Messages et informations clés sur les maladies émergentes et récurrentes et autres défis de santé publique
20-11-2007
XXXe Conférence internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, Genève, 26 - 30 novembre 2007.
Messages clés
La propagation des maladies et l’accès aux soins de santé sont deux questions prioritaires pour le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, qui joue un rôle clé dans la réponse aux urgences de santé publique à travers le monde entier.
En plus de s’occuper des urgences sanitaires consécutives à des catastrophes ou à des conflits, les différents partenaires du Mouvement se consacrent aussi à la prévention de maladies comme la rougeole et le paludisme, et assurent au quotidien des soins et une assistance à des personnes affectées par le VIH et d’autres problèmes de santé. En outre, ils restaurent et améliorent les systèmes d’approvisionnement en eau et les installations sanitaires et mènent des campagnes de promotions de l’hygiène en vue d’améliorer les conditions de santé générales de communautés vulnérables. C’est particulièrement important après des conflits et autres catastrophes, quand les risques sanitaires sont exacerbés par les carences d’eau et d’installations sanitaires.
La santé est un facteur clé du progrès social et économique. Les communautés, comme les individus, ont besoin d’un solide système immunitaire pour résister à des agressions extérieures telles que les catastrophes naturelles et les conflits. Des communautés en bonne santé sont plus résistantes et mieux préparées à surmonter les crises, raison pour laquelle le Mouvement attache une grande importance à la prévention et au relèvement.
Des maladies com me le VIH/sida, la tuberculose et le paludisme représentent une grave menace pour toutes les communautés humaines, mais spécialement dans les pays en développement où les gens sont souvent enfermés dans un cercle vicieux de pauvreté et de mauvaise santé. La pauvreté est un des principaux obstacles limitant l’accès aux soins de santé dans de nombreux pays. Les pauvres sont aussi particulièrement affectés par les conflits armés qui, souvent, réduisent à néant l’infrastructure médicale et entravent l’accès à des médicaments et à des services essentiels.
Le Mouvement considère que la coopération entre les gouvernements, les organisations internationales, les entreprises commerciales et les communautés doit être renforcée de toute urgence afin d’améliorer l’accès des personnes vulnérables aux soins de santé, notamment des individus marginalisés, en butte à la discrimination ou victimes de conflits armés.
Le personnel de santé devrait avoir accès à toutes les personnes dans le besoin, quel que soit leur statut juridique, et les services qui leur sont destinés devraient être protégés. Un effort concerté devrait être mis en oeuvre pour mobiliser et optimiser la ressource unique que représentent les volontaires communautaires de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, de manière à assurer des soins de santé à toutes les populations fragilisées et vulnérables, y compris les communautés isolées.
Souvent, les volontaires risquent leur propre vie pour apporter une assistance là où c’est nécessaire, que ce soit en déployant des cliniques mobiles parmi des villages reculés de montagne ou en transportant à l’hôpital des blessés de guerre. Leur énergie, leur enthousiasme et leur dévouement représentent l’aboutissement des idéaux du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.
Informations clés sur les maladies émergentes et récurrentes et autres défis de santé publique
Le Mouvement a une approche très large en matière de santé et d’assistance, assurant des services qui vont des secours d’urgence à la lutte contre les épidémies, en passant par le traitement des blessés et des invalides victimes de conflits armés. Ci-dessous, quelques exemples de projets soutenus par le Mouvement.
