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Égypte : des parlementaires arabes s’efforcent d’améliorer la mise en œuvre du droit international humanitaire

07-05-2010 Événement

Une importante conférence sur la mise en œuvre du droit international humanitaire a réuni des membres de parlements arabes du 4 au 6 mai au Caire, en Égypte. L’événement était organisé par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) en coopération avec l’Assemblée du Peuple d’Égypte et l’Union interparlementaire arabe (UIPA).

Information

Où : Genève

Quand : 04.05.2010 - 06.05.2010

     
    ©ICRC/M. Sultan      
   
De gauche à droite : Nour El-din Boushkoj, Secrétaire général de l'Union parlementaire arabe, Ahmed Fathi Sorour, Président de l'Assemblée du Peuple d'Égypte et Klaus Spreyermann, chef de la délégation du CICR au Caire.      
         

     

 

     

« C’est un pas décisif vers un plus grand respect des civils et des personnes qui s’emploient à leur prêter assistance, a déclaré Klaus Spreyermann, chef de la délégation du CICR au Caire. Les parlementaires arabes qui ont participé à la conférence se sont montrés déterminés à protéger la dignité humaine en faisant en sorte que les législations nationales soient adaptées aux dispositions du droit international humanitaire. »

Quarante représentants algériens, bahreïnites, égyptiens, koweïtiens, marocains, omanais, palestiniens, qatariens, saoudiens, syriens et tunisiens ont pris part à cet événement.

L’objectif était de coordonner les efforts déployés par l’UIPA et le CICR pour aider les parlements arabes à mettre en œuvre le droit international humanitaire en établissant un plan d’action régional.

Trois grandes séries de recommandations ont été formulées dans le cadre de cette conférence. La première souligne la nécessité de coordonner l’examen des législations nationales pour veiller à ce qu’elles intègrent les dispositions du droit international humanitaire relatives aux crimes de guerre, à la croix rouge et à d’autres emblèmes, aux biens culturels et aux personnes portées disparues. Il est également nécessaire de garantir que l’adhésion aux traités de droit international humanitaire est conforme aux législations nationales et de proposer un mécanisme de ratification qui réponde aux intérêts nationaux de chaque pays. Les participants ont demandé à l’UIPA de définir une approche globale s’agissant de l’adhésion aux traités et de leur mise en œuvre au niveau national, et ce, en coopération avec le CICR.

Une deuxième série de recommandations prie instamment les parlements arabes de diffuser le droit international humanitaire auprès de leurs membres et de leur personnel, tout en prenant des mesures pour promouvoir cette branche du droit auprès du public en général.

Il a également été recommandé que l’UIPA et le CICR créent un comité chargé d’assurer le suivi de ces différentes questions. Parallèlement, des groupes de travail parlementaires nationaux devraient être constitués dans chaque pays pour suivre la mise en œuvre du plan d’action et encourager l’échange d’informations entre les pays. Enfin, les participants ont recommandé d’établir des centres de documentation en vue de faciliter la recherche dans le domaine du droit international humanitaire.