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Séisme en Haïti : grâce à son travail, Coriolain réussit à faire face

26-01-2010 Éclairage

Coriolain, 31 ans et six ans de Croix-Rouge, est un des nombreux volontaires secouristes actifs à Port-au-Prince. Il vit et travaille dans un camp improvisé dans l'enceinte d'un stade de football, dans le quartier de Carrefour. Plus de 2 800 personnes y vivent dans des conditions précaires. La Croix-Rouge haïtienne, avec le soutien du CICR, a ouvert un poste de premiers secours dans le camp, où les besoins restent importants.

     
    ©CICR/M. Kokic/ht-e-00564      
   
Coriolain examine un homme blessé à la jambe. « Les principaux défis, aujourd'hui, sont médicaux. Le reste arrivera petit à petit. »      
               
    ©CICR/M. Kokic/ht-e-00498      
   
Le stade de football du quartier de Carrefour. Plus de 2 800 personnes y vivent dans des conditions précaires.      
           

« Une partie de la maison dans laquelle je vivais avec mes parents s'est écrasée. Mais, Dieu merci, nous avons tous survécu. Nous avons d'abord dormi dans la rue, à Carrefour, et nous sommes ici au stade depuis le 15 janvier. C'est difficile à accepter de vivre comme cela, les uns sur les autres, mais c'est comme tout, on finit par s'adapter.

Nous avons reçu plus de 40 personnes au poste ce matin. Les premiers jours, les gens ne savaient pas ce qui leur arrivait, les camps n'étaient qu'une sorte de refuge. Aujourd'hui, ils réalisent que c'est bien ici qu'ils vivent. Ces derniers jours, le camp s'organise. La Croix-Rouge haïtienne est là. Avant que le poste ne soit mis en place, moi et mes camarades faisions des tournées dans le quartier, avec les moyens du bord.

  Au jour le jour  

Au début, je ne pouvais pas accepter cette catastrophe. Mais grâce à mon travail de volontaire, je réussis à faire face. À présent, j'ai pris un peu de distance, même si je ne sais pas ce que nous allons faire dans les jours à venir. La situation au niveau de l'hygiène est difficile et nous craignons les épidémies. Nous sommes forcés de renvoyer les patients avec des blessures graves, car nous ne pouvons pas les soigner ici.

Tout le monde autour de moi vit au jour le jour. Il n'y a pas encore assez d'aide mais ce que nous faisons ici est un premier pas. Les principaux défis pour nous, aujourd'hui, sont médicaux. Le reste arrivera petit à petit. »