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Insuffisance record des contributions au CICR

13-09-2000 Communiqué de presse 00/34

Genève (CICR) – Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a présenté aujourd'hui aux représentants des missions permanentes à Genève ses opérations de l'année 2000 ainsi que sa situation financière pour la même période. Il a annoncé qu'il avait besoin de contributions supplémentaires d'un montant record de 270 millions de francs suisses pour couvrir ses opérations pour l'année en cours, et a lancé un appel d'urgence renouvelé.

Cet appel d'urgence renouvelé pour l'année 2000 a été présenté par le directeur des opérations du CICR, Jean-Daniel Tauxe, qui a souligné que le budget global initial de l'institution pour ses opérations humanitaires dans le monde cette année avait atteint un montant record de 944 326 981 francs suisses. Toutefois, les contributions totales reçues et annoncées s'élèvent à 442 952 999 francs suisses, soit un niveau de financement similaire à celui des années précédentes à la même période. Les dépenses pour les opérations du CICR jusqu'à la fin de l'année sont actuellement estimées à 719 990 000 francs suisses, soit plus que jamais à la même époque. Par conséquent, les contributions reçues et annoncées couvrent actuellement 62% des dépenses prévues. Les 38% des dépenses qui restent à financer représentent un pourcentage significativement plus élevé que les années précédentes à la même période.

Le niveau élevé du budget et des dépenses du CICR cette année est en partie la conséquence directe du nombre de conflits et de situations de violence dans le monde. Le CICR est présent et actif dans une vingtaine de pays et régions où les conflits armés continuent à faire rage, ainsi que dans près de 40 autres où des situations explosives seraient susceptibles d'évoluer en conflits ouverts.

L'insuffisance des montants recueillis touche les opérations du CICR à tous les niveaux et n'est pas limitée à une région géographique donnée. Toutefois, quelques grandes opérations – en Afghanistan, au Rwanda, en République démocratique du Congo et en Yougoslavie notamment – se distinguent par le nombre de millions encore nécessaire. Cela s'explique en partie par le fait que les conflits dans ces pays se prolongent depuis de nombreuses années déjà et que les besoins humanitaires qui en découlent subsistent. Les fonds manquent aussi nettement pour les 21 délégations régionales du CICR. Celles-ci mènent des activités d'assistance et de protection dans des situations de conflit de moindre importance et, de plus, servent de système d'alerte précoce dans des régions où les conflits sont latents mais risquent d'éclater.

Le CICR mène toute une série d'activités humanitaires dans le monde. Il dispose de deux sortes de délégations :

- les délégations opérationnelles, qui apportent protection et assistance aux civils, aux personnes privées de liberté, aux malades et aux blessés, et mènent des activités préventives en leur faveur ;

- les délégations régionales, qui couvrent plusieurs pays et remplissent souvent le même rôle que les délégations opérationnelles mais dont les activités sont essentiellement préventives. Leur présence dans une région leur permet de servir de système d'alerte précoce et – grâce à un réseau de contacts diplomatiques auprès des autorités et de la société civile – crée les conditions propices au déploiement d'activités humanitaires.