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Colombie : une escorte vers la liberté...

13-11-1997 Communiqué de presse 97/45

La délégation du CICR en Colombie a facilité la libération de deux ingénieurs, séquestrés depuis plusieurs mois par des combattants de l'Armée de libération nationale  (Ejército de Liberaci ó n Nacional, ELN) , l'un des principaux groupes de guerilla du pays. Ces libérations, survenues le 9 novembre, ont respectivement eu lieu dans les départements d'Antioquia, dans le centre, et de Magdalena, dans le nord. Les deux hommes, un Norvégien de 47 ans et un Espagnol de 41 ans, avaient été capturés, le premier, le 21 février, et le second, le 27 juin de cette année.

Depuis quelques années, la prise d'otages est pratiquée par presque tous les acteurs du conflit colombien, et connaît un essor extrêmement inquiétant : au 15 octobre 1997, plus de 420 cas ont été enregistrés par la délégation du CICR à Bogotá, contre 273 cas pour toute l'année 1996.

La prise d'otages est une violation grave du droit international humanitaire, selon l'article 3 commun aux quatre Conventions de Genève. L'action du CICR déployée dans ce cas est strictement humanitaire. L'institution se limite à entrer en contact avec les preneurs d'otages, à permettre l'échange de messages Croix-Rouge entre les captifs et leurs familles ou leurs représentants, à pouvoir visiter les personnes retenues, à fournir des secours si nécessaire, enfin, le cas échéant, au moment de la libération, à assurer un soutien logistique.

Entre le 1er janvier et 1e 15 octobre 1997, le CICR a ainsi facilité la libération de 219 personnes sequestrées à travers le pays. Le CICR a par ailleurs coordonné la libération, le 15 juin, de 70 militaires qui avaient été privés de liberté par les Forces armées révolutionnaires colombiennes ( Fuerzas Armadas Revolucionarias de Colombia).  En ce qui concerne les deux ingénieurs qui viennent d'être libérés, le CICR n'a pas eu de contacts directs avec eux pendant leur captivité, mais il a pu néanmoins transmettre des messages familiaux et leur fournir des vêtements.