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République démocratique du Congo : faits et chiffres, juillet à septembre 2012

15-11-2012 Faits et chiffres

Protection de la population civile dans les zones affectées par la violence armée

Le CICR, présent dans différentes régions du pays, est en contact direct avec les populations affectées par les opérations militaires et par la présence de porteurs d'armes. Il s'efforce de prévenir les atteintes à la vie et à la dignité et de veiller au respect du droit international humanitaire, par un dialogue avec toutes les parties aux conflits et par des interventions confidentielles.

Visites aux détenus

Le CICR s'efforce de promouvoir un traitement humain des détenus et des conditions de détention conformes aux lois congolaises et aux standards internationaux.

De juillet à septembre 2012 le CICR a :

  • visité près de 11 900 détenus lors de 83 visites dans 45 lieux de détention, assuré le suivi individuel de 700 d'entre eux et donné la possibilité aux détenus de maintenir le contact avec leurs proches grâce aux messages Croix Rouge;
  • fourni  quotidiennement de la nourriture à quelque 3 500 détenus par mois dans 7 prisons et camps de détention. Plus de 300 détenus atteints de malnutrition sévère ont bénéficié d'une assistance nutritionnelle thérapeutique et le régime alimentaire a été amélioré par des légumes cultivés dans les jardins pénitenciers ;
  • fourni des médicaments et du matériel médical à 16 dispensaires de prisons ;
  • amélioré les systèmes d'assainissement des prisons de Kipushi, Kisangani et Mbanza Ngungu ;
  • réhabilité des cellules de la prison de Matadi et l'infirmerie ainsi que plusieurs blocs sanitaires de la prison d’Uvira.

Rétablissement des liens familiaux

Les importants déplacements de populations occasionnés par le conflit armé et par la violence ont provoqué de nombreuses séparations dans les familles. Des enfants ont perdu le contact avec leurs proches, parfois par-delà les frontières de la RDC. En collaboration avec la Croix-Rouge de la RDC, le CICR poursuit ses efforts pour permettre aux membres de familles séparées de se retrouver ou de maintenir le contact.

De juillet à septembre 2012 le CICR a :

  • réuni 176 enfants séparés de leur famille dont 45 ex-enfants soldats avec leurs familles en RDC. Le CICR a également rapatrié 6 enfants pour les réunir avec leurs proches dans des pays limitrophes ;
  • suivi les cas d'une cinquantaine d'enfants préalablement réunis avec les leurs pour  s'assurer qu'ils sont bien intégrés dans leur famille et leur communauté ;
  • collecté environ 8 800 messages Croix-Rouge et distribué 8 000 en RDC, dont près de 700 en faveur d'enfants séparés de leur famille ;

Fin septembre, 770 enfants (dont 163 ex-enfants soldats), en attente d'être réunis avec leur famille avaient été placés dans des centres de transit ou en familles d'accueil.

Sécurité économique

Le CICR aide à assurer des moyens de subsistance aux familles affectées par le conflit armé et la violence.

De juillet à septembre 2012 le CICR a :

  • aidé plus de 60 000 personnes (déplacés, de retour après un déplacement ou résidents vulnérables) en leur fournissant des articles de base et distribué de la nourriture à plus de 48 000 personnes, en collaboration avec la CRRDC ;
  • distribué des semences, boutures et outils à quelque 40 000 personnes et aidé 2 000 personnes à réhabiliter des étangs piscicoles ;
  • entrepris deux projets de "travail contre argent" (cash for work) en concertation avec les communautés : la réfection de la route entre Ango et Dakwa et la piste d'atterrissage à Dakwa en Province Orientale. Un projet de réfection  de la piste d'Erengeti au Nord Kivu est aussi en cours.  Plus de 650 ménages ont participé à ces travaux ;
  • soutenu l'institut d'études et de recherches agricoles de Bukavu ;
  • lancé, avec la CRRDC, deux projets productifs : production de maïs dans le Rutshuru et reproduction de lapins dans le camp provisoire de Mugunga 1 près de Goma ;

Assistance médicale

De juillet à septembre 2012 le CICR a :

  • pris en charge les frais chirurgicaux de 217 blessés par balle ;
  • évacué 70 blessés de guerre ;
  • approvisionné en médicaments et matériel des structures médicales dont le centre de santé militaire d'Uvira et le centre de santé de Remeka ;
  • collaboré avec trois hôpitaux et plus d'une dizaine de centres de santé dans les Kivus ;
  • apporté son appui à 40 maisons d'écoute qui accueillent les victimes de violences, notamment sexuelles ;
  • fourni des services de réadaptation physique à 187 blessés de guerre, y compris l'appareillage et la fourniture de béquilles.

Eau et assainissement

Le CICR travaille en collaboration avec des structures locales (la Regideso, le Service National d'Hydraulique Rural et la Croix-Rouge de la RDC) pour assurer un meilleur accès à l'eau potable. En milieu rural, le CICR associe les comités d'eau locaux dans ses projets.

De juillet à septembre 2012 le CICR a :

  • remis en service, en partenariat avec la Regideso, l'approvisionnement en eau potable des 30 000 habitants de la localité de Kiliba après le remplacement de 17 km de conduites ;
  • amélioré l'accès à l'eau potable de plus de 44 000 personnes dans les Kivus ;
  • construit des installations sanitaires dans six villages du Rutshuru et acheminé de l'eau et réparé les conduites dans d'autres localités, en faveur de 50 000 personnes en état d'urgence sanitaire, parmi lesquelles des personnes déplacées en raison du conflit ;
  • réhabilité plusieurs structures de santé dans les Kivus, notamment le centre de santé de Busekera et l'hôpital de Walikale.

Coopération avec la Croix-Rouge de la RDC (CRRDC)

De juillet à septembre 2012 le CICR a :

  • fourni 5 kits d'intervention d'urgence comprenant des trousses de secours et autre matériel à la CRRDC ;
  • formé une vingtaine de cadres et volontaires de la CRRDC à l'évaluation initiale et la mise en œuvre de projets lors de deux ateliers.  

Promotion du droit international humanitaire et des principes humanitaires

De juillet à septembre 2012 , le CICR a organisé et animé des séances de diffusion et d'information à l’intention de :

  • près de 3 000 membres des forces armées et de sécurité des Kivus ;
  • plusieurs dizaines de membres de groupes armés des Kivus ;
  • des autorités et des représentants de la société civile aux niveaux national et local.