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Arménie : bâtir l'avenir sans oublier le passé

29-04-2013 Éclairage

Manvel Khandilyan a disparu en 1992 dans le cadre du conflit du Haut-Karabakh. Son frère Daniel et leur mère âgée de 84 ans sont toujours à sa recherche.

En 2012, Daniel a décidé de saisir la possibilité offerte par le programme de rénovation du CICR afin de retaper la maison familiale située dans le centre d’Armavir, dans l’ouest de l’Arménie. « Les travaux ont commencé début 2012 et ont duré près de six mois. Ils ont considérablement amélioré les conditions de vie de ma femme, de mes trois enfants et surtout de ma mère âgée, qui a désormais sa propre chambre », déclare Daniel.

En 2011, le CICR a lancé un projet visant à améliorer le logement des familles des personnes disparues dans la province de Tavush par le biais de prêts en espèces sans intérêts. Il met en œuvre ce projet en partenariat avec le Centre Fuller pour le logement en Arménie, qui fournit des conseils sur les matériaux de construction et les aspects techniques du réaménagement. En 2012, le projet a été étendu aux provinces de Gegharkunik, Shirak et Syunik.

Ancien champion d’haltérophilie, Daniel sait ce qu’est la persévérance. Il y a deux ans, il a ouvert une petite boulangerie et commencé à produire du lavash (pain arménien traditionnel) pour le voisinage grâce au projet d’initiatives micro-économiques du CICR, qui lui a prêté le capital nécessaire au démarrage de sa petite entreprise. « Le CICR travaille en coopération avec trois instituts locaux de micro-crédit, qui octroient des prêts aux familles des personnes disparues, tandis que le CICR prend en charge le paiement des intérêts », explique Dragana Rankovic, déléguée du CICR responsable des programmes d’assistance économique en Arménie.

Les personnes qui ont disparu dans le cadre du conflit du Haut-Karabakh et les souffrances de leurs familles sont au centre de l’action du CICR depuis 1992, lorsque l’institution a commencé à mener des activités en Arménie. D’une part, le CICR soutient depuis longtemps les efforts déployés par les autorités afin de faire la lumière sur ce qu’il est advenu des personnes qui ont été portées disparues pendant le conflit. D’autre part, l’institution vient en aide aux familles des disparus, car lorsque des personnes comme Manvel Khandilyan disparaissent, leurs proches sont confrontés à de grandes difficultés administratives, financières et psychologiques.


Photos

Daniel Khandilyan s’entretient avec le CICR dans la maison familiale, rénovée avec l’aide de l’institution. 

Armavir, Arménie.
Daniel Khandilyan s’entretient avec le CICR dans la maison familiale, rénovée avec l’aide de l’institution.
© CICR

Un mécanisme de micro-crédit du CICR a permis à Daniel Khandilyan d’ouvrir une petite boulangerie, dans laquelle il produit un délicieux pain arménien, ce qui lui assure des revenus. 

Armavir, Arménie.
Un mécanisme de micro-crédit du CICR a permis à Daniel Khandilyan d’ouvrir une petite boulangerie, dans laquelle il produit un délicieux pain arménien, ce qui lui assure des revenus.
© CICR