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Malaisie : des officiers étudient l'application du DIH à SWIRMO 2012

24-09-2012 Interview

Des militaires de haut rang se réuniront à Kuala Lumpur du 7 au 13 octobre 2012 dans le cadre de l'Atelier pour officiers supérieurs sur les règles internationales régissant les opérations militaires – 2012 (SWIRMO 2012). Les participants échangeront des expériences et approfondiront leurs connaissances sur le droit international applicable aux opérations militaires. Explications de Raoul Forster, directeur de SWIRMO 2012.

Pourquoi SWIRMO est-il organisé chaque année ?

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) joue un rôle actif dans quasiment toutes les situations actuelles de conflit armé et de violence. En dépit des restrictions d'ordre juridique concernant le recours à la force, les personnes ayant droit à une protection en vertu du droit international humanitaire (DIH) et du droit international relatif aux droits de l'homme sont trop souvent l'objet d'attaques. Les violations de ces deux branches du droit sont trop fréquentes. Il est donc nécessaire de procéder chaque année à un échange d'expériences et de meilleures pratiques pour donner aux forces armées la possibilité d'exercer leurs fonctions dans le respect du droit.

Comment l'atelier fait-il le lien avec les autres activités que le CICR déploie auprès des porteurs d'armes ?

Le CICR établit un dialogue avec les porteurs d'armes sur des opérations spécifiques, et il les encourage à intégrer le droit dans leurs opérations. Ce sont les deux « clés » qui nous ouvrent l'accès aux personnes qui souffrent et qui ne bénéficient d'aucune autre protection contre les effets des combats.

C'est la nature des expériences partagées qui donne toute sa valeur à SWIRMO. Nous suscitons l'intérêt des forces armées et les sensibilisons au droit international, afin qu'elles traduisent leurs obligations juridiques en actions concrètes, compréhensibles et réalistes pour tous les combattants.

Pourquoi le CICR se penche-t-il sur les règles régissant les opérations militaires ?

Respecter les règles régissant les opérations militaires équivaut simplement à respecter les obligations conventionnelles incombant à un État. Les forces armées qui s'y emploient scrupuleusement en retireront une légitimité et un respect accrus au sein d'une communauté internationale de plus en plus soucieuse d'atténuer les pires effets de la guerre.

En quoi le fait de réunir des participants aux profils si différents est-il un atout ?

SWIRMO fait un bref rappel des principes du droit international, propose des exercices relatifs aux processus de prise de décision et offre une cadre pour la discussion. Cette structure permet aux participants d’échanger leurs expériences et les meilleures pratiques utilisées pour inciter et veiller au respect du droit applicable durant les opérations militaires.

Nous suggérons aux gouvernements d'envoyer des officiers supérieurs étroitement associés aux opérations militaires, car sur le terrain, ce sont eux qui sont chargés de mettre en œuvre le droit humanitaire.

Cette diversité de profils contribue au succès de l'atelier, car elle est la garantie que les expériences opérationnelles échangées seront très variées.

Quelles sont les attentes des participants de SWIRMO 2012 ?

Les officiers ont fait comprendre à plusieurs reprises qu’il fallait rendre les articles des différents instruments juridiques plus accessibles et les concrétiser sous forme de mécanismes pratiques, d’actions claires et de règles précises. Ils expliquent que c'est la façon dont nous pouvons les orienter dans leur prise de décision et influencer le comportement des soldats sur le terrain, afin que les forces armées accomplissent leur mission dans le respect du droit.


Photos

Raoul Forster 

Raoul Forster
© ICRC