d’analyser à la fois l’argumentaire moral et son contexte historique, des années 1940 à nos jours. (en français)

     

Charles S. Maier
est professeur d’histoire, titulaire de la chaire Leverett Saltonstall, au Centre d’études européennes Minda de Gunzburg de l’université de Harvard, Cambridge, États-Unis. 

   
Résumé 
Cet article nous reporte aux premiers débats qui ont eu lieu sur la moralité des bombardements des villes avant et pendant la Seconde Guerre mondiale. Il tente d’analyser à la fois l’argumentaire moral et son contexte historique, des années 1940 à nos jours. La doctrine des « dommages collatéraux », qui admettait que l’attaque des usines ennemies était acceptable même si elle coûtait la vie à des civils et détruisait leurs maisons, a été vite étendue au-delà de son sens originel. Après la guerre, le largage de la bombe atomique est devenu un sujet en soi, à distinguer du recours antérieur au bombardement traditionnel, même si le bombardement traditionnel aboutissait à des résultats tout aussi dévastateurs. La question de savoir quelle force était justifiée à l’encontre des civils a été marquée par une double inhibition : les réticences des commentateurs allemands à sembler vouloir excuser le IIIe Reich, et la difficulté des Américains à sembler dénigrer ceux qui s’étaient battus dans « la bonne guerre ».  

       
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  Article inclus dans la sélection française 2005 de la Revue internationale de la Croix-Rouge.


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