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Irak: faits et chiffres 2011

29-03-2012 Faits et chiffres

En 2011, la violence persistante en Irak a fait payer un lourd tribut aux civils. Des décennies de conflit ont légué un fardeau humanitaire à la population : des dizaines de milliers de personnes cherchent à savoir ce qu'il est advenu de leurs proches disparus, et l'Irak est l’un des pays les plus lourdement contaminés par des munitions non explosées. L'accès aux services essentiels (eau potable et soins de santé adéquats, par exemple) est également resté très difficile pour de trop nombreux Irakiens, en particulier dans les zones rurales et exposées aux conflits.

Au cours de l'année, le CICR a étendu la portée de ses activités humanitaires dans les zones les plus durement touchées par le conflit et d’autres situations de violence, en particulier dans les territoires contestés et le centre de l'Irak. Il est notamment venu en aide à des personnes et des communautés vulnérables (femmes chefs de famille, personnes handicapées, agriculteurs dans le besoin, et personnes déplacées). L’appui aux efforts déployés par les autorités irakiennes pour faire la lumière sur le sort des personnes disparues ainsi que la visite aux détenus pour suivre leurs conditions de détention et le traitement qui leur est réservé demeurent l’une des priorités de l’institution. Le CICR s’est aussi employé à renforcer les services de soins de santé et de réadaptation physique, à améliorer l'accès à l'eau potable, à éliminer les munitions non explosées, et à répondre aux urgences humanitaires. Le CICR est resté déterminé à empêcher de nouvelles souffrances en assurant la promotion du respect du droit international humanitaire parmi les décideurs et les porteurs d'armes.

Cette année, le CICR poursuit les tâches humanitaires qu’il mène en faveur de la population irakienne depuis le déclenchement de la guerre Iran-Irak en 1980. Pour ce faire, il maintient le dialogue avec toutes les parties. Son objectif est de continuer à donner une voix et à apporter de l'aide, sans discrimination autre que celle fondée sur les besoins, aux personnes en difficulté.

Outre sa délégation à Bagdad, le CICR dispose de sous-délégations à Bagdad, Erbil, Najaf et Kirkouk, de bureaux à Basra, Soulaymaniya, Dohouk et Ramadi, et d’antennes à Amara, Nassiriya et Khanaqin. Le CICR compte aujourd’hui quelque 800 collaborateurs dans le pays, dont 700 ressortissants irakiens.


Photos

 

Basra – Grâce l'aide du CICR, Kamla a créé une petite entreprise de fabrication de briques. Elle peut ainsi subvenir aux besoins de sa famille après la mort de son mari.
© ICRC/Getty images / Ed OU