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Le CII et le CICR défendent le rôle des personnels de santé dans les conflits armés et autres situations d’urgence

23-10-2013

Le 22 octobre, le Conseil international des infirmières (CII) et le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) ont signé un protocole d'accord afin de promouvoir le projet « Soins de santé en danger », qui vise à rendre plus sûr l'accès aux soins de santé dans les situations de violence armée.

« Nous saluons la décision du CII, organisation prestigieuse, de s’associer au projet », déclare Pierre Gentile, coordonnateur du projet « Soins de santé en danger ». « Le CII pourra contribuer à l’élaboration et à la diffusion de recommandations permettant aux agents de santé de surmonter les dilemmes auxquels ils risquent d’être confrontés lors de conflits et autres situations d’urgence. »

Il est très triste de voir que le nombre de pays où les infirmières et infirmiers sont victimes de violence ne cesse de croître », a déclaré David Benton, Directeur général du Conseil international des infirmières, lors de la signature du protocole d’accord. « Pour lutter contre ce phénomène, il faut que nous soyons unis. Chaque organisation peut avoir un impact sur ce problème, mais ensemble, notre impact sera plus grand.

Le protocole d’accord précise l’étendue de la participation du CII à ce projet. Le CII apportera les connaissances et l'expérience des associations nationales d'infirmières et d’infirmiers, notamment sur des questions d’éthique, lors des débats liés au projet. Il participera à l’organisation de tables rondes avec des praticiens, informera ses membres de l'évolution du projet et diffusera des publications et d'autres documents relatifs au projet (notamment le Rapport mondial sur les soins de santé en danger) à ses membres et à d'autres organisations, comme par exemple l'Alliance mondiale des professions de la santé.  

« Nous avons le devoir fondamental de protéger la capacité du personnel infirmier et des autres agents de santé à prodiguer des soins aux personnes qui en ont besoin », explique Mme Judith Shamian, présidente du CII. « Le CII est convaincu que les infirmières et infirmiers jouent un rôle important en atténuant l’impact que les conflits armés ont sur les besoins, à la fois pressants et sur le long terme, des populations civiles et des combattants blessés. Il demande aussi que toutes les installations sanitaires ainsi que tous les professionnels de santé prodiguant des soins et secouristes dans les zones de conflits et autres situations d’urgence soient protégés. »  

En cas de conflit armé, le CII prie instamment les associations nationales d’infirmières et d’infirmiers à :

  • demander à leurs gouvernements respectifs de respecter le droit international et de garantir la fourniture immédiate d’une aide humanitaire, notamment de soins de santé, aux réfugiés et aux personnes déplacées et de faciliter un accès sans entrave et coordonné des organisations humanitaires internationales dans les régions touchées ;
  • évaluer les incidences pour leur pays et prendre, en coopération avec les pouvoirs publics locaux, les organismes des Nations Unies et les organisations non gouvernementales locales et régionales, les mesures nécessaires pour prodiguer les soins nécessaires à toutes les personnes dans le besoin, sans discrimination ;
  • appeler leurs gouvernements respectifs à faire en sorte que rien ne vienne entraver l’obligation que les infirmières et infirmiers, ainsi que les autres agents de santé ont de prodiguer des soins.

Photos

David Benton (droite), Directeur général du Conseil international des infirmières et Pierre Gentile (gauche), coordonnateur du projet Soins de santé en danger. 

David Benton (droite), Directeur général du Conseil international des infirmières et Pierre Gentile (gauche), coordonnateur du projet « Soins de santé en danger ».
© CICR / Thierry Gassmann

Kandahar, Afghanistan. Une infirmière formatrice du CICR examine un enfant dans l’aile de pédiatrie de l’hôpital Mirwais 

Kandahar, Afghanistan. Une infirmière formatrice du CICR examine un enfant dans l’aile de pédiatrie de l’hôpital Mirwais
© ICRC / M. Kokic / af-e-01196