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De retour au Libéria, le CICR en appelle à une réflexion de fond

30-06-1996 Article, Revue internationale de la Croix-Rouge, 819

   Il n'incombe pas à la Revue de rendre compte de l'activité opérationnelle du CICR dans les différentes régions du monde. Les faits sont en constante évolution et les nouvelles - telles celles de presse - sont rapidement dépassées. Toutefois, la Revue souhaite reproduire de temps en temps un communiqué de presse publié par le CICR ou tout autre texte traitant d'une question opérationnelle dépassant l'intérêt immédiat ou ayant valeur d'exemple.  

     

Deux délégués du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) sont arrivés dimanche 21 avril à Monrovia à bord d'un hélicoptère chargé de matériel d'urgence en provenance de Freetown. La tâche principale de cette équipe, qui a passé la nuit en dehors du centre-ville, est de soutenir les efforts des volontaires de la Croix-Rouge du Libéria et d'évaluer les besoins humanitaires les plus urgents.

Dans la situation actuelle, il n'est pas prévu d'installer des délégués de façon permanente à Monrovia. Avec les employés libériens du CICR, et grâce aux véhicules qui ont pu être récupérés, la Croix-Rouge tentera d'évacuer des blessés vers les hôpitaux de la ville et de collecter les dizaines de cadavres qui jonchent les rues et représentent un risque sanitaire grave. Cette mission survient huit jours après le pillage des locaux de la délégation du CICR, dans le quartier de Mamba Point, qui avait provoqué le retrait des délégués, le 12 avril.
 

Le CICR considère qu'une action d'envergure, seule à même de répondre aux besoins act uels, ne pourra être menée que si la sécurité est assurée pour les victimes du conflit et les organisations humanitaires. En effet, les stocks, le matériel et les véhicules de ces dernières sont régulièrement et systématiquement pillés et contribuent ainsi à renforcer les moyens des factions en présence.

Alors qu'aucune souffrance ni humiliation n'ont été épargnées aux populations civiles depuis six ans, en particulier depuis le début des affrontements, le 6 avril 1996, le CICR estime qu'une réflexion de fond s'impose. Il en appelle donc à la communauté des États pour qu'elle prenne en compte la nature particulière de ce type de conflit dans la recherche urgente de solutions pour rétablir l'ordre et la stabilité.

  CICR  

  Communiqué de presse n° 96/15  

  22 avril 1996  




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