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Timor-Ouest : une meilleure santé dans les camps grâce aux travaux d'assainissement

19-11-1999 Communiqué de presse 46

« Les conditions d'hygiène ne sont pas bonnes ici », explique le docteur Ilham Chaidin devant la tente qui abrite le poste de santé de la Croix-Rouge dans le camp de Haliulun pour personnes déplacées, près d'Atambua. Plus d'un millier de personnes vivent dans ce camp, dans des abris dont les murs sont faits de feuilles et de bambou et dont le toit consiste en bâches de plastique oranges ou bleues. « Mais il semble inutile, poursuit le médecin, de dire aux gens qu'il faut se laver les mains et laver leurs enfants si, de toute façon, il n'y a pas assez d'eau. »

Ça et là derrière les abris de fortune, de petits box sont composés de trois murs de bâches de plastique, de carton ou de feuilles. Ce sont les latrines creusées par les habitants du camp. À l'intérieur, il n'y a habituellement qu'un trou dans la terre, d'un ou deux mètres de profondeur. Jusqu'à dix familles utilisent une seule latrine.

Il y a un grand réservoir portable d'eau, de couleur bleue, près de la tente du docteur Chaidin : c'est la réserve d'eau du camp. Le réservoir peut contenir 4 000 litres d'eau, mais maintenant son couvercle est appuyé contre le mur d'une maison et il y a un seau par terre, à côté. Cela signifie qu'il n'y aura pas d'eau jusqu'au lendemain, quand arrivera le camion-citerne qui passe chaque jour. Selon les ingénieurs en eau et assainissement du CICR, il faut environ 24 000 litres d'eau par jour pour le camp,

« L'approvisionnement en eau potable et des installations sanitaires correctes sont ce qu'il y a de plus important après la nourriture et les abris », affirme Iyang Sukandar, de la Cr oix-Rouge indonésienne. Il précise qu'il y a une soixantaine de camps dans la région et que, dans beaucoup, la situation est pire qu'à Haliulun.

« Les installations sanitaires doivent être faites correctement pour éviter la propagation des maladies », explique Muziel Alzwar, l'ingénieur responsable du projet . « Dans certains des camps, les latrines sont trop proches des puits et, dans la plupart des cas, elles ne sont pas assez profondes. » Dans le camp de Haliulun, la Croix-Rouge a recruté des volontaires parmi les hommes les plus jeunes, pour creuser les latrines. « Cela les encourage de pouvoir faire quelque chose de ce genre, plutôt que de rester à ne rien faire toute la journée. »