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Azerbaïdjan : de l'eau potable propre grâce à l'action du CICR

06-09-2011 Éclairage

En Azerbaïdjan, la pénurie d'eau potable rend la vie encore plus difficile pour les habitants des villages de la ligne de front qui subissent déjà les effets du conflit du Haut-Karabagh. Depuis 2008, le CICR s'emploie à améliorer le système d'approvisionnement en eau des villages situés à proximité de la « ligne de contact ». Gaziyan, dans la région de Terter, fait partie des villages qui bénéficient de ce projet. Plus de 140 maisons du village sont maintenant alimentées en eau potable de bonne qualité grâce aux travaux effectués par le CICR en coopération avec les autorités locales et les habitants.

Sept points de distribution d'eau changent la vie au village

Dans la région de Terter où l'eau est rare, les habitants de Gaziyan ont toujours eu du mal à avoir suffisamment d'eau salubre Ils ont de ce fait souvent été obligés d'utiliser l'eau de sources contaminées. Le conflit du Haut-Karabagh a aggravé le problème dans la mesure où la seule source du village se trouve tout près de la ligne de front et qu'elle est souvent prise pour cible. Aujourd'hui le CICR a effectué un forage, construit un réservoir et installé sept points de distribution d'eau qui améliorent la qualité de vie des habitants. Les femmes et les enfants qui, généralement, sont chargés d'aller chercher l'eau, ne sont plus obligés désormais d' y consacrer deux à trois heures de marche par jour.

La vie des mères de famille est plus facile

Une jeune femme qui lavait les vêtements de ses enfants à un de ces points d'eau nous en a expliqué toute l'importance dans la vie de sa famille. Matanat raconte : « J'ai deux enfants en bas âge et sans eau, il est très difficile, pour ne pas dire impossible, de s'en occuper correctement. Il y a encore quelques mois, j'étais obligée de faire deux kilomètres à pied tous les jours pour aller chercher de l'eau pour boire, faire la cuisine et la lessive et abreuver le bétail. Je devais parfois laisser les enfants tout seuls et j'étais inquiète pendant tout le trajet. C'était encore pire en hiver : nous étions fatigués et malades à force de transporter l'eau sur une telle distance et sur un chemin glissant. Maintenant, je peux utiliser toute l'eau dont j'ai besoin et passer plus de temps avec mes enfants ». La jeune femme remercie le CICR et rentre vite chez elle.

Une bonne nouvelle pour les jeunes et les moins jeunes

Le projet a également amélioré les conditions de vie d' Almaz Khanum, une dame âgée qui s'occupe de son fils handicapé. « Je n'avais jamais imaginé que j'aurais un jour un robinet juste devant ma porte, explique-t-elle Ce projet a changé ma vie encore plus que celle des autres habitants du village. Mon fils est en fauteuil roulant. et sans eau je ne peux pas lui donner les soins dont il a besoin. J'ai toujours dû faire très attention à la quantité d'eau que j'utilisais, mais aujourd'hui c'est moins difficile. Avant, je devais aller chercher des dizaines de litres d'eau tous les jours et la stocker dans des jerrycans. Ces deux kilomètres à pied à faire tous les jours, c'était trop dur pour moi et nous étions souvent obligés d'acheter de l'eau à des porteurs d'eau. Ça nous coûtait environ 40 manats (50 dollars américains) par mois. Non seulement ce point de distribution d'eau représente un gain de temps et d'énergie, mais il me permet aussi d'économiser beaucoup d'argent. » Almaz Khanum nous explique également que grâce à cet accès sûr et continu à l'eau, les villageois envisagent aujourd'hui d'installer une salle de bains chez eux. « Nous n'attendons plus que l'eau courante. »

Les jeunes bénéficient du projet tout autant que leurs aînés. Dilgam et Intigam, deux écoliers de Gaziyan le confirment : « Nous passions deux à trois heures par jour à transporter de l'eau. Aujourd'hui, avec tous ces points d'eau, nous avons beaucoup plus de temps pour aller à l'école et faire du sport ! »

L'eau courante dans toutes les maisons

Suite au projet du CICR, le conseil municipal a décidé de raccorder toutes les maisons au système général d'adduction d'eau. Siluddin Alekperov, maire du village, explique : « Le conseil de l'eau a déjà entamé une étude pour voir comment desservir toutes les maisons. L'étude sera terminée au mois d'août 2011. Et le conseil va installer des compteurs pour que les gens ne gaspillent pas l'eau ». La population va bénéficier du confort de l'eau courante et faire en outre des économies. En fonction de leur consommation d'eau, les habitants dépenseront autour de 0,50 manats (0,60 dollars) par mois. Ce n'est rien par rapport aux 40 manats qu'ils dépensaient jusqu'ici. Ils pourront ainsi utiliser l'argent qu'ils auront économisé pour faire face à d'autres nécessités. »


Photos

Gaziyan, Terter. Azerbaïdjan. C'est avec fierté que le personnel appose le logo du CICR sur le nouveau réservoir d'eau. 

Gaziyan, Terter. Azerbaïdjan. C'est avec fierté que le personnel appose le logo du CICR sur le nouveau réservoir d'eau.
© CICR

Gaziyan, Terter. Azerbaïdjan. Une famille raconte comment un accès plus sûr à l'eau a amélioré ses conditions de vie. 

Gaziyan, Terter. Azerbaïdjan. Une famille raconte comment un accès plus sûr à l'eau a amélioré ses conditions de vie.
© CICR

Gaziyan, Terter. Azerbaïdjan. La vie est beaucoup plus facile pour ces écoliers et leur grand-mère depuis qu'ils ont un point de distribution d'eau en face de chez eux. 

Gaziyan, Terter. Azerbaïdjan. La vie est beaucoup plus facile pour ces écoliers et leur grand-mère depuis qu'ils ont un point de distribution d'eau en face de chez eux.
© CICR