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Ni la maladie ni les barreaux ne peuvent séparer une mère de ses fils

02-03-2012 Bulletin du terrain

Bulletin électronique de la délégation du CICR en Israël et dans les territoires occupés, february 2012.

Ni la maladie ni les barreaux ne peuvent séparer une mère de ses fils

L’une des nombreuses souffrances engendrées par un conflit armé est due à la dispersion des familles. Le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge œuvrent à restaurer les liens familiaux dans les zones de conflit du monde entier. L’institution offre soutien et réconfort à des centaines de milliers de personnes chaque année.

D’après le droit international humanitaire, Israël doit permettre aux détenus palestiniens de recevoir la visite de leur famille, lorsque c’est possible. C’est pourquoi, depuis plus de 40 ans, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) facilite les contacts entre des détenus palestiniens et leurs proches vivant en Cisjordanie ou dans la bande de Gaza. En 2011, plus de 8 000 Palestiniens étaient détenus en Israël ; 700 d’entre eux venant de Gaza se voient refuser la visite de leurs proches depuis 2007. Le CICR a permis à quelque 115 000 personnes de la Cisjordanie de se rendre en Israël pour visiter leurs proches dans des lieux de détention, dont 30 personnes ayant des problèmes de santé qui ont été transportées en ambulance. Issa Zeinab est une mère de 67 ans qui vit dans le camp de réfugiés de Balata à Naplouse, l’une des villes principales du nord de la Cisjordanie. À cause d’une fracture de la hanche, Issa Zeinab ne peut plus quitter son fauteuil roulant depuis près de 10 ans. Ses deux fils sont détenus en Israël. A. est en prison depuis 17 ans et O., condamné à une peine de 5 ans, doit encore en purger une année.

Le CICR, en étroite coopération avec la Société du Croissant-Rouge palestinien, a organisé le voyage de deux heures d’Issa Zeinab pour qu’elle puisse voir ses fils. Elle a été transportée par une ambulance du Croissant-Rouge palestinien de son domicile au point de contrôle le plus proche en Cisjordanie, puis par une ambulance israélienne jusqu’au lieu de détention en Israël.

Gaza : la joie de se retrouver

Récemment, le CICR a aidé Aysheh Khamis Abu Sifan, de 86 ans, a retourner à Gaza afin de rejoindre sa famille. Elle vivait seule en Jordanie, à Amman, et était de santé fragile ; elle a enfin pu retrouver ses proches à Gaza, après plus de 15 ans de séparation.

Le CICR met tout en œuvre pour rétablir les liens familiaux entre ceux qui sont séparés par un conflit, en donnant la priorité aux personnes âgées et aux enfants. En 2011, le CICR a permis à des personnes âgées vivant en Jordanie et à Jérusalem, ainsi qu’à des enfants handicapés originaires de Gaza, de rejoindre leur famille à Gaza.

Cisjordanie : promotion de la sécurité économique à Hébron

Le CICR est actuellement engagé dans diverses projets visant à promouvoir la sécurité économique de la population palestinienne vivant dans la vieille ville d’Hébron (appelée H2), où l’économie a fortement souffert des conséquences du conflit et des restrictions de déplacement qui y sont associées. En outre, de nombreux jeunes n’ont eu qu’un accès limité, ou pas d’accès du tout à l’éducation et à une formation professionnelle et ont très peu de chances de trouver un emploi.

C’est pourquoi le CICR a décidé d’élargir et de renforcer son soutien aux initiatives micro-économiques (IME) en finançant entre 30 et 40 projets en 2012, et en aidant entre 30 et 50 jeunes à avoir accès à une formation professionnelle ou à un apprentissage.

 

Bulletin électronique janvier 2012, (en anglais)


Photos

 

© ICRC / B. Almohor