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Irak : un voyage terrifiant en quête de sécurité

05-02-2014 Éclairage

Comme les conditions de sécurité à Fallouja se détérioraient, Fawzia, une femme divorcée de 55 ans, a quitté son foyer avec sa famille pour aller se réfugier chez des parents à Ain al-Tamur, une ville à l'ouest de Kerbala, à 120 km de Fallouja.

 VIDÉO - Le 15 janvier 2014, le CICR a distribué des biens de première nécessité à des centaines de familles de la province d'Anbar en Irak, qui ont fui la ville de Falloujah ravagée par la violence et cherché refuge à Ain Al-Tamur, une ville de l'ouest de Kerbala (120 km de Falloujah). Près de 900 personnes ont reçu de la nourriture, des couvertures et des articles de premières nécessités, dont la famille de Fawzia.


 À Fallouja, dans la maison familiale, Fawzia écoutait le bruit des explosions avec son fils adolescent, la famille de sa fille et celle de son fils aîné. « Nous avons décidé de partir pour Amiriat al-Fallouja, à 25 km de là. J'étais inquiète pour mon fils de 15 ans, qui a été blessé par un obus de mortier durant les violences à Fallouja en 2006 », raconte Fawzia, les larmes aux yeux.

Mais à leur arrivée à Amiriat al-Fallouja, la situation n'était pas meilleure.

« Lorsque nous sommes arrivés chez les parents de mon gendre, nous avons été surpris de constater que la situation était pire qu'à Fallouja, dit Fawzia. Le bruit des explosions et des bombardements était si violent que mes petits-enfants étaient terrifiés. Nous avons donc décidé de quitter la ville pour nous rendre chez des parents à Ain al-Tamur. »

Un voyage périlleux

Le mari d'Amal, la fille de Fawzia, a aidé la famille à louer une voiture qui les emmènerait en sécurité. La famille a quitté Amiriat al-Fallouja au coucher du soleil. Tous les déplacements hors de la ville étaient difficiles, en raison des mauvaises conditions de sécurité et des dangers de la route. Les enfants étaient terrifiés par le bruit des explosions et les balles qui passaient au-dessus de leur tête.

« C'était un voyage terrifiant, se rappelle Fawzia en pleurant. Il nous a fallu toute une nuit pour atteindre Ain al-Tamur. Il faisait très froid et nous étions inquiets pour nos enfants. Je ne sais pas ce qui est arrivé à mon mari, qui est resté sur place pour s'occuper de ses parents âgés. Cela fait 10 jours que je n'ai pas eu de ses nouvelles. Ce genre de situation, où vous perdez tout contact avec vos proches, est très difficile à gérer. »

C'est à Ain al-Tamur que la famille a reçu l'aide du CICR. Elle vit maintenant avec des proches qui ont préparé une chambre pour Fawzia, sa fille et son fils, tandis que son fils marié a loué une vieille maison où il vit avec sa famille.

« Vous m'avez redonné espoir. Merci !, dit Fawzia. Nous prions pour que la situation se stabilise, afin que nous puissions rentrer chez nous. »

 

Les activités du CICR en Iraq en janvier 2014 :

  • Plus de 4 000 foyers, représentant environ 26 000 personnes déplacées à la suite des violences qui se sont produites récemment dans la province d’Al-Anbâr, ont reçu de la nourriture et des articles ménagers de première nécessité ;
  • des bidons d’eau ont été distribués pour améliorer l’accès à l’eau potable de près de 700 personnes d’Al-Rahhaliya fuyant les violences de la province d’Al-Anbâr ;
  • environ 35 000 patients ont reçu des soins médicaux dans 13 centres de soins primaires fonctionnant avec l’appui du CICR ;
  • les capacités des services d’urgence de l’hôpital Al-Yarmouk de Bagdad ont été renforcées grâce au concours d’un chirurgien du CICR dépêché sur place ;
  • plus de 2 200 patients ont été soignés dans des centres de réadaptation fonctionnelle, dont un géré par le CICR et dix autres avec son appui.

Voir aussi : nos activités en 2013