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Réduire l’impact humanitaire de la contamination par les armes – faits et chiffres 2011

27-03-2012 Faits et chiffres

En 2011, le CICR a :

  • mené des activités de prévention contre les dangers des mines dans 27 pays ou contextes. Il s’est notamment employé à : soutenir les organismes gouvernementaux de lutte contre les mines en leur apportant des conseils d'experts, des formations et un savoir-faire technique ; soutenir les Sociétés nationales dans la mise en œuvre d'activités ; mobiliser et convaincre les gouvernements et les autres acteurs de fournir toutes informations utiles pour agir efficacement contre les mines ; et mener des opérations de dépollution des zones contaminées. Le réseau mis en place pour lutter contre la contamination par les armes, composé de cinq conseillers régionaux, de délégués basés dans les pays concernés et de collaborateurs recrutés localement, a joué un rôle essentiel en apportant aux délégations du CICR et aux Sociétés nationales l'aide dont elles avaient besoin dans le cadre de ces activités ;
  • continué de prendre en compte les problèmes liés à la contamination par les armes dans les activités menées en coopération avec les Sociétés nationales dans les domaines de la sécurité économique, de la santé, de la protection des civils, de la sécurité du personnel, de l'eau et de l'habitat.

Exemples d'activités menées par le CICR pour réduire l’impact de la contamination par les armes dans le monde :

En Azerbaïdjan (Haut-Karabakh), le CICR a commencé à collecter des données sur les besoins de 400 victimes de mines ou de restes explosifs de guerre.

En Bosnie-Herzégovine, où le nombre de personnes tuées ou blessées par des mines ou des restes explosifs de guerre a augmenté de plus de 70 % en 2011, la Société nationale a contribué, en partenariat avec le CICR et avec l'appui du Centre national d'action contre les mines, à sensibiliser le grand public aux enjeux de la lutte contre ce fléau. Elle a également été étroitement associée à la stratégie nationale de lutte antimines. Deux aires de jeux sûres pour les enfants ont en outre été créées dans des communautés durement touchées par les mines.

Au Cambodge, la Société nationale a poursuivi ses activités de sensibilisation au danger des mines et de réduction des risques, avec le soutien de la Croix-Rouge australienne, de la Croix-Rouge de Norvège et du CICR. Depuis 2006, plus de 1 500 personnes (victimes de mines et personnes forcées de prendre des risques) ainsi que leurs familles ont bénéficié de microcrédits pour réduire autant que possible l’exposition aux risques, et améliorer les moyens de subsistance et la réinsertion sociale des victimes.

En Colombie, le CICR s'emploie à remédier aux conséquences à long terme de la contamination par les armes en mettant en œuvre toute une série de mesures, telles que la collecte de données sur les victimes, le recensement des zones potentiellement dangereuses, la réalisation d’activités de prévention dans le cadre du Système de gestion de l'information pour l'action antimines, la sensibilisation au danger des mines (comportements sûrs), le déploiement d’efforts transversaux de réduction des risques (proposition de solutions de remplacement), l'aide aux victimes (réadaptation physique, notamment) et la diffusion d'informations sur les droits des victimes.

En Côte d'Ivoire, le CICR a été la première organisation à conduire une mission humanitaire axée sur les effets de la contamination par les armes à la suite des affrontements qui se sont produits à Abidjan. Les collaborateurs de la Société nationale ont reçu une formation à la réduction des risques dus aux mines, organisée en étroite coordination avec l'Organisation des Nations Unies, et un programme d'action contre les mines a été mis en place.

En Érythrée, le CICR a apporté un soutien technique et financier à la Société nationale pour l'aider à recueillir des données et à mener des activités d'éducation au risque des mines auprès des personnes vivant sur les anciennes lignes de front avec l'Éthiopie ou à proximité de celles-ci.

En Irak, le CICR a détruit quelque 1 600 pièces de munitions non explosées dans 26 communautés de la province de Missan (sud du pays) ; il est la seule organisation à mener des opérations de ce type dans cette région.

En Jordanie, le CICR a fourni au Comité national de déminage et de réhabilitation un soutien technique pour ses activités d'éducation au risque des mines et d'aide aux victimes.

En Libye, le CICR a été la première organisation à déployer des équipes d'enquête technique et de déminage ; ces dernières ont détruit ou neutralisé plus de 3 500 engins en 2011, et déjà 3 000 depuis le début de cette année.

Au Népal, avec le soutien du CICR, la Société nationale a continué d'être le principal vecteur de sensibilisation au danger des mines, en collaboration étroite avec la Section de lutte antimines du ministère de la Paix et de la Reconstruction, qui est chargée de coordonner l'action contre les mines.

Au Sénégal, où il est en pourparlers avec les acteurs non étatiques qui tiennent les zones échappant au contrôle des autorités nationales, le CICR a accepté de procéder à l’évaluation de certains sites spécifiques dans dix villages, dont les habitants sont aujourd'hui déplacés ou réfugiés, afin de faciliter le retour en toute sécurité de ces personnes.

En Syrie, avec le soutien technique et financier du CICR, la Société nationale a continué de diffuser des consignes élémentaires de sécurité auprès de la population par l'intermédiaire des volontaires affectés aux unités de premiers secours et d'intervention d'urgence venant en aide aux habitants des zones contaminées de la région de Kuneitra.

Au Tadjikistan, avec le soutien du CICR, la Société nationale a remis en état huit aires de jeux sûres pour les enfants des régions frontalières. Ses volontaires ont sensibilisé au danger des mines et formé aux premiers secours quelque 30 000 personnes frappées par ce fléau. Diverses activités dans le domaine de l'approvisionnement en eau et de la sécurité économique ont en outre été menées pour aider les communautés touchées par le conflit armé.

Dans le Sahara occidental sous contrôle marocain, des volontaires du Croissant-Rouge marocain ont mené, avec le soutien du CICR, des activités de prévention contre les dangers des mines. Des activités similaires ont été mises en œuvre par l’ONG « Saharawi Campaign to Ban Landmines » dans des camps de réfugiés et des communautés touchées dans le territoire du Sahara occidental contrôlé par le Front Polisario.

Au Viet Nam, la Société nationale a continué ses activités de suivi des incidents liés à la contamination par les armes et de promotion des comportements sûrs dans la province de Quang Tri. Elle a apporté une assistance à 35 victimes de mines et à leurs familles, qui ont notamment reçu du bétail ou une formation professionnelle.

Au Zimbabwe, le CICR a procédé à une évaluation de l’impact humanitaire de la contamination par les armes dans le nord du pays ; il fournit actuellement aux autorités nationales des cours de remise à niveau et des équipements.


Photos

Brazzaville, quartier de Talangai. Un spécialiste CICR en neutralisation d'engins non explosés lors d'une opération de nettoyage et de sécurisation. 

Brazzaville, quartier de Talangai. Un spécialiste CICR en neutralisation d'engins non explosés lors d'une opération de nettoyage et de sécurisation.
© ICRC

Syrte, Libye. Des membres de l'équipe de déminage du CICR et un volontaire du Croissant-Rouge libyen font le compte des engins collectés. 

Syrte, Libye. Des membres de l'équipe de déminage du CICR et un volontaire du Croissant-Rouge libyen font le compte des engins collectés.
© CICR / X. Hu / v-p-ly-e-00319

Élèves d’une école du département du Cauca participant à un atelier sur les comportements sûrs organisé par le CICR.  

Élèves d’une école du département du Cauca participant à un atelier sur les comportements sûrs organisé par le CICR.
© ICRC / E. Tovar