VIH – Selon l’ONUSIDA, environ 40 millions d’individus vivent aujourd’hui avec le VIH. En 2006, plus de 4 millions de personnes ont été infectées par le virus et le sida a fait près de 3 millions de morts. Les maladies sexuellement transmissibles, y compris le VIH/sida, sont parmi les plus répandues dans les prisons du monde entier. Le Mouvement soutient un nombre important de programmes au bénéfice de personnes vivant avec le VIH; cela va des soins et de l’assistance à domicile aux campagnes contre l’opprobre, en passant par le dépistage volontaire et les conseils aux détenus. En 2006, la Fédération internationale a lancé un appel de 300 millions dollars des Etats-Unis afin de combattre le VIH/sida en Afrique australe, la partie du monde la plus touchée par la pandémie. Les fonds recueillis serviront à diffuser des messages de prévention parmi quelque 50 millions de personnes, à assurer des soins à 250 000 patients et à aider 460 000 enfants vulnérables, en particulier des orphelins. De l’Arménie à l’Ouganda, le CICR s’emploie à promouvoir l’accès des détenus aux médicaments antirétroviraux et à faire prendre conscience du risque de propagation du virus parmi les prisonniers et les surveillants. Pour plus d’informations, nous vous encourageons à consulter les sites Web de la Fédération internationale ( http://www.ifrc.org/what/health/hivaids/index.asphttp://www.icrc.org/web/eng/siteeng0.nsf/htmlall/health-aids-day-011205?opendocument ) et du CICR ( ).Tuberculose – Transmise par l’air, la tuberculose peut être prévenue et guérie, mais elle touche néanmoins près de 8 millions de personnes et fait plus de 1,5 million de morts par an. On estime que 95 pour 100 des nouveaux cas se produisent dans des pays en développement. Depuis près d’une décennie, la Fédération internationale travaille en étroite collaboration avec les Sociétés nationales et avec l’OMS pour tenter d’enrayer l’épidémie de tuberculose qui sévit en Europe de l’Est, où la mortalité liée à la maladie est en hausse après des années de recul marqué. La tuberculose fait également des ravages dans les prisons, où le surpeuplement, la médiocre ventilation, le manque d’information sur la prévention et le manque de rigueur dans les traitements peuvent favoriser l’émergence de souches très résistantes. Depuis de nombreuses années aussi, le CICR combat la tuberculose dans des prisons du Caucase, de l’Asie centrale et de l’Afrique. Dans le Sud-Caucase, il est parvenu, en coopération avec les autorités locales, à ramener la mortalité parmi les détenus tuberculeux de 16 à 5 pour 100 entre 1995 et 2005.
Rougeole – Chaque année, la rougeole tue près de 345 000 personnes, dont une majorité d’enfants de moins de cinq ans. L’Initiative Rougeole mise sur pied par la Croix-Rouge américaine, le CDC, l’UNICEF, l’OMS et la Fondation des Nations unies démontre de façon exemplaire comment les partenariats peuvent sauver des vies. Depuis 1999, elle a en effet permis de réduire de 75 pour 100 le nombre des décès consécutifs à la rougeole en Afrique et de 60 pour 100 la mortalité mondiale. Pour plus d’informations, consulter le lien Internet suivant: http://www.measlesinitiative.org.asp Paludisme – Selon l’OMS, le paludisme fait plus d’un million de morts par an, essentiellement des nouveau-nés, de jeunes enfants et des femmes enceintes du continent africain. Autre exemple probant de l’efficacité des partenariats: les campagnes de suivi de la lutte contre le paludisme mises sur pied en Afrique par les Sociétés nationales et la Fédération internationale afin de dispenser des conseils de prévention et de veiller à la bonne utilisation des moustiquaires. Le CICR distribue aussi de son côté des moustiquaires et des médicaments essentiels parmi des communautés touchées par des conflits et des populations déplacées à l’intérieur des frontières. Pour plus d’informations, consulter le lien Internet suivant: http://www.ifrc.org/what/health/diseases/malaria/index.asp Grippe – La menace de la grippe aviaire et le risque d’une pandémie humaine demeurent très présents. Les pays pauvres, qui manquent de l’infrastructure nécessaire pour enrayer des flambées de la maladie, sont particulièrement vulnérables. Depuis la fin de 2003, plus de 60 pays ont connu des épidémies de la souche H5N1 du virus dans des élevages de volailles. Au moins 288 personnes ont été infectées dans douze pays d’Asie, d’Europe, du Moyen-Orient et d’Afrique. La Fédération internationale a lancé un appel mondial pour financer des activités de préparation, de réduction des risques et de réponse à la grippe aviaire. L’objectif