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Les pires cicatrices ne sont pas toujours physiques : la torture psychologique.

30-09-2007 Article, Revue internationale de la Croix-Rouge, 867, de Hernán Reyes

La torture utilise souvent des méthodes qui provoquent des souffrances psychologiques intenses et qui perturbent profondément les sens et la personnalité. Cet article décrit comment certaines méthodes psychologiques, qui ne sont pas assimilées à des mauvais traitements lorsqu'elles sont prises isolément, peuvent se transformer en torture si elles sont répétées et intégrées dans un processus global de torture. (en français)

     

Le docteur Hernan Reyes, de la Division de l’assistance du CICR, est spécialisé dans les aspects médicaux de la détention et a visité de nombreux centres de détention dans le monde. 
   
Résumé 
La pratique de la torture au cours des interrogatoires comprend souvent des méthodes qui n’agressent pas le corps ou ne causent pas de douleur physique, mais qui entraînent une douleur et des souffrances psychologiques aiguës et qui altèrent profondément les facultés et la personnalité. La mise au secret et la privation prolongée de sommeil ne sont que deux exemples de ces méthodes de torture psychologique, Les méthodes psychologiques, qui ne s’apparentent pas à des mauvais traitements lorsqu’elles sont considérées isolément, sont assimilables à des traitements inhumains ou dégradants voire à des actes de torture quand elles sont appliquées conjointement avec d’autres techniques et/ou pendant de longues périodes. Souvent, ces méthodes psychologiques sont indissociables de l’ensemble du processus de torture et constituent un « contexte général » de harcèlement et de contrainte. Le facteur d’« accumulation dans la durée » doit donc être considéré comme faisant partie du système de torture psychologique.

       
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