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Myanmar : projets « eau et assainissement » du CICR dans trois prisons

15-09-2011 Interview

En accord avec le gouvernement du Myanmar, un ingénieur du CICR a procédé à des évaluations et à des essais dans l’espoir d’améliorer les structures « eau et assainissement » dans trois prisons. Le CICR s’attache également à poursuivre le dialogue en vue de reprendre les visites aux détenus.

Le CICR s'est efforcé de rétablir un vaste dialogue avec le gouvernement du Myanmar sur les questions humanitaires, notamment sur les questions de détention, à la fois sous l’angle du soutien technique que l’institution pourrait apporter et d'une possible reprise des visites aux détenus. Georges Paclisanu, chef de la délégation du CICR au Myanmar, explique l'évolution récente des activités du CICR dans les prisons du pays.

Le gouvernement du Myanmar a récemment déclaré que le CICR avait commencé les visites de prison et le programme d'aide aux prisons du pays. Quel genre d'activités l’institution mène-t-elle ?

Le CICR travaille actuellement avec le gouvernement sur des propositions visant à moderniser les systèmes d'approvisionnement en eau et en énergie de trois prisons du pays. Pour notre part, ce travail repose sur l’évaluation que notre ingénieur expatrié a effectuée lors d'une visite sur place en juillet et sur des tests qui devraient être très prochainement achevés. Une fois que les propositions auront été finalisées et qu’un accord aura été conclu avec le ministère de l'Intérieur, la mise en œuvre débutera. Le processus sera supervisé par notre ingénieur expatrié. Même si les détenus seront de toute évidence les bénéficiaires de ces propositions, aucune visite de détenus n’est prévue dans ce cadre.

Le CICR effectuera donc des visites de prison, comme il le fait dans d'autres parties du monde ?  

Non, notre action porte sur les infrastructures qui permettront d’améliorer les conditions de vie des détenus. Nous n’envisageons pas de faire des visites de prison en tant que telles, conformément à nos procédures de travail habituelles, comme celles que nous effectuons dans toutes les parties du monde. Nous n’avons pas non plus l’intention de nous entretenir directement et sans témoin avec les détenus. Nous ne serons donc pas en mesure de rendre compte de manière fiable de leurs conditions de détention.

Le CICR cherche-t-il à reprendre ses visites dans les prisons du Myanmar, conformément aux modalités habituelles ?

Nous souhaitons poursuivre deux objectifs en parallèle. Le premier consiste à fournir une assistance technique et du matériel à l'administration pénitentiaire. Le second consiste à nous entretenir avec le gouvernement sur la reprise des visites aux détenus – en particulier aux détenus de sécurité – conformément à nos procédures standard.

Prévoyez-vous des activités autres que de détention ?

Je ne puis vous donner davantage de précisions sur nos échanges bilatéraux avec le gouvernement du Myanmar. Néanmoins, je peux dire que nous envisageons que le CICR apporte son soutien à un ou plusieurs centres d'appareillage orthopédique afin de stimuler leur production de prothèses. D’autres domaines de coopération sont également à l’examen.


Photos

 

Georges Paclisanu
© CICR