• Envoyer
  • Imprimer

Joyce Hood : perpétuer l’héritage de Florence Nightingale

13-08-2010 Éclairage

Irak, Afghanistan, Kenya, Timor-Leste, Ossétie du Sud… Autant d’endroits déchirés depuis des années par des conflits armés ou d'autres situations de violence, où des populations entières endurent des souffrances inouïes. Et comme c’est souvent le cas dans les régions en proie à un conflit, les systèmes de soins de santé de ces pays se sont effondrés et l'accès à d'autres services essentiels y est souvent très limité. Néo-zélandaise d’origine, Joyce Hood est déléguée santé au CICR. Elle a travaillé dans chacun de ces cinq pays, s’employant à prodiguer avec beaucoup de compassion des soins aux malades et aux blessés.

  Vidéo du travail de Joyce Hood en Ossétie du Sud

   
    ©CICR      
   
    Joyce lors d'une visite chez des personnes agées isolées en Ossétie du Sud.      
           
       
    ©CICR      
   
    Joyce Hood devant l'hôpital régional Mirwais, lors d'une de ses quatre missions en Afghanistan.      
           
       
    ©CICR      
   
    Joyce avec un patient en Ossétie du Sud.      
           

Une des tâches principales du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge est de fournir, partout dans le monde, des services de soins de santé aux populations vivant dans des situations de crise. Ces soins sont prodigués par des personnes toutes animées d’une motivation exceptionnelle, qui aspirent à porter assistance à leur propre communauté ou qui, comme Joyce Hood, acceptent de se rendre dans les régions les plus sinistrées de la planète pour venir en aide à ceux qui subissent les effets de conflits armés ou de catastrophes naturelles. 

En reconnaissance de son engagement, de son courage et de son dévouement extraordinaires, Joyce Hood a été sélectionnée par la Croix-Rouge néo-zélandaise en vue de l’attribution de la plus haute distinction à laquelle une infirmière ou un infirmier travaillant en situation de conflit armé ou de catastrophe naturelle puisse prétendre, la médaille Florence Nightingale.

  Émerveillée par la générosité de ses patients  

« Je me sens confuse à l’idée de recevoir la médaille Florence Nightingale. Le travail que j’accomplis avec la Croix-Rouge est extrêmement gratifiant, et je reçois toujours autant que je donne », a expliqué Mme Hood en apprenant qu’elle avait été retenue parmi les candidats à la médaille en 2009. « Partout, les gens m’ont émerveillée. Ils n’ont souvent que peu de chose, mais ils se montrent toujours très généreux. Ce qui est triste c’est que, depuis des années, la plupart ne connaissent rien d’autre que la guerre. C’est une vie très dure pour ces personnes qui ne renoncent pas pour autant à donner tout ce qu’elles peuvent. »

  Toujours débordante d’énergie, malgré les années qui passent  

Joyce Hood a aujourd’hui 67 ans, mais lorsqu’on la connaît, on ne peut qu’être frappé par sa personnalité chaleureuse, son esprit bienveillant et sa vivacité. À un âge où d’autres s’apprêtent à lever le pied et à prendre leur retraite, elle déborde toujours d’énergie et d’enthousiasme.

« J’adore ça. J’aime travailler auprès des personnes. J’ai été gâtée par la vie et je tenais à donner quelque chose en retour. C’est un vrai défi, mais je ne suis jamais seule. Je travaille avec des gens du monde entier. D’autres infirmières et infirmiers, certes, mais également des ingénieurs hydrauliciens, des administrateurs, des coordonnateurs, des logisticiens… C’est motivant de travailler dans un but commun au sein d’équipes aussi diverses. »

Au moment de la sélectionner Mme Hood comme candidate à la médaille, le directeur des opérations de la Croix-Rouge néo-zélandaise Andrew McKie a déclaré qu’elle avait travaillé sans relâche, se vouant entièrement au service des autres. Il a aussi relevé qu'elle avait effectué le gros de ses missions dans des régions réputées très instables et dangereuses.

« Joyce a fait quatre missions en Afghanistan, à l'époque du gouvernement taliban, et après. Comme on peut l’imaginer, cela n’a pas été des missions faciles, a encore précisé M. McKie. Elle a consacré de nombreuses années de sa vie à venir en aide aux victimes de conflits armés. »

Mme Hoood est actuellement en mission en Ossétie du Sud. C’est la 12e fois qu’elle part pour le CICR. Là-bas, elle collabore à des programmes de soins infirmiers à domicile et participe à des opérations de transfert de personnes qui nécessitent des soins médicaux urgents.

  Satisfaction et gratitude  

« Ce travail m’apporte beaucoup de satisfaction. Les gens que je côtoie ne sont pas aussi exigeants que ceux qui vivent dans les pays développés. Ils apprécient vraiment ce que nous faisons pour eux. Souvent, les infirmières ne se voient confier aucune responsabilité et sont cantonnées à des tâches subalternes. C’est pourquoi nous nous efforçons de les former et veillons à ce qu’elles acquièrent une certaine autonomie. Nous les incitons à prendre des responsabilités. C’est dans l'intérêt de tout le monde. »