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République démocratique du Congo : faits et chiffres 2012

18-04-2013 Faits et chiffres

Prévention des violences à l'encontre de la population civile

En 2012, l e CICR a poursuivi ses efforts pour protéger la population civile des conséquences des conflits armés et de la violence, en augmentant sa présence auprès des populations des zones affectées et en renforçant son dialogue confidentiel avec les acteurs armés étatiques et non étatiques. Sur la base des allégations de violations du droit international humanitaire constatées par ses équipes sur le terrain, le CICR est intervenu quasi quotidiennement auprès des parties en présence. Chaque intervention a fait l’objet d’un suivi.

Protection des personnes privées de liberté

Afin de promouvoir un traitement humain et des conditions de détention conformes aux lois congolaises et aux standards internationaux, le CICR a, en 2012 :

  • effectué 370 visites à plus de 17 000 détenus dans une centaine de lieux de détention civils ou militaires ;
  • suivi individuellement 1 600 détenus en leur offrant notamment la possibilité de maintenir le contact avec leurs proches grâce aux messages Croix-Rouge.

Rétablissement des liens entre les membre de familles séparés par les conflits

En raison des déplacements de populations, les membres de nombreuses familles ont été séparés, parfois au-delà des frontières. En collaboration avec la Croix-Rouge de la RDC, le CICR a mis tout en œuvre afin de permettre aux membres des familles séparées de reprendre contact ou d'être réunis, soit en RDC, soit dans un pays limitrophe.

En 2012, le CICR a :

  • réuni avec leurs familles plus de 940 enfants séparés de leurs proches et 270 enfants anciennement enrôlés auprès de forces et groupes armés ;
  • rendu visite à plusieurs centaines d'enfants au passé militaire, de retour dans leur famille, afin de s'assurer qu'ils sont bien intégrés. Une centaine ont reçu un kit scolaire ou de quoi initier un petit commerce ou une activité agricole ;
  • collecté et distribué plus de 46 000 messages Croix-Rouge.

Environ 1 400 enfants non accompagnés d'un proche dont 300 anciennement enrôlés auprès de forces et groupes armés étaient toujours en attente de retrouver leurs familles fin 2012. Ils vivent dans des centres de transit ou en familles d'accueil.

Amélioration des soins de santé

Poursuivant son assistance régulière aux centres de santé et aux hôpitaux du pays, le CICR a, en 2012 :

  • pris en charge le traitement médical de près de 1 700 blessés par balle ;
  • évacué près de 340 blessés de guerre vers une structure médicale adéquate ;
  • envoyé, en novembre 2012, deux équipes chirurgicales qui ont effectué 206 opérations ;
  • approvisionné sept structures sanitaires dans les Kivus en médicaments et matériel ;
  • fourni des services de réadaptation physique à plus de 760 blessés de guerre ;
  • soutenu 42 maisons d'écoute, qui accueillent et orientent les victimes de violences sexuelles ;
  • donné des médicaments aux dispensaires de 19 prisons (qui représentent plus de 31 000 consultations curatives) ;
  • fourni une assistance nutritionnelle thérapeutique à près de 1 000 détenus atteints de malnutrition sévère.

Accès à l'eau et à l'assainissement et constructions

Pour assurer un meilleur accès à l'eau potable, le CICR travaille en collaboration avec les structures locales, la REGIDESO, le Service National d'Hydraulique Rurale ou la Croix-Rouge de la RDC. En milieu rural, le CICR s'associe avec les services des eaux locaux.

En 2012, le CICR a :

  • amélioré plusieurs réseaux de distribution d'eau potable au profit de 2 millions de personnes dans les Kivus et en Province Orientale ;
  • acheminé de l'eau potable pour 90 000 déplacés ayant fui les combats dans le Rutshuru et pour les habitants de Goma et ses alentours ;
  • construit quatorze centres de santé et réhabilité plusieurs autres structures de santé ;
  • réhabilité les cuisines et amélioré l'approvisionnement en eau potable et les installations sanitaires de seize prisons.

Subvenir aux besoins essentiels et préserver les moyens d'existence

Le CICR intervient pour maintenir ou rétablir les moyens de subsistance permettant aux familles de victimes de conflits et de la violence armée de couvrir leurs besoins essentiels.

En 2012 le CICR a :

  • distribué des articles ménagers à environ 200 000 personnes (personnes déplacées, de retour ou  autres personnes vulnérables) et une assistance alimentaire à plus de 220 000 personnes ;
  • distribué des semences et des outils à près de 79 000 personnes, des boutures de manioc saines – afin de lutter contre la maladie de la mosaïque – à 100 000 personnes et fait bénéficier plus de 6 700 personnes d'un appui pour réhabiliter leurs étangs piscicoles ;
  • organisé des foires où 25 000 personnes ont pu s'approvisionner en produits essentiels ;
  • fait bénéficié 3 800 détenus dans huit prisons d'un programme d'assistance nutritionnelle grâce aux produits cultivés dans les jardins pénitenciers.

Coopération avec la Croix-Rouge de la RDC (CRRDC)

En 2012 le CICR à

  • poursuivi son soutien financier à la CRRDC et fourni entre autres douze kits pour les interventions d'urgence, 300 trousses de premier secours et du matériel pour la gestion des dépouilles mortelles ;
  • formé des volontaires à la gestion des dépouilles mortelles ;
  • formé en secourisme plus de 700 volontaires ;
  • soutenu les activités de prévention du choléra auprès des populations déplacées dans le Sud-Kivu ;
  • soutenu la CRRDC dans la réhabilitation de sources d'eau dans cinq villages ;
  • sensibilisé des volontaires aux risques liés aux restes explosifs de guerre.

Promotion du droit international humanitaire

Le CICR s'efforce de faire connaître les normes du droit international humanitaire et son action humanitaire, neutre et impartiale auprès des membres de l'armée, de la police ou des groupes armés et des autorités civiles.  

En 2012, le CICR a :

  • proposé à plus de 13 000 membres des forces armées et de sécurité de participer à des séances interactives avec études de cas adaptés au contexte local. Plus d'une centaine de membres de groupes armés ont participé à des séances similaires, et certains d'entre eux ont bénéficié d'une formation en premiers secours ;
  • maintenu un contact régulier avec des autorités et des représentants de la société civile afin d'échanger et de  faire connaître et respecter l'action du CICR sur le terrain.