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Le Mali renoue avec l’espoir - Bulletin du terrain, août 2013

11-10-2013 Bulletin du terrain

Au terme de plus d’une année de conflit, le nord du Mali voit un lent retour à la normale. Les armes se sont tues, et les premières familles qui ont fui la violence, soit ailleurs dans le pays, soit au-delà de ses frontières, commencent timidement à rentrer au bercail. On assiste aussi au retour progressif de l’administration d’Etat, qui tente de remettre sur pied écoles, centrales électriques et services de santé publique.

Jean-Nicolas Marti 

Jean-Nicolas Marti
© ICRC

Mais cette renaissance reste encore bien fragile. Le conflit, avec sa litanie de destructions, a gravement perturbé la vie économique, alors que les activités agricoles et d’élevage avaient déjà souffert de la sécheresse de l’année 2011. Du coup, des centaines de milliers de personnes vivent encore dans la précarité, qu’il s’agisse de familles ayant fui leur domicile, de celles qui les ont généreusement accueillies, ou encore de familles rentrant dans leurs maisons dévastées ou leurs champs restés à l’abandon durant de longs mois.

En un mot, les défis humanitaires demeurent de taille. C’est pourquoi le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), qui travaillait au nord du Mali depuis une vingtaine d’années déjà, mais dont les opérations étaient initialement dirigées depuis Niamey, renforce désormais sa présence sur place. Ce premier Bulletin entièrement dé- dié au Mali coïncide avec l’ouverture d’une délégation à Bamako, et avec le fait que, pour le CICR, le Mali est désormais devenu la deuxième opération la plus importante dans le monde en termes budgétaires. C’est là le signe de la détermination de l’institution à rester aux côtés de la population malienne affectée par le conflit et à la soutenir dans ses efforts pour renouer avec une vie normale.

Ce Bulletin est aussi l’occasion d’éclairer les activités multiformes du CICR au Nord Mali durant l’année écoulée, qu’il s’agisse de son soutien à l’Hôpital de Gao, de la fourniture de carburant pour assurer l’approvisionnement en eau potable de Gao, Tombouctou et Kidal, ou encore de la distribution d’aliments aux familles les plus vulnérables. Nous avons aussi donné une place à quelques moments de joie illuminant les ténèbres, telle une naissance miraculeuse ou encore une famille séparée à qui un simple message redonne espoir.

Rien de tout cela n’aurait été possible sans la coopération étroite et constante de la Croix-Rouge malienne (CRM). En cette année où le Mouvement de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge célèbre son 150e anniversaire, je souhaite personnellement rendre hommage à cette collaboration, et aux volontaires de la CRM qui portent le flambeau de l’humanité sur tout le territoire malien.

Jean-Nicolas Marti

Chef de délégation du CICR