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Soudan : l'équipe du CICR est libérée

08-12-1996 Communiqué de presse 96/37

Genève (CICR) - C'est avec soulagement que le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) annonce la libération, le 8 décembre, de Maree Worthington, infirmière australienne, John Early, pilote américain, et Mohsin Raza, pilote kenyan, détenus depuis le 1er novembre au Sud-Soudan. Ils avaient été capturés après l'atterrissage de l'avion du CICR à Wunroc et étaient détenus par le commandant Kerubino, chef du groupe de Bahr-el-Ghazal de la SPLA.

Le CICR remercie les gouvernements des États-Unis d'Amérique, de l'Australie et du Kenya de l'appui qu'ils n'ont cessé de lui apporter tout au long de cette crise. Il tient particulièrement à souligner l'engagement personnel de Bill Richardson, député du Nouveau-Mexique, qui a entrepris cette mission humanitaire en qualité de membre de la Chambre des députés des États-Unis d'Amérique. Le CICR remercie également les autorités soudanaises de leur soutien actif.

Le vol avait été organisé pour ramener chez eux cinq patients soudanais qui, guéris, avaient pu quitter l'hôpital de Lokichokio (Kenya). Ces anciens patients sont toujours détenus par le commandant Kerubino. Le CICR les a visités plusieurs fois et continuera à faire tout son possible pour qu'ils soient autorisés à retourner dans leurs familles, qui vivent dans la région.

Dès que l'avion a été capturé, le CICR a entamé, en coopération avec le gouvernement soudanais, des négociations intensives avec le commandant Kerubino, qui, le 19 novembre, s'est engagé à libérer sans condition l'équipe du CICR dans les trois jours. Malheureusement, cet engagement n'a pas été respecté. Tandis que le CICR poursuivait s es démarches à Khartoum, la famille de John Early a fait appel au député américain Bill Richardson pour qu'il leur vienne en aide. Il a accepté de joindre ses efforts à ceux du CICR, qui essayait d'obtenir la libération de l'équipe, et s'est rendu à Khartoum et à Gogrial.

La combinaison de ces efforts a finalement abouti à la libération des trois personnes. Selon les premières informations, elles auraient été bien traitées pendant leur captivité, et leur état de santé serait satisfaisant. Le CICR partage la joie de leurs familles, qui retrouveront bientôt leurs proches.

Le CICR regrette vivement que cet incident ait complètement paralysé l'action humanitaire qu'il mène en faveur des nombreux Soudanais qui ont besoin de protection et d'assistance. Il devra maintenant examiner si les conditions nécessaires à la reprise de ses opérations pour venir en aide à toutes les victimes du conflit peuvent être remplies.