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Sierra Leone : dégradation de la santé publique

16-07-1997 Communiqué de presse 97/27

La Croix-Rouge de Sierra Leone et le CICR ont ouvert le 7 juillet un nouveau poste de santé à Macauley, un quartier défavorisé du centre-ville de Freetown, la capitale de Sierra Leone. Les consultations, les traitements et les vaccinations de base pour les enfants (diphtérie, tétanos, polio, rougeole) y sont gratuits. Plusieurs milliers de personnes ont déjà été soignées dans quatre centres similaires, ouverts la semaine précédente dans l'ouest de Freetown. Le CICR maintient également une équipe chirurgicale à l'hôpital Netland de Freetown, où dix des 40 personnes blessées au cours des combats du week-end dernier ont été transférées.

Il reste encore quelques médicaments disponibles dans les pharmacies de la capitale sierra-léonienne, mais comme la plupart des salaires n'ont pas été payés depuis des mois, peu nombreux sont ceux qui ont les moyens de les acheter. De plus, avec la saison des pluies, on assiste à une multiplication des cas de paludisme, de dysenterie et d'affections respiratoires — maladies qui peuvent s'avérer mortelles si elles ne sont pas traitées.

Dans le reste du pays, la situation est tout aussi préoccupante. Les nombreux affrontements entre forces rivales le long des axes principaux rendent tout déplacement aléatoire. Depuis la ville de Kenema (sud-est), le CICR parvient encore à assister les hôpitaux et quelques centres de santé répartis dans les environs. Le jeudi 10 juillet, un avion affrété par le CICR a transporté 1,6 tonnes de médicaments pour alimenter la pharmacie de l'hôpital de Kenema.

L'insécurité qui préva ut actuellement dans plusieurs régions de Sierra Leone a des conséquences humanitaires dramatiques. Les récents déplacements de population provoqués par les combats posent non seulement des problèmes de santé mais aussi d'alimentation. En temps normal, la saison des pluies est la période de l'année la plus critique du point de vue nutritionnel. Avec la situation actuelle, qui a entraîné le départ de la plupart des organisations de secours alimentaires, la malnutrition risque d'augmenter de façon spectaculaire.