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Thaïlande : le CICR aide des détenus et leurs proches à rétablir le contact

19-10-2011 Éclairage

Les inondations qui ont submergé de vastes régions du nord et du centre de la Thaïlande ces dernières semaines ont forcé les autorités pénitentiaires thaïlandaises à évacuer 8 000 détenus de quatre prisons de la province d’Ayutthaya. Les familles des détenus ont pour la plupart aussi été touchées par les inondations, beaucoup ayant perdu leur foyer et ayant été obligées de fuir la montée des eaux. Le fait de savoir leurs proches détenus dans des prisons inondées a encore ajouté à leur souffrance.

Ne pas savoir ce qu’il est advenu d’un proche après une catastrophe est une expérience traumatisante. Rétablir le contact entre les membres des familles est donc tout aussi important que répondre aux besoins essentiels en fournissant des abris, de l’eau, de la nourriture et des soins de santé.

Le CICR et le Département thaïlandais de l’administration pénitentiaire ont convenu de noter le nom et le numéro de téléphone de tous les proches des détenus évacués afin de pouvoir les informer du nouveau lieu de détention de leur parent. Une équipe du CICR est basée au Département de l’administration pénitentiaire depuis le 15 octobre, d’où elle s’emploie à contacter les familles des détenus.

« La plupart des personnes que nous avons appelées ne savaient absolument pas ce qui était arrivé à leurs proches. Elles étaient inquiètes, mais ont été soulagées d’apprendre que ceux-ci étaient sains et saufs et qu’on s’occupait d’eux », explique Benjamas Chantiwas, collaborateur du CICR chargé des services de recherches. Au cours des deux premiers jours seulement de l’opération, le CICR a été en mesure de contacter les proches de 300 détenus pour leur donner des nouvelles.

L’institution continue en outre de venir en aide aux détenus dans les prisons les plus touchées. À ce jour, 18 000 détenus de sept prisons ont bénéficié de son soutien. Pendant le week-end du 15-16 octobre, le CICR a fourni de l’eau potable à plus de 5 000 détenus des centres de réadaptation pour toxicomanes de Patum Thani, et y a installé des pompes. La prison centrale de Nakhon Sawan n’étant pas accessible par la route, il a envoyé deux bateaux devant permettre la distribution notamment de vivres et d’eau.

Lundi 17, une équipe du CICR composée d’un ingénieur en eau, d’un médecin et d’un délégué protection a commencé à évaluer la situation dans les prisons les plus touchées, un processus qui devrait durer une semaine.


Photos

Bangkok, Thaïlande. Le CICR et le Département thaïlandais de l’administration pénitentiaire téléphonent aux familles des détenus évacués afin de les informer de la situation. 

Bangkok, Thaïlande. Le CICR et le Département thaïlandais de l’administration pénitentiaire téléphonent aux familles des détenus évacués afin de les informer de la situation.
© CICR / K. Chimroylarp

Bangkok, Thaïlande. Une équipe du CICR se prépare à aller évaluer les besoins à la prison de Patum Thani, au nord de Bangkok. 

Bangkok, Thaïlande. Une équipe du CICR se prépare à aller évaluer les besoins à la prison de Patum Thani, au nord de Bangkok.
© CICR / K. Chimroylarp

En route pour la prison de Patum Thani, Thaïlande. L’équipe du CICR est disposée à utiliser tout moyen de transport à disposition. Ce camion-citerne semble une bonne option. 

En route pour la prison de Patum Thani, Thaïlande. L’équipe du CICR est disposée à utiliser tout moyen de transport à disposition. Ce camion-citerne semble une bonne option.
© CICR / K. Chimroylarp