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Conférence d'Oslo : les mines terrestres sont interdites

17-09-1997 Communiqué de presse 97/25

Genève (CICR) — Le Comité international de la Croix-Rouge et la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge accueillent avec une extrême satisfaction et approuvent de tout cœur le nouveau traité de droit international humanitaire interdisant à tout jamais les mines antipersonnel, qui a été conclu aujourd'hui à la Conférence diplomatique d'Oslo. " C'est une victoire pour l'humanité. Ce traité prouve qu'il est possible, avec de la détermination et de la persévérance, d'améliorer considérablement le droit international humanitaire " , a déclaré Louise Doswald-Beck, chef de la délégation du CICR à la Conférence.

Le traité interdit sans équivoque l'emploi, la production, le stockage et le transfert des mines antipersonnel. Il exige la destruction des stocks dans un délai de quatre ans et l'enlèvement des mines déjà en place dans un délai de dix ans.

Depuis que le CICR a lancé, en février 1994, son appel pour une interdiction totale des mines antipersonnel, le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge tout entier s'est employé avec détermination à sensibiliser le public au problème des mines. Parallèlement, il a encouragé les milieux diplomatiques et militaires à tout faire pour parvenir à ce résultat historique. " Le Mouvement de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge ne ménagera aucun effort pour obtenir une ratification universelle de ce traité et garantir son entrée en vigueur le plus rapidement possible, afin de mettre enfin un terme aux souffrances horribles causées par les mines antipersonnel " , a ajouté Louise Doswald-Beck.

Le traité sera adopté formellemen t jeudi par la Conférence diplomatique d'Oslo et sera ouvert à la signature à Ottawa (Canada) les 3 et 4 décembre. La grande majorité des 106 États qui ont officiellement lancé ce processus à Bruxelles en juin 1997 devraient signer le traité, qui entrera en vigueur lorsque 40 États signataires l'auront ratifié. En attendant, les États devront néanmoins respecter les principales obligations qui en découlent.