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Standards professionnels pour les activités de protection – Questions & réponses

11-12-2009 FAQ

Le nombre d'organisations œuvrant à la protection des personnes en temps de guerre ou dans d'autres situations de violence ne cesse d'augmenter. D'où la nécessité d'établir des standards professionnels communs, dans l'intérêt des bénéficiaires. C'est l'objectif du document que le CICR, avec d'autres acteurs, vient de publier.

  Comment et avec qui les « Standards professionnels pour les activités de protection » ont-ils été élaborés ?  

     
     
            Bien qu'initiés par le CICR, les standards sont nés de la contribution substantielle des membres d'un gr oupe consultatif. Les participants à ce groupe sont intervenus en leur capacité personnelle, fondée sur l'étendue et la diversité des expériences en protection qu'ils ont acquises au sein de diverses agences onusiennes ou d'ONG, tant dans le domaine de l'humanitaire que dans celui des droits de l'homme. Ce groupe a accompagné le processus de création des standards pendant deux ans.

Début 2009, se basant sur une première version établie par ce groupe de travail, le CICR a mené, pendant quatre mois, une large consultation auprès d'organisations humanitaires et de défense des droits de l'homme représentées dans différents forums. Parmi ces organisations figurent notamment, International Council of Voluntary Agencies (ICVA), InterAction US, et le Steering Committee for Humanitarian Response (SCHR).

  Ces standards ont-ils pour vocation de se substituer aux lignes directrices ou aux procédures des organisations qui mettent en œuvre des activités dans le domaine de la protection ?  

Non. Cependant, les standards explicitent des obligations minimums devant être respectées par toute organisation engagée dans des activités de protection lors d'un conflit armé ou d'autres situations de violences. Aussi ces organisations doivent-elles s'assurer que leurs directives et procédures soient compatibles avec ces standards. Il est évident qu'une organisation travaillant dans le domaine de la protection peut d'elle-même adopter des lignes de conduites propres et des règles internes qui vont au-delà des exigences des standards minimaux.

  Une organisation sans activité de protection est-elle concernée par la mise en œuvre de ces standards ?  

Les standards sont destinés à tous les acteurs de l'humanita ire et des droits de l'homme engagés dans une ou plusieurs activités de protection en faveur de personnes et de communautés à risque dans une situation de violence armée ; et ce même si cet acteur ne se limite pas à des activités de protection et met en œuvre également des activités d'assistance et/ou de développement.

Pour les organisations travaillant exclusivement dans le domaine de l'assistance ou du développement, ces standards peuvent être une source d'inspiration complémentaire aux standards du projet SPHERE – charte humanitaire et normes minimales pour les interventions lors de catastrophes, publiée en 2000 à l'initiative de plusieurs organisations puis révisée en 2004.

Toutefois, si une organisation engagée dans un programme d'assistance décide de collecter, auprès de personnes ayant subit des violences, des informations sur des incidents ou des abus dans le but d'en faire usage auprès des autorités ou des médias, elle s'engage de facto dans des activités de protection telles que couvertes par ces standards.

  Quels mécanismes de contrôle ou de certification sont prévus pour que ces standards soient effectivement utilisés ?  

Il n'y a pas de mécanisme de contrôle à proprement parler. Les standards répondent à un besoin identifié depuis des années. Ils ont fait l'objet d'un large consensus parmi les professionnels du domaine de la protection. Nous comptons donc sur le fait que chaque organisation prenne régulièrement le temps d'examiner ses activités à la lumière des standards.