principal consiste à aider les Sociétés nationales à sensibiliser les populations exposées et à promouvoir des plans d’intervention d’urgence, en particulier au sein de communautés rurales isolées. La Fédération internationale et le CICR encou ragent en outre les Sociétés nationales à coopérer avec les autorités pour élaborer des stratégies et des mesures de prévention. La Fédération internationale, le CICR, les Nations unies et plusieurs organisations non gouvernementales ont signé le 29 octobre 2007 une déclaration conjointe sur la coopération humanitaire dans le cadre de la préparation et de la réponse à la pandémie. Pour plus d’informations, consulter le lien Internet suivant: http://www.ifrc.org/Docs/pubs/health/pochette-avianflu-en.pdf Accès aux soins – De nombreux facteurs peuvent entraver l’accès aux soins de santé. Parfois, les gens n’ont tout simplement pas les moyens de payer une consultation; dans d’autres cas, ils sont empêchés de quérir une assistance médicale parce qu’ils vivent dans des régions trop écartées ou parce que le trajet serait trop dangereux. Certains personnes, comme les migrants ou les détenus, se heurtent à la discrimination ou à l’exclusion lorsqu’elles auraient besoin de soins de santé. Les conflits armés peuvent aussi priver les gens de toute assistance médicale en endommageant les hôpitaux et les cliniques, en coupant les voies d’accès ou en les rendant impraticables à cause du danger que représente la présence de mines et autres engins non explosés. Dans de nombreuses régions affectées par des conflits, les services médicaux ne sont pas respectés et les médecins et infirmiers sont menacés, voire délibérément pris pour cibles. Le CICR s’emploie à garantir la sécurité du personnel médical et le respect pour les établissements de soins et les véhicules sanitaires en temps de conflit armé. Pour plus d’informations sur les activités du CICR dans le domaine de la santé, consulter le lien Internet suivant: http://www.icrc.org/web/eng/siteeng0.nsf/html/section_community_health!Open Pour plus d’informations sur les activités de la Fédération internationale dans le domaine de la santé, consulter le lien Internet suivant: http://www.ifrc.org/what/health/index.asp?navid=04_04 Rééducation – Les blessures causées par les mines antipersonnel et autres armes explosives peuvent entraîner des amputations, de lourdes infirmités et des traumatismes psychologiques. Les victimes ont besoin de chirurgie spécialisée et de soins postopératoires, suivis d’une rééducation et d’un soutien psychologique. Le CICR a assuré un appui à plus de 70 centres de rééducation physique à travers le monde entier, fournissant à des handicapés des services de physiothérapie, des prothèses, des béquilles et des chaises roulantes. Cette assistance aide les victimes à retrouver une certaine mobilité et contribue ainsi à leur autonomie. Le Fonds spécial du CICR en faveur des handicapés, établi à l’occasion de la 24e Conférence internationale en 1981, permet à des personnes souffrant d’infirmités physiques de bénéficier durablement de services de rééducation. Pour plus d’informations, consulter le lien Internet suivant: http://www.icrc.org/Web/Eng/siteeng0.nsf/htmlall/section_physical_rehabilitationPremiers secours – La formation aux premiers secours est une des principales activités de la plupart des Sociétés nationales. Les premiers secours ne se limitent pas à pratiquer la respiration artificielle, à panser une plaie ou à amener un blessé à l’hôpital. Cela comporte aussi d’être capable de rassurer e t réconforter les personnes en détresse. Dans les situations de violence, les secouristes sont souvent environnés par des tirs de balles et d’obus, des immeubles qui s’effondrent, des véhicules en flammes, des gaz lacrymogènes. Lorsqu’il se produit une catastrophe, ils sont généralement les premiers sur place pour libérer les voies respiratoires ou stopper les hémorragies des victimes. Chaque jour, des vies sont sauvées grâce à la formation aux premiers secours dispensée par les Sociétés nationales.
Collecte de sang – Des millions d’individus ont chaque jour besoin de transfusions de sang, que ce soit suite à des accidents ou pour traiter des cancers, des troubles de la circulation, des anémies et autres maladies. Dans de nombreux pays du monde, les Sociétés nationales sont engagées dans des programmes de don du sang volontaire, non rémunéré et dans des services d’analyses sanguines. A travers ces activités, elles encouragent le public à “donner le don de vie”.
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