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Îles Salomon : la Croix-Rouge fait face à la crise à Guadalcanal

06-09-2000 Communiqué de presse 00/34

Le CICR mène actuellement dans les Îles Salomon une opération destinée à venir en aide aux déplacés internes, qui seraient au nombre de 5 100. Cette action a été lancée pour faire face aux conséquences d'une recrudescence des combats opposant la Malaitan Eagle Force (MEF) et l'Isatabu Freedom Movement (IFM). Au 31 août, quelque 2 400 personnes déplacées, sans abri en raison des événements dans plusieurs régions de la province de Guadalcanal, avaient reçu des secours non alimentaires dont elles avaient un urgent besoin, notamment des couvertures, des ustensiles de cuisine, des vêtements et des matériaux pour la construction d'abris.

Dans le cadre de cette opération de secours, quatre délégués du CICR – travaillant avec du personnel et des volontaires de la Croix-Rouge des Îles Salomon – ont assisté les populations déplacées à l'est et à l'ouest de la capitale, Honiara. Ils viennent maintenant en aide aux déplacés le long de la « Weather Coast » (côte du mauvais temps) de Guadalcanal, connue pour sa mer agitée. L'accès à ces régions n'est devenu possible que lorsque le CICR a pu affréter un navire de haute mer adéquat, le « Princess 2 », qui transporte depuis deux semaines des équipes de la Croix-Rouge et des secours.

Un chirurgien du CICR et une infirmière de la Croix-Rouge soignent les malades et les blessés à l'hôpital de Honiara ainsi que dans des dispensaires ruraux, tant dans les régions contrôlées par la MEF que dans celles tenues par le IFM. Les patients qui ne peuvent être soignés dans ces dispensaires ou dont l'état nécessite des interventions chirurgicales importantes sont évacués sur l'hôpital d'Honiara. Les besoins médicaux découlant du conflit ont entraîné un manque de personnel médical qualifié : outre le chirurgien du CICR, l'hôpital ne dispose que deux médecins stagiaires en mesure de pratiquer des opérations. En outre, les dispensaires ruraux, qui ont été coupés de leurs sources habituelles d'approvisionnement en matériel médical depuis le début du conflit, dépendent maintenant entièrement du CICR pour recevoir les médicaments de première nécessité.